Dimanche 31 août 2008
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DANS LES MEANDRES DE L'ECRITURE
AUTOMATIQUE
Et si la chèvre était brune? D'un sèche-linge elle n'en verrait pas les prunes. Le
tire-bouchon fantastique ayant remplacé la cantatrice chauve, le perroquet humait son cigare avec modération. Toujours avec la commissure des lèvres bouchée par l'escarpin de Mme Suzac. C'est un
roc, c'est un pic, c'est un dictateur guitariste et éructomane qui a constitué la dernière collection de médailles suisses chez le boucher. Bachibouzouks et sacs de boudins, tiens v'la un marin
et pas qu'un péquin. Imbroglio de bijoux nymphomanes dans la suite Crique du Carlton, enlacés en noeud de marin contre le cou de Trafalgar Square. Zirconium et cryptonite, nous voilà! C'est la
flûte finale, tralala! et Georges Marchais est content. Et vive Rantanplan!
Qu'est-ce que ça fait du bien d'écrire n'importe quoi!
Je vous promets des articles plus sérieux et intéressants une fois de retour au Chili.
Vendredi 8 août 2008
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DANS UN MONDE TROP BEAU POUR ETRE VRAI
Je viens de regarder, presque en entier, la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. Les Chinois nous en ont mis plein la vue, avec un spectacle
visuellement impressionant, impecccable de coordination. Mais, comme tout bon Gaulois qui se respecte, je ne peux pas m'empêcher d'exercer mon oeil critique.
La cérémonie d'ouverture des JO, c'est un peu comme Miss France: c'est Disneyland. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, c'est farci de bons
sentiments comme un chou à la crème, oh regardez ces enfants qui dessinent qu'ils sont mignons, c'est notre espoir d'un futur meilleur, blablabla. Moi, quand j'ai vu apparaître la colombe de la
paix dessinée par des dizaines de Chinois strictement en ordre, ça m'a fait ricaner... jaune.
Quand j'ai vu, lors du défilé des sportifs, que Taiwan concourrait sous le nom de "Chine Taipei", manière diplomatique de dire qu'ils sont indépendants mais
appartiennent quand même à la Chine, j'ai sourcillé. Bon, le public a ovationné la délégation, c'était bon enfant.
Quand j'ai vu que le drapeau allait être hissé par des militaires aux mouvements aussi rigides que des automates parfaitement huilés, ça m'a raidi. Ca, plus la foule de danseurs chinois en rangs
très ordonnés tout le long du spectacle d'ouverture, ça m'a un peu fait penser au IIIe Reich.
(La photo ci-dessus a été prise lors d'une manifestation pré-olympique, mais bon, ça donne une idée.)
Quand j'ai entendu le discours officiel parlant de Jeux "verts", alors là ça ne m'a plus fait rire du tout. Quand on sait que Pékin est une ville très polluée, et que les athlètes eux-mêmes se plaignent de la qualité de l'air, c'est se moquer du monde.
Et quand j'ai vu que le slogan de ces Jeux est "One world, one dream", je me suis dit que c'était bien choisi. Parce que tous ces bons sentiments finalement très hypocrites, ça reste un rêve, effectivement. Et les pays dits du Tiers-Monde qui continuent à défiler en costume traditionnel pour mettre en avant leur culture, au final, ne font
qu'entretenir les vieux clichés et la réputation de monde "sous-développé", devant les téléspectateurs du monde entier. Je ne dis pas qu'ils devraient défiler en Armani, mais bon...
Pour l'anecdote, il y avait environ 90 chefs d'Etat présents dans le stade qui cautionnaient tout ça. La télé en a montré quelques-uns, au moment du passage de leurs athlètes nationaux. Mais le
seul que l'on a montré avant même que passe sa délégation, (en dehors du président chinois, évidemment) c'est... notre Iznogoud national. A mon avis, le
cameraman cherchait la Carla. Il a déchanté.
Lundi 9 juin 2008
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DANS UN MONDE OÙ LA DIPLOMATIE BAT DE L'AILE (D'AVION
DE CHASSE)
Dans le cadre de mon travail à Global Inc, je suis amené à suivre assidûment l'actualité en Inde. Et l'autre jour, en lisant les déclarations de l'Iznogoud W. des Etats-Unis, je suis resté Bush
bée. Dans son style cavalier, le président états-unien a accusé l'Inde d'être coupable de la hausse mondiale des prix du pétrole et de la nourriture, rien que ça. Et dans la même journée, il a
fermement prié le gouvernement indien de signer un traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Ca c'est de la diplomatie, coco! Imagine, ça revient a dire: "Salut! Tu es la cause de tous nos maux, alors pour te faire pardonner, ce serait sympa que tu nous laisses faire du business chez toi sans nous taxer". Faut dire que le marché
indien, c'est juteux comme du darjeeling premium.
J'imagine Iznogoud W. en conversation privée avec les membres de son cabinet à la Maison-qui-n'a-de-blanche-que-le-nom. Ca devait donner à peu près: "ces fucking Indiens, c'est leur faute si les
prix du pétrole et de la nourriture montent autant. Et en plus ces salauds ils nous font payer des fucking taxes pour faire du business chez eux." Mais on ne fucke
pas l'Amérique d'Iznogoud W. Alors, avec toute la finesse Iznogoudienne, W. a fait ces belles déclarations consécutives, dignes d'un Lagaffe de la politique. Et, ô surprise! il n'a pas
obtenu la réponse du gouvernement indien. Et bien devinez quoi? il a eu le toupet d'insister, le balourd. Sans résultat.
Heureusement que l'Iznogoud va laisser sa place bientôt, sinon il aurait été capable de chercher un prétexte pour faire la guerre aux vilains Indiens, comme dans son bon vieux Far West
d'autrefois! Ce serait pas compliqué: l'Inde a un gouvernement socialo-communiste, déjà c'est suspect. Alors il suffirait d'expliquer au bon peuple
états-unien que le nord de l'Inde communique avec le Pakistan par les montagnes. Montagnes qui sont remplies de terroristes islamistes. Et que les méchants communistes de Delhi les laisseraient
entrer en territoire indien. CQFD! y'a plus qu'à envoyer les troopers. Put... j'aurais dû travailler pour l'administration Bush moi!
Samedi 17 mai 2008
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DANS UN MONDE SANS ENERGIE
On le sait, il faut économiser de l’énergie, économiser le pétrole. Il faut développer
les transports en commun, mais tout en se gardant d’augmenter le prix des billets, malgré la hausse des cours du brut. Le problème est complexe, et c’est tous ensemble qu’il faut se retrousser
les manches.Voici une idée tout simplement révolutionnaire: le train à vélo, ou TAV.
Le principe est tout simple: au lieu de sièges plus ou moins confortables, les passagers trouveront des selles et des guidons, et on les fera pédaler pour contribuer
à faire avancer le train (sauf en côte, faut pas abuser quand même!), qui utilisera ainsi moins d'électricité ou de pétrole pour avancer. Et on économisera de l'énergie.
Le billet sera à moitié prix pour les pédaleurs, mais plein tarif pour les papys-mamies, les bébés et les handicapés, c’est-à-dire tous ceux qui ne peuvent
pas pédaler, bien évidemment.
Les contrôleurs, en plus de vérifier les billets, devront s'assurer que les passagers-pédaleurs effectuent suffisamment d'efforts, sinon ils devront payer la
deuxième moitié du billet. En cas de résistance des pédaleurs récalcitrants, les contrôleurs auront le droit d'utiliser des flashballs.
Afin de promouvoir cette idée, on pourrait faire appel à d’anciens coureurs cyclistes populaires comme Richard Virenque ou Laurent Jalabert, que l’on montrerait assis sur leur selle de train,
sourire aux lèvres. Et pour inciter les moins jeunes à s’y mettre aussi, on pourrait faire une campagne télé, intitulée «Bougez-vous le train», avec
l’inoxydable Poupou.
On insisterait sur le côté participatif, citoyen et démocratique du TAV: en plus d’être éco-responsables, les passagers-pédaleurs seront tous sur une pédale
d’égalité: chômeur ou cadre sup’, chacun devra mouiller sa chemise.
Alors, elle vous plaît, mon idée?
Lundi 21 avril 2008
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DANS LE MONDE
INTERIEUR
"J'ai chaud. Il fait noir. C'est douillet. Je me sens bien. J'étouffe, mais je me sens bien. L'obscurité me rassure. J'ai peur de la lumière. La lumière signifie que je dois partir. Partir en
laissant tout derrière moi. Je suis forcé, on me force, quelqu'un que je ne connais pas me force à abandonner. C'est Dieu. Dieu s'agrippe à ma tête et la tire vers sa lumière. Mais je ne veux
pas, moi! Ici il fait noir et c'est douillet. Certes ce n'est pas bien spatieux mais ça me convient, moi! Je ne veux pas! Je suis claustrophobe, j'ai peur d'être enfermé dehors, au secours,
emprisonné dans la lumière, à l'aide! Personne ne m'aide.
La lumière se fait de plus en plus intense, je ne vois plus rien. J'ai peur du jour! Mes yeux me brûlent! Je
pleure! Arrêtez! Je pleure parce que j'ai peur du jour et en plus il me fait mal à la tête ce con de dieu! Espèce de lâche, déguisé en lumière, je ne peux te voir, et en plus de ça tu éprouves un
malin plaisir à me torturer ainsi, à me forcer contre mon gré à quitter pour toujours mon domicile? Quel genre de dieu es-tu?
Tout est de couleur lumière ici. La lumière c'est le néant, je ne peux pas la toucher, je ne peux pas la palper, la
sentir, rien.
Mes pieds tentent de s'accrocher à ce petit noir douillet, mais déjà c'est trop tard. La main de Dieu enserre ma
tête et mes petits doigts sont bien trop faible pour ôter cet infâme étau de mon crâne.
Ça y est, il n'y a plus de noir douillet. Jamais plus. Je suis entouré de jour, au secours, j'ai mal, je pleure, je
respire. Maman."
J'ai trouvé ce joli texte de
Chako noir sur le site des Intermittents de Coulisses, un nouveau blog où je vais me rendre souvent je crois. Pour lire la suite, c'est par ici. Et
j'en profite pour tirer à l'auteur un coup de chako!