Dans un monde tourné vers l’image, la télévision est une représentation incontournable (bien que parfois fausse) de la société. Rentrons donc un peu dans le monde de la télévision chilienne. Aujourd’hui, deuxième partie:
Journalistes ou flics?
Les journaux télévisés chiliens laissent une large place aux faits divers. Un accident de bus? La télé nationale publie la liste des blessés avec leur âge. Les trafics de drogue, les meurtres font les gros titres. Et la présomption d’innocence est un concept qui ne semble pas exister ici. Il faut dire qu'ils n’ont pas eu d’affaire d’Outreau... Point positif: les journalistes interviennent souvent en direct sur le terrain. C’est plus dynamique et vrai.
La collaboration entre journalistes et policiers semble très forte. En effet, lors d’une action policière d’envergure, l’arrestation d’un meurtrier, il y a toujours un journaliste sur les lieux. Alors qu’en France, dans la plupart des cas, la police informe la presse après.
Mais ça va plus loin. L’émission «Mea culpa», une sorte de «Faites entrer l’accusé», reconstitue l’histoire de crimes avec des comédiens (là encore, avec une mise en scène qui vaudrait quelques Palmes d’or), et pour terminer, le présentateur interviewe l’auteur du crime dans sa cellule, au pénitencier. En clair, c’est offrir au condamné une possibilité de réhabilitation avec l’opinion publique. Sauf que des fois, le condamné en question ne profite de l’interview pour montrer qu’il s’est repenti; pire: il apparaît comme une brute épaisse sans aucun sentiment qui ne se rend toujours pas compte de la gravité de ses actes.
Dans une autre émission, «Informe especial», les journalistes d’investigation jouent parfois les enquêteurs de police. Ainsi, pour un sujet sur la pédophilie, l’un des journalistes s’est fait passer pour un internaute amateur de chair très fraîche, afin d’entrer en contact avec un véritable pédophile. Il a fini par gagner la confiance d’un vieux pervers libidineux et le rencontrer dans un cybercafé obscur et miteux. Et une fois que le bonhomme eut confié suffisamment de choses prouvant qu’il «consommait» régulièrement de la pédophilie sur Internet, toute l’équipe de télé a fait irruption dans le cybercafé, prenant le malheureux pédophile en flagrant délit. C’est pas des méthodes policières ça?
A suivre...
Dans un monde tourné vers l'image, la télévision est une représentation incontournable (bien que parfois fausse) de la société. Rentrons donc un peu dans le monde de la télévision chilienne. Aujourd'hui, première partie:
Grosses ficelles et farandula
La télé chilienne, c’est d’abord un monde de telenovelas (ou teleseries) aux décors bigarrés et criards (tout comme les lèvres des actrices), avec des comédiens de la trempe de la troupe d’AB Productions. Gros plans avec des notes de piano graves pour montrer une émotion choc, visages statiques ou exagérement éplorés, colères interprétées avec une finesse touchante… c’est ce qui fait le charme de ces programmes. Bon j’exagère un peu, il y a des séries de qualité plutôt enlevées, dynamiques et bien ficelées. Avec des grosses ficelles, mais bien ficelées quand même.
La télé chilienne, c’est aussi un monde d’émissions de people (farandula) et de télé-réalité, dans la même veine que celles qui inondent les écrans de France, avec notamment, dernièrement, une sorte de «Star’Ac» qui mettait en compétition des vedettes oubliées. Mais c’était pas dégradant pour elles, pas comme La ferme ou ce genre d’âneries.
Par contre, il existe un fleuron du genre, «Pasiones», une sorte de «Y’a que la vérité qui compte» en plus trash et plus cheap. Des anonymes qui ont fait des bêtises du genre «j’ai trompé ma femme avec sa belle-sœur» et viennent à la télé pour essayer de se réconcilier. Pour les conseiller, si l’on peut dire, des pseudo-stars comme un chanteur bellâtre qui n’en a rien à foutre d’être là, une bimbo de télé-réalité qui ne trouve pas mieux à dire qu’il faut profiter de la vie ou aller voir un psy, une cartomancienne, ou de ces soi-disants psy qui hantent les plateaux télé. Et le pire, c’est que les pauvres anonymes boivent leur parole! Non, le pire, ce sont les séquences de reconstitution des scènes d’adultère ou de rupture, joué par des acteurs dont on devine qu’ils ne sont pas assez bons pour jouer dans les telenovelas. C’est vous dire la qualité du jeu et de la mise en scène!
A suivre...
Pour commencer, je voudrais chasser quelques idées reçues sur le Chili:
Un prof à mourir de rire
Réseau de blogs latinos francophones
Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires
Dans les coulisses du journalisme
Un citoyen propose son programme politique
Ca fait penser à Sex & the City
Jean Véronis décrypte le langage des politiques
Drôle, féroce et un poil vulgaire
Un autre regard sur le Brésil
Les tribulations d'Eulalie et M. Muche
Sites incontournables:
http://www.defipourlaterre.org
http://www.biodiversite2012.org
http://www.sciencesetnature.org
http://www.greenpeace.org/france
http://www.amisdelaterre.org
http://ecologie.blog.lemonde.fr/
http://sciences.blogs.liberation.fr
Sites généralistes:
http://biosphere.ouvaton.org/index.php
http://biosphere.blog.lemonde.fr/
http://avecvuesurlaterre.blog.lemonde.fr
http://www.econologie.com
http://www.manicore.com
http://www.ecolodujour.com
Sur le pétrole:
http://petrole.blog.lemonde.fr/
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http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais/index.html
http://www.moteurnature.com
Sur l'eau:
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