Lundi 3 décembre 2007
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18:48
A l'instar de plusieurs blogs de fille comme celui de Vicky ou celui du Pot de fleur, j'ai décidé, moi aussi, de faire ma liste du lundi. Pourquoi une
liste? Parce que j'ai plusieurs choses très différentes (et intéressantes) à raconter, et toutes sont courtes. Alors autant les mettre toutes à la suite.
- Pendant deux jours, on a parlé des violences en France à la télé chilienne. Je crois qu’ils ont cru que les «échaufourrées» de 2005 allaient se
répéter. Maintenant, plein de Chiliens pensent que Paris, et la France par extension, est un endroit où il ne fait pas bon se promener. C’est malin! Ceci dit, il me semble avoir déjà écrit que je
me sens plus en sécurité dans le centre de Valparaiso (pourtant pauvre et sale) ou à Santiago que dans bien des endroits de Paris ou de France.
- Mes démarches avancent! Après être passé par les sinueux méandres de l'administration, j'ai enfin reçu mon RUT, ma petite carte
avec numéro d’identification du service des impôts. J'ai ensuite obtenu ma carte de permis de travail provisoire, qui m’autorise à exercer n’importe quel activité professionnelle. Je travaille de
manière légale depuis octobre, mais je n'avais pas encore reçu les papiers. Maintenant, il me reste à attendre jusqu’au mois de mars pour que mon
dossier de demande de résidence en tant qu’investisseur-travailleur indépendant soit finalisé. Là, il me faudra encore faire des démarches auprès de l’état-civil et de la police internationale,
et surtout auprès du service des impôts, accompagné d’un comptable. Et une fois que ce sera fait, je serai tranquille pour un an, soit jusqu’à mars 2009.
- Je viens de me faire piquer par un moustique.
- Le Téléthon chilien à eu lieu vendredi et samedi dernier. J'avais parlé samedi de cette prostituée qui avait soulevé la polémique
parce qu'elle voulait vendre son corps au profit du Téléthon. Personnellement, il y a quelque chose qui me scandalise plus. Ripley, l'une des trois principales chaînes de grands magasins du
Chili, a trouvé un système machiavélique: si, durant les 20 premières heures du Téléthon, 70.000 achats étaient effectués dans tous les Ripley du
pays, l'entreprise s'engageait à reverser 250 millions de pesos (environ 370.000 euros). Evidemment, vous vous doutez que samedi, les magasins de la marque étaient bondés. Car, je l'ai déjà dit,
le Téléthon est un phénomène de société au Chili.
70.000 achats, c'est énorme, et je ne suis pas certain qu'ils aient réellement atteint ce chiffre. Quoiqu'il en soit, c'est forcément une bonne affaire pour Ripley. D'une part, ça fait moins de
clients pour les concurrents. D'autre part, l'entreprise peut offrir un gros chèque au Téléthon (bon pour l'image, ça!) sans se ruiner. Si l'on divise 250 millions de pesos par 70.000 achats, on
se rend compte que pour que Ripley rentre dans ces frais, il suffisait d'un achat moyen de 3572 pesos, environ... 5 euros. On imagine facilement que les clients auront effectué un achat moyen
bien plus élevé. Evidemment le calcul est simpliste, puisqu'il ne prend pas en compte les coûts de fonctionnement du magasin, le salaire des employés, etc. Mais on se rend compte quand même que
dans cette affaire, Ripley a tout à gagner. Le Téléthon aussi, heureusement!
- Je viens de me faire piquer par un moustique (bis).
- Et n'oubliez de jouer à la devinette de jeudi.
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Samedi 1 décembre 2007
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10:47
Elle a fait la Une des tabloïds chiliens ces dernier jours. Maria Carolina, une jolie brune de Santiago, se propose de vendre son corps pendant les 27 heures que dure le Téléthon, ce week-end au Chili. Traduisez: récolter de l'argent en faisant l'amour 27 heures durant! Car Maria
Carolina est une prostituée de luxe, connue pour être passée plusieurs fois à la télé. Et au tarif qu'elle prend (quelque chose comme 150 euros de l'heure), ce serait du pain béni.
Mais Don Francisco, le patron du Téléthon chilien, véritable phénomène de société et de télévision, a déclaré que c’est moralement inacceptable. Il ne peut accepter que de l’argent issu de la prostitution, donc «sale et illégal» selon lui, soit versé à la fondation.
C’est ballot, Maria Carolina aurait très bien pu ne rien annoncer et verser l’argent récolté pendant ces 27 heures de travail au Téléthon, anonymement. Mais cette grand-messe télévisuelle est
tellement médiatique au Chili que tout le monde en profite pour faire sa promo. Les grandes entreprises le font en apportant leurs ridicules chèques
de deux mètres de large à l’heure du prime-time, pour bien montrer comment elles sont généreuse. Pourquoi une travailleuse du sexe ne ferait-elle pas de même?
Je crois qu’il y a beaucoup d’hypocrisie derrière tout ça, de la pudibonderie aussi. Mais le Chili reste un pays conservateur, et le Téléthon est un événement tellement important et fédérateur
(une semaine à l'avance, les gens peinturlurent les vitres de leur voiture avec les slogans de l'émission; les six chaînes de télé la diffusent en intégralité; les dons par personne sont plus
importants qu'en France...) que l'on peut comprendre la volonté de ne pas choquer. Mais les enfants malades, eux, je suis sûr qu’ils préfèreraient recevoir cet
argent pour leurs soins, peu importe d’où il vient. Pas vrai?
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Mardi 20 novembre 2007
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19:59
Vous aurez trouvé (je suppose!) en voyant la photo la réponse à la devinette: ces drôles de paniers en fer forgé ne sont ni des
paniers de basket artisanaux, ni des boîtes à colis, ni des abris pour les petits oiseaux. Ce sont des poubelles.
Il y a très peu de conteneurs individuels en plastique comme les nôtres au Chili. On peut donc acheter des paniers percés de ce type dans les magasins type Mr. Bricomachin, ou les faire soi-même.
Ce qui explique la grande diversité de modèles que l'on peut voir dans les rues, en y prêtant attention. Personnellement je trouve ça plus agréable
que nos poubelles à nous.
Quant à ceux qui n'ont pas de poubelles, ils attachent généralement les sacs de déchets aux branches d'arbre, ou au grillage de leur maison, pour
éviter que les chiens errants en quête de nourriture ne les éventrent. Ce qui, malheureusement pour nos nez, arrive fréquemment. Mais tant mieux pour les toutous!
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Lundi 19 novembre 2007
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20:31
Mille pesos (1,50 euro). C’est le budget que les députés chiliens ont voté pour financer le Transantiago. Oui oui, vous avez bien lu, 1.000 pesos pour financer jusqu’à avril prochain le fonctionnement du réseau de bus de Santiago. Ca devait arriver, tant le système est un foirage total qui a
déjà coûté des milliards (de trop) et la tête de plusieurs ministres. Mais là, on frise quand même le ridicule. Imaginez si la RATP devait fonctionner pendant quatre mois avec un budget d'1,50
euro...
Tout ça à cause d'un groupe de députés centristes, officiellement alliés à la gauche (leur parti a plusieurs ministres), qui ont rejeté le
projet de loi de finances du gouvernement, avec la droite. N’oublions pas que même s’il n’est jamais pouvoir, c’est toujours le centre qui fait pencher la
balance d’un côté ou de l’autre.
Ca sent le retournement de veste mesquin, car à cause de ce même Transantiago, la droite remonte dans les sondages. Et donc, en vue des
prochaines échéances électorales, il serait peut-être judicieux de virer de bord. Mais, coquin de sort! A l’instar d’un certain François B., les centristes
dissidents se tirent une balle dans le pied. Car les Chiliens ne sont pas stupides, et ils savent que malgré tous ses défauts, le Transantiago a besoin de l’argent de l’Etat. Ce
qui risque donc d’arriver aux députés adeptes du retournage de veste, c’est que les électeurs les accusent de mettre des bâtons dans les roues du système de bus, et que ça leur retombe sur le
dos. Et qu’au final, ce soient eux, les centristes dissidents, qui s'en prennent une (de veste).
Et puis tiens, un sondage publié hier au Chili conclut que seulement 12% des sondés disent faire confiance
aux partis politiques. Etonnant, non? Les pompiers et les policiers, eux, gardent une cote de popularité à rendre notre Iznogoud vert de jalousie.
*Hallali: Cri des chasseurs ou sonnerie de la trompette annonçant que le
cerf est aux abois. Dans le cas présent, ce sont les chevaux-moteurs qui sont aux abois.
Et puisque personne n'a trouvé la réponse à la devinette, je ne la donnerai que mardi soir. En attendant, vous pouvez rejouer! Le
premier à donner la bonne réponse recevra par e-mail un peu de musique chilienne...
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Dimanche 18 novembre 2007
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12:13
C'est nouveau ça vient de sortir, une célèbre marque de soda envahit le métro de Valparaiso. C'est
systématique: dès que vous le prenez, en plus des habituels vendeurs de journaux, il y a maintenant de jeunes garçons qui se balladent avec une glacière en bandoulière estampillée caca-cola.
Comme ils sont payés au lance-canette, certains se contentent juste de rester là sans bouger, debout au milieu d'une rame. Mais la plupart font du zèle et passent quatre ou cinq fois dans le même
wagon en criant "boissons, caca-cola!" Qu'est-ce que ça m'énerve! En même temps je les plains, les pauvres, c'est ingrat comme boulot.
C'est tout pout aujourd'hui, la connection Internet est en rade. N'oubliez pas de jouer à la devinette, réponse demain
soir.
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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