Mardi 24 mars 2009
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10:40
Mauvaise nouvelle pour l'industrie touristique de Valparaiso et ses environs (et donc,
accessoirement, pour moi): les autorités du port ont annoncé l'annulation de quinze croisières prévues pour la prochaine saison. A cause de la crise, vous aurez deviné. Mais en plus, trois
compagnies de croisiéristes ont annoncé qu'elles ne feraient plus escale au Chili, en raison de coûts trop importants.
A titre personnel, ca ne me gêne pas du tout qu'il y ait moins de croisières qui fassent escale à Valparaiso (et à titre professionnel, j'ai en général une clientèle plus alternative). D'abord
parce que ces véritables cités flottantes sont néfastes à l'environnement. Mais aussi parce que les retombées économiques pour la ville sont bien en-deca de ce que l'on pourrait espérer: les
touristes ne restent que quelques heures dans la ville, se font généralement promener d'un point à un autre en bus, et leurs achats (quand ils ont le temps de faire des emplettes) sont limités
car la plupart n'ont que des dollars avec eux.
Par ailleurs, la plupart des packs touristiques sont vendus par les croisiéristes, et généralement opérés par des agences de voyage de Santiago. Donc au final, les bateaux de croisières ne
rapportent pas grand-chose à Valparaiso, à part les taxes portuaires. En plus, l'arrivée en masse de plusieurs milliers de touristes et la présence policière renforcée pour l'occasion ont
tendance à dénaturer l'ambiance de la ville. Qu'ils aillent donc croiser ailleurs, Valparaiso ne s'en portera pas plus mal.
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Samedi 21 mars 2009
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05:53
Lu aujourd'hui au comptoir d'un bar de Valparaiso: "Amigo, si tu veux boire pour
oublier, il faut payer avant d'oublier". En liquide, évidemment.
Par @tom
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Publié dans : Pensées du jour
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Dimanche 15 mars 2009
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23:56
La nouvelle est tombée il y a une dizaine de jours, vous le savez donc sans doute: le
Dakar 2010 aura de nouveau lieu au Chili et en Argentine. Inutile de vous dire que la nouvelle ne m'a pas fait sourire. Surtout que cette fois, on parle de faire passer le rallye par San Pedro de
Atacama. Pour moi, c'est un peu comme faire traverser un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaine.
La zone de San Pedro d'Atacama est l'un des joyaux du Chili. Une région où l'on trouve
désert de sel, dunes, geysers, flamants rose, oasis... constituant un écosystème fragile. C'est une région aujourd'hui très touristique, mais où l'on respecte l'environnement. Aucune agence de
tourisme, par exemple, ne vous proposera d'aller faire du quad ou du 4X4 dans ces dunes.
Mais nos nouveaux conquistadores du désert, eux, ne semblent pas avoir ce genre de
scrupules. Chevaucher les dunes, c'est la marque du Dakar. Et si l'on avait le droit de piloter sur la dune du Pilat, je suis sûr qu'ils ne se feraient pas prier! Amaury Sport Organisation a
promis de renforcer les mesures de sécurité, mais pour ce qui est de la protection de l'environnement, quoi qu'en disent les organisateurs et les autorités locales, je reste très
sceptique.
Quant aux retombées pour les deux pays, je ne doute pas qu'elles soient positives pour le tourisme. Mais à long terme, le Chili, qui base sa communication sur les beautés naturelles et vierges
pour attirer les touristes, se tire peut-être une balle dans le pied en accueillant à bras ouverts les sports mécaniques.
Par @tom
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Publié dans : Sauver la planète
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Samedi 7 mars 2009
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20:40
Terre de grands contrastes, le Chili compte sur son territoire le désert le plus aride
de la planète (l'Atacama), mais aussi la plus grande étendue de glaciers après l'Antarctique. L'eau ne manque donc pas dans le pays, mais elle est très mal répartie. Et la nécessité de
transporter le précieux liquide du sud vers Santiago et le nord du Chili se fait de plus en plus pressante. Par ailleurs, le pays ne dispose que de très faibles ressources énergétiques et dépend
très largement de ses voisins pour l'approvisionnement en gas, pétrole ou électricité.
Dans ce contexte, le gouvernement projette de créer de grands barrages sur quelques rivières et lacs de Patagonie, à la fois pour récupérer l'eau et, surtout, produire de l'électricité. Mais
l'opposition est forte. Elle vient en particulier de Douglas Tompkins, millionaire états-unien fondateur de la ligne de vêtements et chaussures Esprit. Fervent défenseur de l'environnement, il a
créé une fondation pour la protection de la terre. Il a, entre autres, acheté un énorme pan de terre dans le sud du Chili où il a créé le parc Pumalin, une réserve nationale privée qui s'étent
pratiquement du Pacifique jusqu'à la frontière argentine.
Je comprends les motivations écologistes de Tompkins et les partage. Mais en même temps, il faut être réaliste: le Chili a besoin d'électricité, et il est arrivé à plusieurs reprises qu'en
période de grand froid (et donc de grande consommation d'énergie), l'Argentine coupe les vivres au Chili, laissant toute la zone centrale du pays (dont Santiago) sans chauffage.
Des barrages et lignes à haute tension seraient certes un désastre pour le paysage patagonien, et une mauvaise nouvelle pour la faune et la flore. Mais pour l'heure, la seule alternative à ces
projets serait la construction de centrales nucléaires (dont une dans le désert d'Atacama). Avec ses 4.000 kilomètres de côte, le Chili pourrait investir dans l'énergie éolienne, mais il
semblerait que ce ne soit pas assez rentable. Et l'entreprise HydorAysen, à l'origine du projet de barrages, tente de forcer la main au gouvernement: en 2008, elle y a dépensé quelque 40
millions de dollars, alors même que rien n'a encore été approuvé par l'Etat.
Bref, dans ce contexte, même si ca me fait mal de le dire, je pense que l'option "barrages en Patagonie" est la meilleure pour l'instant. D'autant plus que cela permet de créer des réservoirs
d'eau. En outre (l'eau, haha!), il ne serait pas complètement absurde de penser que si nous continuons à consommer plus que de raison et à réchauffer la planète, ce siècle verra la mise en
bouteille des glaces de l'Antarctique. Et si ca se trouve, comme le prédisait Barjavel, on découvrira des restes de civilisation enfouis dessous!
Par @tom
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Publié dans : Sauver la planète
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Dimanche 22 février 2009
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03:32
Il faut lire "con" en espagnol, bien sûr! ("avec la famille", ca veut dire). Ma mère,
mon oncle et ma tante me rendent visite au Chili. Ca veut dire que je vais être très occupé et que ce n'est pas encore pour demain qu'il y aura un prochain article sur ce blog. Il faut que je
profite d'eux à fond!
A bientôt donc...