Prendre les transports en commun en pays étranger, c'est toujours une aventure (plus
ou moins grande). Même au bout de deux ans et demi au Chili, je suis toujours étonné par ce qui peut arriver dans les bus et les taxis collectifs.
Une fois, je suis tombé un Schumacher qui faisait du 100 à l'heure en centre ville. Très bon pour la musculation des fessiers. Une autre fois, un chauffeur qui s'est arrêté au milieu de la course
pour aller s'acheter des médicaments. Il m'est arrivé plusieurs fois de ne pas avoir de monnaie et qu'on refuse mon billet de banque. C'est dingue, tout le monde ou presque paie avec des pièces,
mais les chauffeurs n'ont jamais de change pour un billet!
Hier, j'ai eu droit à autre chose: comme mon taxista n'avait pas trouvé d'autre client que moi sur le chemin de Quilpué à Valparaiso, ce n'était pas rentable pour lui de continuer 10 kilomètres
avec moi tout seul. Il me dit: " ca t'ennuierais de changer de taxi?" Ben... Trente secondes après, il fait des appels de phare à un collègue qui passait par là avec deux passagers, me rend ma
monnaie et hop! je change de voiture.
Ce que je me demande encore, c'est s'ils remboursent les passagers quand le bus tombe en panne (ca arrive assez régulièrement). Ah ben non, je suis bête: ils n'ont jamais de
monnaie!
Pourquoi les bananes sont-elles courbes, c’est la question que
pose Pipo à Réponsatout. Et c’est pas du pipeau, croyez-moi!
Une blague qui circule sur Internet affirme qu’un terroriste a fait entrer de force les bananes dans une pelure trop petite. Bon, déjà elle est pas drôle cette blague, et puis en plus, la pelure
est partie intégrante de la banane. Sa forme est en fait due à la gravité terrestre. Rien que ça. En effet, contrairement à l’idée que l’on se fait, les bananes ne poussent pas
vers le bas, mais vers le haut. Voyez plutôt ce superbe régime:

Que se passe-t-il? En grandissant, la banane prend du poids, et la tige qui la soutient se recourbe peu à peu, jusqu’à lui donner cette belle forme courbe. Sans les lois de l’attraction
terrestre, le fruit pousserait presque verticalement, et n’aurait plus cette forme si charmante à nos yeux. Essayez d’imaginer une banane droite: ce serait beaucoup moins tentant,
non?
Sur ce, je vais aller en ingurgiter une. C’est plein de vitamines, c’est bon pour mes neurones. Et oui, Réponsatout a la banane!
Par @tom
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269 milliards de dollars. Non, ce n'est pas le montant du nouveau stimulus financier
des Etats-Unis pour venir en aide à son économie sinistrée. C'est le cout total des catastrophes naturelles et humaines pour l'économie mondiale en 2008. Une compagnie d'assurance suisse a
répertorié pour l'an passé 137 calamités naturelles et 174 désastres causés par l'homme. Le cout total du seul tremblement en Chine en mai 2008 est estimé à 124 milliards.
Deux faits attirent mon attention. Le premier, c'est que l'Homme soit responsable de plus de catastrophes que Dame Nature à l'échelle de la planète. Je savais déjà que l'Humanité est un parasite
global, mais pas au point d'être une calamité. Pas déjà.
Le second, c'est le montant faramineux du séisme en Chine. Certes, les catastrophes naturelles ont toujours eu un cout pour l'économie. Mais ce qui m'interpelle, c'est qu'en 2008, avec toute la
technologie et les moyens disponibles, les gouvernements ne fassent rien pour prévenir ce genre de tragédie. Certes, on me dira que la Chine est en voie de développement et très peuplée. Oui,
mais rappelez-vous ce qui s'est passé à La Nouvelle Orléans, dont on savait que les digues s'effondreraient facilement. Scientifiques, météorologues, ingénieurs l'avaient prédit. Qu'on ne me dise
pas que les Etats-Unis n'avait pas les moyens financiers et logistiques d'éviter cela. Au final, faire construire des digues neuves aurait coûté beaucoup moins cher à la Louisiane (et je ne parle
pas du bilan humanitaire!)
C'est cela que j'ai du mal à accepter. Je peux comprendre que nos gouvernants soient réticents à dépenser de très fortes sommes pour prévenir inondations, tremblements de terre et autres
calamités. Mais ils savent pertinemment qu'en cas de sinistre, les conséquences financières, humaines et parfois politiques sont bien plus lourdes.
Voici, selon moi (et beaucoup de gens sensés) comment les choses devraient fonctioner:
1) Les citoyens et les entreprises paient des impôts.
2) Le gouvernement investit, notamment dans l'infrastructure immobilière, la voirie, etc...
3) Avec ces nouvelles infrastructures, on fait gagner de l'argent aux entreprises, on évite une partie des désastres et une tragédie humanitaire.
C'est un peu schématique et raccourci, mais vous voyez bien le processus. Au final, tout le monde y gagne. Alors pourquoi, en Louisiane, en Chine ou ailleurs, ca ne fonctionne pas comme cela? Nos
dirigeants ont-ils le QI d'une vache folle? Non, évidemment non (quoique...). Alors la vraie question, la voici: à qui cela profite-t-il de ne pas améliorer les infrastructures, mais aussi le
système de santé, l'éducation, les salaires, l'accès à la culture, etc. de centaines de millions (de milliards?) de personnes? Et je ne parle pas de profit personnel facon régime bananier à la
Mobutu.
Posez-vous la question; commentaires bienvenus!
Par @tom
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Avez-vous vu "Slumdog Millionaire"? Oui, non? Vous avez sans doute au moins entendu
parler de l'histoire du film, un gamin des bidonvilles qui remporte le pactole à la version indienne de "Qui veut gagner des millions?" Pour moi qui collabore avec des Indiens de Delhi et Mumbai,
ce fut instructif. Mais je ne vais pas m'étaler là-dessus. Pas maintenant en tous cas.
Je vous parle de ce film parce que j'ai été choqué d'apprendre que le père d'un des enfants protagonistes du film (la gamine qui joue Latika) a récemment essayé de vendre sa fille pour 200.000
livres sterling. L'homme a expliqué qu'il avait besoin d'argent, et qu'il comptait profiter de son "enfant oscarisé". Franchement, à sa place, j'aurais demandé des
millions!