Vendredi 16 novembre 2007
5
16
/11
/Nov
/2007
16:15
Pouvez-vous me dire ce qu'est ceci? (toutes les personnes qui ont voyagé au Chili n'ont pas le droit de jouer, évidemment! déjà que c'est facile comme
question!) Faites vos propositions en commentaires. La réponse lundi...
Par @tom
-
Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
-
10
Mercredi 14 novembre 2007
3
14
/11
/Nov
/2007
21:59
Vous le savez sans doute, un séisme de forte magnitude a secoué le nord du Chili ce midi, près d'Antofagasta. Une secousse d'une quarantaine de
secondes, de degré 7,7 sur l'échelle de Richter. Pour l'instant, on compte deux morts, deux blessés graves et une cinquantaine de blessés légers. Les dégâts matériels sont importants, mais comme
l'épicentre du séisme a eu lieu dans le désert d'Atacama, seuls deux villages ont été sévèrement touchés. C'est donc nettement moins grave que le
séisme qu'a subi le sud du Pérou en août dernier (alors que la magnitude est comparable).
A ceux qui s'en inquièteraient, je vais bien, merci! Valparaiso se trouve à environ 1500 kilomètres de l'épicentre, donc ici on n'a presque rien
senti (d'ailleurs moi je n'ai rien remarqué du tout).
Par @tom
-
Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
4
Mardi 13 novembre 2007
2
13
/11
/Nov
/2007
19:10
Vous connaissez cet album d’Astérix où Obélix et lui passent des heures dans les bureaux de l’administration romaine, renvoyés d’étage en étage, de
bureau en bureau, de secrétaire à secrétaire? C’est exactement ce qui m’arrive en ce moment. Je suis en plein « tramites », c’est-à-dire en pleines
démarches administratives pour régulariser ma petite entreprise. On se plaint souvent de la bureaucratie française, et bien je peux vous dire qu’ici, ça bat tous nos records! Bien que cela fait
plus d’un an que je vis au Chili, je n’ai toujours qu’un visa de touriste. Comme je veux travailler de manière légale, et à mon compte, j’ai besoin d’un visa d’investisseur. Et c’est un vrai
parcours du combattu!
Il faut d’abord aller dans les bureaux de l’Extranjeria à Valparaiso, qui délivre les visas. On y fait la queue pendant une heure, pour finalement
s’entendre dire: il faut que vous redescendiez à l’accueil pour prendre rendez-vous. Bon, redescendons. Pas possible d’obtenir un rendez-vous avant cinq semaines. Re-bon. L’avantage, c’est que ça
laisse du temps pour réunir les papiers demandés.
Dans la foulée, allons au service des impôts, à deux pas de là, pour s’inscrire comme investisseur étranger et obtenir un RUT provisoire, le numéro
d’identité de ma future entreprise (en France, ce serait un numéro SIRET). Je fais la queue une demi-heure, et rebelote, on me renvoie à l’accueil pour que je remplisse un formulaire. Bon,
remplissons. Une fois le papier rempli, re-queue. J’arrive au guichet, l’employée examine le papier, et la sentence tombe: « Ah mais ça va pas, comme vous habitez à Quilpué, il faut que vous
alliez au service des impôts de Villa Alemana ».
La poisse! Villa Alemana, c’est exactement à l’autre bout de l’agglomération de Valparaiso-Vina del Mar, à presque 30 kilomètres de là. Bon, on va y
aller demain. Là, je suis un peu à bout de patience.
Villa Alemana, service des impôts. Après près de deux heures d’attente (heureusement j’avais un bouquin!) c’est enfin mon tour. J’obtiens sans
problème un RUT provisoire. Il faudra patienter cinq à six semaines pour obtenir la petite carte officielle, mais avec ce papier, je peux continuer toutes mes démarches. Chouette!
Maintenant, il faut aller à la banque pour ouvrir un compte. Ah oui, mais à la banque, on me demande une « cedula de identidad » (la carte d’identité
chilienne, également appelée RUT). Mais on m’a dit qu’avec le RUT provisoire que je viens d’obtenir et mon passeport, ça suffisait. Peut-être, mais pas dans cette banque-là, il faut aller au
Banco de Estado (l’équivalent de la Banque de France).
Bon, allons au Banco de Estado. Pour assurer mes arrières, je demande à Bertrand, qui a effectué les mêmes démarches il y a un an, de
m’accompagner. On arrive à la banque, un conseiller nous reçoit. Commence par dire que c’est pas possible. Bertrand intervient, explique que l’an
passé il a pu ouvrir un compte juste avec son passeport et son RUT provisoire. L’employé part se renseigner. Il finit par nous envoyer à son chef. Bis repetita avec le chef, qui finit par nous
montrer une circulaire interne stipulant qu’il n’est plus possible pour les étrangers d’ouvrir un compte sans cette foutue « cedula de identidad », que le numéro de RUT provisoire ne suffit pas.
On a beau insister et faire les yeux doux, il a beau être de bonne volonté, pas moyen. En dernier recours, il appelle grand-chef à Santiago. Grand-chef réfléchit, examine le dossier: « Je suis
désolé, ça va pas être possible ».
Résumons: pour que l’Extranjeria me délivre un visa, il me faut un compte en banque. Mais pour ouvrir un compte, il me faut la « cedula de identidad ». Mais pour obtenir la « cedula de identidad
», il me faut un visa. Mais pour obtenir un visa, il faut… Euh… comment on fait là? C'est un cercle vicieux sans fin!
Bon, je n’ai plus qu’à patienter et attendre de recevoir mon RUT officiel du service des impôts et retourner à la banque. Ah oui mais zut! Il arrivera après mon rendez-vous à l’Extranjeria, donc
il faudra que je reprenne rendez-vous chez eux, il va encore falloir patienter cinq semaines de plus… Et puis avec cette nouvelle circulaire pour les
banques, il n’est pas sûr que ça fonctionne. Car le RUT que j’obtiendrai sera certes une « cedula de identidad », mais ce sera en réalité la carte d’identité de l’entreprise, pas la mienne… Je
croise les doigts!
Et puis après, une fois que mon dossier sera complet à l’Extranjeria et qu’ils m’auront délivré mon visa provisoire de résidence, il faudra aller me faire enregistrer à la Police internationale, puis à l’Etat-civil, à Quilpué cette fois-ci. Et puis après…
Bon j’arrête là, c’est déjà pas mal si vous avez réussi à suivre jusqu’ici!
Par @tom
-
Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
6
Vendredi 9 novembre 2007
5
09
/11
/Nov
/2007
06:00
Une soldate de l'Armada chilienne à poil sur Internet, ça fait pas sérieux. Cette semaine, une jeune femme l'a appris à ses dépends. Prise en photo
nue par son copain, cette jolie lieutenant a ensuite diffusé ces images sur Internet. Ses supérieurs en ont eu vent (ou l'un d'entre eux l'aurait-il vu par hasard sur ordinateur personnel?) et
la pauvre militaire exhibitionniste a dû rendre uniforme et insignes. Virée de l'armée. En janvier, aux Etats-Unis, il est arrivé la même mésaventure
à une sergent qui avait posé pour Playboy. Je me demande ce qui serait passé dans l'armée française. Bridget, si tu passes par ici, pourrais-tu demander à ton militaire préféré?
Cette anecdote est assez révélatrice sur la rigidité et le conversatisme des Chiliens en ce qui concerne la sexualité. Mais il y a pire.
Il y a quelques mois, le Chili a adopté une loi autorisant la vente libre de la pilule du lendemain dans les pharmacies. Et bien la pilule ne passe toujours pas. Une commission gouvernementale a
constaté que bon nombre d'officines ne proposent pas ledit mécidament aux clients. Soi-disant à cause de problèmes d'approvisionnement. Ce serait
crédible si la loi avait été votée il y a deux semaines, mais ça fait plusieurs mois que ça dure. Et je me rappelle qu'avant mon retour en France, on avait déjà constaté que ces fameuses pilules
étaient introuvables dans de nombreuses pharmacies. Et que le gouvernement avait, déjà, sermonné les patrons pour qu'il délivrent ces satanées pilules. La mauvaise foi, ça se soigne plus
difficilement qu'un mal de gorge!
En même temps, je suis favorable à la désobéissance civique quand j'estime que nos dirigeants prennent des mesures mauvaises et commettent des
erreurs graves. Donc d'une certaine façon, je comprends l'attitude des dirigeants des chaînes de pharmacies, très vraisemblablement de riches Chiliens conservateurs, et donc farouchement opposés
à cette pilule du lendemain.
Mais quand on voir les moeurs sexuels pour le moins débridés de la jeunesse chilienne, on serait enclin à penser que la pilule du lendemain est une bonne chose. Ici, les ados se filment en pleins
ébats, souvent en groupe, et mettent ensuite leurs vidéos sexuelles sur Internet. Ils se bésouillent sans pudeur dans les parcs et jardins publics, et il est courant de croiser des filles-mères
dans les rues. Je ne suis pas pudibond (je pense que j'aurais aimé connaître la vague de libération sexuelle de la fin des années 60) mais je crois que l'éducation
sexuelle des jeunes Chiliens est un vrai problème, et qu'une grande campagne d'information et de contraception, n'en déplaise à la puissante église catholique, serait un
bienfait.
Ce blog aussi aurait besoin de médicaments. Il a pris un petit coup de froid, et aurait besoin qu'on lui administre plus de
commentaires pour lui redonner un peu de chaleur. C'est tout simple comme prescription, et en plus ça coûte rien!
Par @tom
-
Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
-
3
Samedi 27 octobre 2007
6
27
/10
/Oct
/2007
03:31
Les Chiliens ont tendance à s’enthousiasmer quand ils font des projets, notamment professionnels. Par exemple, en juin dernier, une agence de voyage
me contacte avec enthousiasme et me présente un nouveau projet enthousiasmant de visites guidées pour touristes étrangers, et comme je parle quatre langue, ils ont pensé à moi avec enthousiasme.
Moi, je m’enthousiasme aussi, je m’investis, je travaille, je prépare, je fais des recherches… on se rencontre à nouveau, avec un enthousiasme encore plus grand, on
doit commencer la semaine prochaine c’est sûr!
Et puis plus rien: le projet enthousiaste est tombé à l’eau. Mes interlocuteurs qui m’avaient présenté l’idée avec tant d’enthousiasme m’annoncent ça calmement, comme si ça n’avait aucune
importance. Ils sont même étonnés parce que je suis visiblement déçu. C’est que pour eux, c’est tout à fait normal: au Chili, ça arrive dans 90% des
cas (statistique personnelle) que les projets tombent à l’eau. Alors c’est pas grave.
Donc j’ai appris. Appris à ne pas trop m’enthousiasmer, à être prudent. Appris la patience. Appris à gérer les déconvenues. Appris à ne pas être trop perfectionniste ni trop efficace, ce n’est
pas dans la culture chilienne. Mais dans un sens, c’est pas plus mal, parce qu’ils vivent plutôt bien ainsi, sans trop de pression. C’est pour éviter
ce genre de déconvenues que cette fois, j’ai décidé de travailler tout seul à mon compte comme guide touristique, ou bien avec mon ami (français) Bertrand, dans le journalisme ou la production
culturelle. Ca évite surprises et déconvenues.
Est-ce un échec de ne pas avoir su m’intégrer au milieu professionnel chilien, depuis novembre 2006? Oui et non, parce que j’ai tout de même eu quelques opportunités. Et si je n’ai pas saisi la
seule qui n’est pas tombée à l’eau, c’est parce que j’ai vu le fonctionnement de l’entreprise, et ça m’a fait peur. Car cette nouvelle chaîne de
télé, Artevision, me paraît encore moins bien organisée que Radio Campus Tours, la radio étudiante dans laquelle je me suis investi alors qu’elle n’était encore qu’un bébé, et fonctionnait avec
des bouts de ficelle. C’est dire…
Par @tom
-
Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
5