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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 23:46
Cela fait maintenant presque trois semaines que le Chili a élu son nouveau président, Sebastian Piñera. Et je n'ai pas écrit une ligne à ce sujet. Pourquoi? Parce que ledit président n'entrera en fonction qu'en mars, donc il y a le temps pour en parler. Et puis sitôt l'élection terminée, tout le monde est parti en vacances, et moi-même je vaquais à d'autres occupations. Mais passons, j'ai décidé qu'il était temps de sortir de mon mutisme.

Sebastian Piñera est souvent comparé à Silvio Berlusconi. Tous deux hommes de droite, ils ont amassé une grande fortune dans les affaires (Piñera est actionnaire principal de la compagnie aérienne Lan, du plus grand club de foot chilien et d'une chaîne de télé). Tous deux ont vu en la politique une sorte d'ultime challenge, et l'on pourrait dire que les deux y ont cherché une sorte de consécration.

Mais la comparaison s'arrête là. Berlusconi s'est allié à l'extrême-droite et a fait passer des lois aventageuses pour ses négoces. Piñera, lui, a promis qu'aucun ancien ministre de la dictature de Pinochet ferait partie de son gouvernement, et il s'est engagé à vendre toutes ses actions. Bon, il y a de fortes chances que ca reste en famille, mais au moins il fait preuve d'intégrité. J'ai aussi l'impression que pour Berlusconi, la consécration consistait à arriver au sommet. Piñera a vraiment le désir de changer et de "faire les choses bien", sans quoi il ne considérera pas avoir atteint cette fameuse consécration. Ceci dit, il a déjà la satisfaction de mettre fin à vingt ans de règne de la coalition de centre-gauche qui gouverne le Chili depuis la chute de Pinochet.

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Comment Piñera agira-t-il une fois au pouvoir? Je ne me livrerai à aucun pronostic. Mais j'ai peur qu'il oublie un peu vite son programme social et fasse des ponts d'or à ses copains capitalistes. Comme un certain Nicolas. Oui, selon moi, Piñera s'apparente plus à Sarkozy. Comme lui, il risque d'avoir une politique très capitaliste, et souhaite renforcer la lutte contre la délinquance (au prix de quelles entraves à la liberté individuelle? c'est bien cela qui inquiète ses détracteurs). Comme lui, il a annoncé qu'il souhaiterait intégrer des personnalités de gauche et du centre dans son gouvernement. Et ca, c'est très intéressant, dans un pays où le clivage droite-gauche est très marqué (en gros, il divise les ex-pinochétistes à droite et les opposants à la dictature de l'autre côté).

En France, Nicolas Sarkozy a non seulement réussi à intégrer des personnalités de gauche dans son gouvernement et faire en sorte que cela fonctionne, mais il a aussi durablement affaibli l'opposition, désemparée face à cette "trahison" de quelques membres historiques et qui ne sait plus trop sur quel pied danser. Très vicelard, comme stratégie. Plus que l'esprit d'ouverture, je soupconne que c'est cette possibilité de faire vaciller l'opposition qui a motivé Piñera à imiter Sarkozy. Mais laissons-lui pour l'instant le bénéfice du doute.

Si Sebastian Piñera réussit à ouvrir son gouvernement à gauche, ce sera de toute facon une grande victoire pour lui. Soit une victoire de la démocratie et de l'ouverture, signifiant que la droite a définitivement tiré un trait sur la sombre époque de la dictature; soit une victoire de la droite face à l'opposition, qui se retrouverait profondément démobilisée si certains cadres acceptaient l'offre du nouveau président. J'espère profondément que la première option l'emportera. Sans trop y croire...

Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Libre pensée politique
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 19:06
Il est important d'être toujours rassasié. Ainsi, impossible de vous faire avaler des couleuvres.
Par @tom - Publié dans : Pensées du jour
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 13:07
Un seul hêtre vous manque et tout est des peupliers
Par @tom - Publié dans : Pensées du jour
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 23:45
Comme il est de coutume sur ce blog, pas de voeux de bonne année. C'est pas le genre de la maison. Tout ca c'est du vent, ou de l'hypocrisie, dans la majorité des cas. Bonne gueule de la bois de la rentrée, ca oui c'est réaliste. Et sincèrement compatissant, aussi.

Les bonnes résolutions aussi, c'est hypocrite. C'est comme les promesses électorales. Ca dure jusqu'au 5 janvier et puis c'est fini. Moi par exemple, j'ai résolu de reprendre l'aviron (entre autres choses). Bon, on est le 5 janvier, je n'ai pas encore fait l'ombre d'un mouvement pour mettre ma résolution en application.

Concernant ce blog au design inachevé et à la publication de moins en moins fréquente, je n'ai pris aucune résolution. Mais il est bien possible que 2010 soit le champ du cygne pour cet espace vieux de plus de trois ans. Je pense quitter le Chili à la fin de l'année, et tourner la page de Vusurlemonde par la même occasion. Mais bon, rien n'est encore arrêté. D'ici là, il me reste encore pas mal de choses à raconter, chroniquer, critiquer, commenter... à bloguer, quoi!
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 17:06
Je me rends compte que dans mon dernier post sur les élections, je n'ai parlé que d'un thème anecdotique (l'affichage), laissant totalement de côté le sujet principal. Nous y revoilà donc!

A l'origine, ils étaient quatre. Deux dinosaires de la politique chilienne (Jorge Arrate, vétéran communiste; Eduardo Frei, démocrate-chrétien qui fut déjà président du pays), une version locale de Berlusconi (Sebastian Pinera, l'un des hommes les plus riches du Chili, actionnaire principal de la compagnie aérienne nationale et d'un canal de télévision, entre autres, candidat de l'Alianza de droite), et un jeune loup dissident aux dent qui rayent le parquet (Marco Enriquez-Ominami, fils de sénateur socialiste).

candidats
J'ai suivi dans l'intégralité un débat télévisé entre les quatre mousquetaires. Et j'ai eu l'occasion, ensuite, d'en discuter avec des amis et certains collègues de Global Inc. Et c'est là que ca devient intéressant. Car la plupart de mes collègues, comme la grande majorité des classes moyennes-superieures au Chili, roule pour la droite. Or presque tous s'accordaient à dire que durant les débats, celui qui apparaissait le plus sincère, qui exposait le mieux ses idées, c'était... Arrate, le candidat du PC. "Oui, mais il est communiste!" Sous-entendu, on ne peut pas se fier aux communistes, c'est la peste.

Et là, je reste circonspect. Je peux comprendre que les générations qui ont connu le régime social-communiste d'Allende en veulent à vie aux communistes. A cause de sa politique, ou bien parce que c'est le social-communiste qui a abouti à la dictature. Mais que des gens de 25-30 ans, qui pour la plupart connaissent la politique à peu près aussi bien que la physique quantique, fassent preuve d'un tel rejet envers Arrate juste parce qu'il est rouge, ca me dépasse. S'il paraît le plus sincère, avec des idées intéressantes, pourquoi lui jeter aveuglément la pierre à cause de préjugés anti-coco vieux de 35 ans?

Décidément, la fracture droite-gauche reste encore très vivace même parmi les jeunes générations, bien qu'entièrement basée sur de l'histoire ancienne. Et avec une telle fermeture d'esprit, il sera difficile de faire changer les mentalités. D'autant plus que la jeunesse chilienne rejette de plus en plus la politique en général. Un seul chiffre: les 18-30 ans ne représentent que 9,2% des citoyens ayant défilé aux urnes dimanche, selon les estimations officielles. Or ces mêmes 18-30 ans constituent près de 25% de la population apte à voter.

Il faut dire à leur décharge qu'une loi stupide oblige les citoyens, une fois inscrits sur les listes électorales, à aller voter à chaque élection, sous peine d'amendes. Cette loi, censée faire augmenter le taux de participation, a l'effet inverse: de plus en plus de jeunes en âge de voter ne sont tout simplement pas inscrits. Personnellement, j'estime que dans une démocratie, on devrait avoir le droit de choisir si l'on veut ou non voter. Ca me semble... démocratique!

Bon... au final, je suis encore passé à côté du sujet principal. Zut! En même temps, je ne suis pas sûr d'avoir envie de m'étendre (et encore moins que mes quelques fidèles aient envie que je m'étende) sur le programme de chaque candidat. Donc je vais m'en passer. Je vais juste vous dire qu'il reste deux finalistes pour le deuxième tour: Frei pour le centre-gauche, Pinera pour la droite. Verdict début janvier.
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Libre pensée politique
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