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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 12:47
269 milliards de dollars. Non, ce n'est pas le montant du nouveau stimulus financier des Etats-Unis pour venir en aide à son économie sinistrée. C'est le cout total des catastrophes naturelles et humaines pour l'économie mondiale en 2008. Une compagnie d'assurance suisse a répertorié pour l'an passé 137 calamités naturelles et 174 désastres causés par l'homme. Le cout total du seul tremblement en Chine en mai 2008 est estimé à 124 milliards.

Deux faits attirent mon attention. Le premier, c'est que l'Homme soit responsable de plus de catastrophes que Dame Nature à l'échelle de la planète. Je savais déjà que l'Humanité est un parasite global, mais pas au point d'être une calamité. Pas déjà.

Le second, c'est le montant faramineux du séisme en Chine. Certes, les catastrophes naturelles ont toujours eu un cout pour l'économie. Mais ce qui m'interpelle, c'est qu'en 2008, avec toute la technologie et les moyens disponibles, les gouvernements ne fassent rien pour prévenir ce genre de tragédie. Certes, on me dira que la Chine est en voie de développement et très peuplée. Oui, mais rappelez-vous ce qui s'est passé à La Nouvelle Orléans, dont on savait que les digues s'effondreraient facilement. Scientifiques, météorologues, ingénieurs l'avaient prédit. Qu'on ne me dise pas que les Etats-Unis n'avait pas les moyens financiers et logistiques d'éviter cela. Au final, faire construire des digues neuves aurait coûté beaucoup moins cher à la Louisiane (et je ne parle pas du bilan humanitaire!)

C'est cela que j'ai du mal à accepter. Je peux comprendre que nos gouvernants soient réticents à dépenser de très fortes sommes pour prévenir inondations, tremblements de terre et autres calamités. Mais ils savent pertinemment qu'en cas de sinistre, les conséquences financières, humaines et parfois politiques sont bien plus lourdes.

Voici, selon moi (et beaucoup de gens sensés) comment les choses devraient fonctioner:
1) Les citoyens et les entreprises paient des impôts.
2) Le gouvernement investit, notamment dans l'infrastructure immobilière, la voirie, etc...
3) Avec ces nouvelles infrastructures, on fait gagner de l'argent aux entreprises, on évite une partie des désastres et une tragédie humanitaire.

C'est un peu schématique et raccourci, mais vous voyez bien le processus. Au final, tout le monde y gagne. Alors pourquoi, en Louisiane, en Chine ou ailleurs, ca ne fonctionne pas comme cela? Nos dirigeants ont-ils le QI d'une vache folle? Non, évidemment non (quoique...). Alors la vraie question, la voici: à qui cela profite-t-il de ne pas améliorer les infrastructures, mais aussi le système de santé, l'éducation, les salaires, l'accès à la culture, etc. de centaines de millions (de milliards?) de personnes? Et je ne parle pas de profit personnel facon régime bananier à la Mobutu.

Posez-vous la question; commentaires bienvenus!
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Libre pensée politique
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 17:25
Avez-vous vu "Slumdog Millionaire"? Oui, non? Vous avez sans doute au moins entendu parler de l'histoire du film, un gamin des bidonvilles qui remporte le pactole à la version indienne de "Qui veut gagner des millions?" Pour moi qui collabore avec des Indiens de Delhi et Mumbai, ce fut instructif. Mais je ne vais pas m'étaler là-dessus. Pas maintenant en tous cas.

Je vous parle de ce film parce que j'ai été choqué d'apprendre que le père d'un des enfants protagonistes du film (la gamine qui joue Latika) a récemment essayé de vendre sa fille pour 200.000 livres sterling. L'homme a expliqué qu'il avait besoin d'argent, et qu'il comptait profiter de son "enfant oscarisé". Franchement, à sa place, j'aurais demandé des millions!



Par @tom - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction - Communauté : Voyages
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 17:40
Une question sérieuse aujourd'hui, que me pose Valériaga: Est-il sans danger de mettre des photos de nos enfants sur les blogs, ou sur des hébergeurs d'images?


Il n'y a pas de réponse exacte et précise à cette question, malheureusement. Je pourrai rappeler que d'un point de vue légal, il est interdit de publier une photo de mineur sans l'autorisation écrite des parents. En tant que parent, on peut faire ce qu'on veut, à part évidemment publier des photos à caractère pédophile.

Mais je me doute que ce n'est pas ce type de réponse qu'attend Valériaga. Je sens derrière sa question inquiète la protection maternelle. Ne t'inquiète pas Valériaga, il n'y a aucune raison que tes enfants courent un quelconque danger si tu mets en ligne des photos d'eux. Il y a certes des pédophiles sur le net, mais la probabilité que l'un d'eux soit attiré par des enfants et se mette à leur recherche est pratiquement nulle. De plus, par quel moyen pourrait-il vous localiser? Statistiquement parlant, il est infiniment plus dangereux pour un enfant de se promener dans la rue, tout simplement, que d'avoir une photo sur un blog. Au pire, quelqu'un pourrait s'amuser à copier ces photos et les trafiquer à l'aide de logiciels, mais c'est hautement improbable.

Donc ne succombons pas à la paranoïa. Ma réponse est: oui, il est sans danger de mettre des photos de vos enfants sur les blogs. En revanche, si vos enfants vont sur des chats et des forums, soyez vigilants à ce qu'ils ne communiquent pas leurs coordonnées et leurs photos: on ne sait jamais qui se trouve de l'autre côté de l'écran. D'une manière générale, si vous avez des craintes concernant Internet et vos enfants, je vous conseille ce site complet, bien qu'un peu alarmiste: http://internetsanscrainte.fr/


Réponsatout revient après-demain avec une question beaucoup plus légère. Il vous parlera de la courbure des bananes. Et attention à ne pas marcher sur une peau (de banane) dans la rue, c'est plus dangereux qu'Internet!
Par @tom - Publié dans : Réponsatout
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 16:31
J'ai finalement récupéré ma réponse à la question de Zazou, perdue lors d'un mini-bug d'Over-Blog. La voici complète, elle ne logeait pas dans le titre: Pourquoi, quand on les cuit, les saucisses éclatent dans le sens de la longueur et les boudins dans le sens de la largeur?


Il y a une explication physique. Comme tout produit à base de viance, saucisse et boudins contiennent des liquides (eau, jus, sang...). Or durant la cuisson, ces molécules de liquide s'échauffent, se transforment en gaz, et cherchent à s'échapper des parois étanches (je rappelle que boudins et saucisses sont enveloppés par une "peau" faite généralement avec les parois de l'intestin du cochon -dans le cochon tout est bon, hmmm!). Face à ces pressions, la fine épaisseur finit par éclater.

Mais pourquoi l'un dans le sens de la longueur et l'autre dans le sens de la largeur? C'est un problème de répartition des forces: les molécules font pression sur tous les côtés de la saucisse, mais il y a évidemment beaucoup plus de molécules dans le sens de la longueur que dans le sens de la largeur. Donc il y a plus de pression dans le sens de la longueur. Et c'est ainsi qu'éclate la saucisse.

Pour le boudin, c'est autre chose: il y a trop peu de différence entre longueur et largeur. En  revanche, en cuisant, il se recroqueville sur lui-même, prenant plus au moins la forme d'un haricot. Imaginez que vous tenez un bout de bois dans les mains et essayez de le casser en deux en faisant plier ses extrémités: c'est à peu près le même type de pression que subit le boudin. Donc, fort logiquement, il éclate dans le sens de la largeur.

Si vous n'avez pas compris, il y a une très bonne illustration ici (en tout cas pour les saucisses), avec des graphiques et de l'humour en prime!

Il y a aussi un phénomène psychologique, dont la véracité est sévèrement mise en doute par de nombreux scientifiques et diététiciens, mais que je trouve personnellement très intéressant. La saucisse se trouve trop grande et maigre comme une saucisse; le boudin se trouve trop rondouillet et courteau comme un boudin. Quand l’un et l’autre sentent leur corps se déchirer, dans un dernier effort, ils s’évertuent à mourir en beauté: moins longiligne pour l’une, moins replet pour l’autre. En éclatant dans le sens de longueur, la saucisse s’écarte en largeur, et prend ainsi un peu de relief. Le boudin, à l’inverse… ah ben non ça marche pas pour le boudin, il reste de toutes façons rondouillet et courteau.


Et n'oubliez pas qu'il faut piquer le boudin et la saucisse (de préférence des petits trous espacés) avant de les faire cuire, pour éviter qu'ils n'éclatent. Mettre un peu d'eau ou de beurre au fond de la poêle peut aussi être utile. Et pour réussir vos grillades et barbecues, c'est par ici! Sur ce, Réponsatout vous laisse, il va se faire une brochette. (Au fait, il adore faire éclater les boudins!)
Par @tom - Publié dans : Réponsatout
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 23:14
Les médias chiliens, la télévision en particulier, jouent beaucoup plus sur l'émotion que leurs homologues francais. En France, la dramatisation existe, mais en général on analyse la situation avec des données chiffrées, on chercher des explications, des solutions. Ici aussi on énonce les faits et on analyse, bien sûr; mais les faiseurs d'information préfèrent, lorsque c'est possible, axer sur l'émotion. Un reflet du mode de vie des latinos, qui fonctionnent beaucoup à l'affectif? Une mauvaise influence nord-américaine? Sans doute. C'est peut-être, aussi, dû à un certain manque d'éducation du public local, qui va être plus attentif à la dramatisation qu'à l'analyse.


Dernièrement, on nous a parlé en long et en large de Felipe Cruzat, un gamin à la bouille d'ange qui attendait désespérément qu'on lui transplante un nouveau coeur. L'ample couverture médiatique, axée sur la personnalité du garcon, la foi inébranlable de ses parents, les parents sans coeur d'un donneur potentiel qui ont refusé la transplantation, a ému profondément le peuple chilien. Suffisamment pour ébranler l'opinion publique, et par contrecoup, le gouvernement. J'ai la forte impression que les journalistes ne sont jamais allé fouiller profondément au coeur du problème pour expliquer le manque d’organes (manque de moyens et de campagne de communication, éducation religieuse, superstition...) et ont privilégié la mise en scène de cette tragédie familiale.


Au début, cette manière dégoulinante de dramatiser l'information, de faire sortir les larmes aux ménagères de plus et moins de 50 ans, ca me dérangeait. Mais avec le recul, je constate que les effets sont similaires: au final, l'opinion publique s'indigne, et les dirigeants réagissent. Alors si l’émotion, plus que l’analyse, permet de faire avancer les choses, c'est pas si mal. Dans le cas de Felipe Cruzat, j'ai la sensation que les médias ont saisi l'opportunité d'avoir un bon client (gueule d'ange, irréprochable) pour sensibiliser le pays au problème du don d'organes. C'est vrai que la sauce aurait moins pris si c'avait été un adulte, ou un fils d'une famille moins "immaculée".


Et le comble de l'histoire, c'est que Felipe étudiait au collège des Coeurs sacrés!

Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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