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Notes de voyage, Chili et ailleurs

Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 21:22

Retour des carnets chiliens! Bon je sais on est mi-mai, mais j'avais oublié ces notes écrites en avril (je sais, je sais, c'est le bazar dans mon ordinateur...). Quelques tranches de vie...


Avril au Chili, ce devrait être l’équivalent d’octobre en France. En fait ça n’a rien à voir: il fait presque toujours entre 15 et 25°, il y a du soleil quasiment tous les jours. On pourrait presque aller à la plage. D’ailleurs, c’est ce qu’on  fait: on profite d’une belle journée pour aller se promener à Renaca, où il y a encore quelques baigneurs.

Renaca-4.jpg
J’accompagne parfois Caro à l’université (c'est d'ailleurs comme ça que j'ai rencontré un de ses profs qui est aussi journaliste et qui m'a invité à la télé sans même me connaître... tout marche comme ça ici, par connaissances). Si les bâtiments et les équipements sont un peu vieillots, en revanche, le système de communication profs-élèves est super moderne. Chaque enseignant a sa page web sur laquelle sont inscrits les notes des exams, les infos importantes, et les élèves ont l’adresse email de chaque prof, parfois même leur adresse MSN. La France, aveuglée dans son aura d’excellence universitaire, devrait en prendre de la graine. Ceci dit, les universités chiliennes sont toutes privées (et donc chères), et leur qualité est très inégale.

***

Le samedi chez les parents de Caro, c’est pisco sour (le cocktail national, délicieux!) et bonne bouffe. Bonne et abondante. Faut vraiment que je fasse gaffe avec ma ligne. La mère de Caro a du mal à le comprendre, ça la vexe si je ne mange pas de tout. Alors il faut jongler… Du coup, je me suis acheté des (petits) poids (pas pour jongler, hein!), et je fais des pompes tous les jours. Mais c’est pas suffisant.

(Note à moi-même: Faudra tout de même que je parle un peu de la gastronomie locale, un jour…)

***

Caro tenait absolument à m’acheter un pyjama. Moi au départ j’ai refusé, j’ai toujours trouvé ça ringard et laid les pyjamas. Mais elle l’a mal pris, arguant que j’étais trop nul de suivre la mode juste pour les apparences et pour pas avoir honte, et d’abord qui sait qui le saura que j’ai un pyjama? (bon, toi maintenant, lecteur, tu le sais!) Alors bon, finalement, j’ai accepté. Et puis baste des apparences. Après tout un pyjama n’a rien de risible et dégradant, et puis dans le fonds qu’est-ce que ça peut faire si c’est ringard? D’ailleurs, ce n’est ringard que si la personne qui le porte se sent mal à l’aise et ringarde.

Et si vous voulez voir mes pyjamas (oui parce que maintenant j’en ai plusieurs) je suis prêt à me prendre en photo avec! Suffit de demander! Après tout, je suis bien allé à l'école en pyjama...

Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 23:41
J’ai tardé avant de publier ces textes sur l’Atacama, car j’y suis allé deux fois, à plus d’un an d’intervalle. J’hésitais: devais-je parler de mon premier voyage, mon deuxième, les deux? Finalement j’ai décidé de faire un mix. Aujourd'hui, dernière partie.


Désert est pour moi un mot magique. Je ne saurais pas bien dire pourquoi. Ce mot-là exerce sur moi une fascination. Fascination pour la vie qui s’accroche dans ces terres hostiles. Fascination pour ces étendues arides et vides, immenses. Fascination pour cette sensation que le temps, ici, est plus lent qu’ailleurs… Mais il est temps de revenir à la «civilisation» (comme si les gens du désert étaient des arriérés! Bien au contraire, je crois que l’on aurait beaucoup à apprendre de leur mode de vie).

En rentrant de San Pedro de Atacama, on passe par Calama, grosse ville minière au milieu du désert. A 10 kilomètres de là, le gigantesque site d’extraction de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde et poumon économique de la région. Même de loin, c’est impressionnant: on dirait deux montagnes perforées de bas en haut. Il n’y a qu’à croiser un des camions de la mine pour avoir une idée de ses proportions surdimensionnées: les roues des camions mesurent près de 3 mètres de diamètre chacune et pèsent plusieurs centaines de kilos! (malheureusement je n’ai pas de photos, désolé! à la place, une autre de la Cordillera del Sal pour la route!)

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L’extraction du cuivre est la principale ressource économique du Chili, qui en est le premier producteur mondial. Les cours du cuivre sont en constante augmentation depuis quelques années, ce qui assure au pays une croissance confortable. Mais elle ne profite malheureusement qu’au gouvernement (propriétaire des mines) et aux dirigeants. Surtout, alors que le pays est suffisamment développé pour transformer lui-même cette abondante matière première, il vend tout le cuivre brut à l’étranger, à la Chine notamment. Or il serait bien plus judicieux et juteux, économiquement, de faire plus que la simple extraction, et vendre à l’exportation des produits semi-finis comme des fils de cuivre… Je vais proposer l’idée au ministère de l’Economie chilien, tiens!

Après Calama se poursuit le long retour en bus, taxi, avion, bus et re-bus jusqu’à Quilpué. On fait juste un arrêt à Antofagasta pour aller voir la Portada, une grande roche percée qui s’avance dans le Pacifique, l’équivalent de notre Etretat. Jolie carte postale.

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En arrivant enfin chez Caro, je suis surpris par le flot des toilettes. Je m’étais habitué au strict minimum de San Pedro, j’ai cru qu’il y avait une inondation! Pour eux, ce serait un gaspillage impensable! Dans l’Atacama, j’ai appris qu’on peut se doucher avec deux litres d’eau. J’ai compris ce qu’est l’or liquide, au pays du sable, du sel et du cuivre.


Ici s’achèvent ces carnets chiliens, notes prises au cours de mon premier voyage au Chili en 2005, et d’une semaine passée dans l’Atacama en mars dernier. Ces endroits, je les avais donc déjà vu, mais j’étais heureux d’y retourner. Découvrir un lieu est un plaisir, un émerveillement parfois. Le redécouvrir est un autre plaisir, qui permet de remarquer des détails qui nous avaient échappé la première fois, de se remémorer, d’approfondir... (d’ailleurs il est amusant de noter que sur certains sujets, les guides ont différentes explications). Comme dirait Bertrand, redécouvrir, c’est une chance. Je crois que j’en ai bien profité. Et vous aussi j’espère.
Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /2007 16:50
J’ai tardé avant de publier ces textes sur l’Atacama, car j’y suis allé deux fois, à plus d’un an d’intervalle. J’hésitais: devais-je parler de mon premier voyage, mon deuxième, les deux? Finalement j’ai décidé de faire un mix. Aujourd'hui, quatrième et avant-dernière partie.


Levés 3h30 du mat’ pour aller voir le soleil se lever sur les geysers del Tatio, à 4.300 mètres d’altitude (ce sont les plus élevés au monde). A l’aurore, par grand froid (quelque chose en-dessous de 0), encore ankylosé d’avoir dormi dans le bus, ces cheminées de vapeur me font tout d’abord assez peu d’effet.

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Et puis on s’approche, on écoute le gargouillement qui s’échappe en même temps que l’eau, on se réchauffe dans la vapeur, on admire la hauteur des colonnes de fumée, on fait chauffer le lait du p’tit déj’ dans des tout petits geysers qui bouillonnent comme des marmites… Et quand le soleil apparaît, à travers la vapeur, c’est dantesque. On finit par prendre un bain par grand froid dans une piscine naturelle, au pied d’un geyser. Ravigorant!

geysers-del-tatio-5.jpg
Ensuite on s’arrête pour observer une plante bizarre, extrêmement dure, qui recouvre un rocher, la yareta. On dirait de la mousse, mais dure comme une carapace, et qui s’étale sur 2 ou 3 mètres. Une plante coriace et rare qui s'est adaptée aux dures conditions climatiques. Etonnant.

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Puis sur la route, on croise vicunas, lamas, alpagas et guanacos (à vous de deviner de quelle espèce il s'agit sur la photo ci-dessous). Tous ces animaux sont utilisés pour produire de la laine, mais certains sont plus rares que d’autres, et les vicunas (vigognes en fraçais) sont sauvages, contrairement aux lamas. Enfin pas tant que ça: face aux minibus, ils se laissent approcher d’assez près. Après les vicunas, on croise même des espèces de lapins des montagnes, dont j’ai oublié le nom, en train de se dorer au soleil.

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Là encore, on traverse des kilomètres de désert sans trace de vie, si ce n’est un caddie Fisher Price rempli de caillous au bord de la piste. On monte jusqu’à 5.200 mètres d’altitude, et j’aperçois de loin un nandou, les autriches sud-américaines, en pleine course. Vu le paysage, ça m’a fait penser à Bip-Bip et Coyote. Et soudain, encore plus surprenant qu’à Toconao, on plonge dans un canyon creusé par une rivière: c’est Caspana, vieux pueblo plein de charme. Un endroit où je rêverais d’habiter… si ce n’était un trou perdu au milieu de nulle part.

oasis-de-caspana-3.jpg
Un peu plus loin, on croise des pétroglyphes, les «panneaux indicateurs» des Incas. Ici, des lamas gravés sur la roche destinés à guider les voyageurs. Ca donne envie d’aller plus au nord, voir les restes des civilisations mayas, nazcas, aztèques… Une autre fois peut-être…

On repart de plus belle pour Chiu Chiu et sa petite église coloniale, sans doute la plus belle de tous les villages d’Atacama. C’est aussi l’une des rares, avec celle de San Pedro, qui n’ait pas reçu l’influence des cultures locales: ici, le clocher n’est pas séparé de l’église (voir l'article d'hier). C'est aussi la seule église à deux cloches de la région, ce qui signifie que c'était la plus importante de la région.

eglise-de-chiu-chiu.jpg
On passe ensuite par Lasana, un village dans un canyon surmonté par un pukara, une forteresse inca en ruine datant du XV° siècle. La stratégie de défense des Incas était très différente la stratégie européenne de la même époque: alors que nous édifiions des châteaux-forts imposants et voyants pour montrer sa force à l’adversaire, les Incas préféraient des labyrinthes de murets assez bas, construits ainsi pour se confondre avec la roche. Discrétion avant tout.

pukara-de-lasana-_forteresse-inca_.jpg


Suite et fin demain, si vous le voulez bien! Et plus de photos dans la rubrique "Un monde d'images". Je mettrai en ligne samedi (je pense) un nouvel album de photos de l'Atacama, prises lors de mon second voyage en mars dernier.
Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 17:33
J’ai tardé avant de publier ces textes sur l’Atacama, car j’y suis allé deux fois, à plus d’un an d’intervalle. J’hésitais: devais-je parler de mon premier voyage, mon deuxième, les deux? Finalement j’ai décidé de faire un mix. Aujourd'hui, troisième partie.


L’Atacama est une terre désertique, mais aussi un pays de volcans. Et qui dit volcans dit sources d’eau chaude. A quelque 3.400 mètres d’altitude, les termes de Puritama sont un havre de sérénité et de douceur (je sais, on dirait une brochures du Club Mède, mais j’y peux rien c’est la réalité!). Au fond d’un vallon très encaissé perdu au milieu de l’Altiplano, un petit torrent coule tranquillement, et forme une demi-douzaines de piscines naturelles. A cette altitude-là, on se dit que l’eau doit difficilement approcher les 10°C. En fait, grâce à une rivière de lave souterraine, elle avoisine les 35°C toute l’année. C’est tout simplement délicieux.



Ces bains étaient déjà connus et fréquentés par les populations locales avant l'invasion espagnole. Il faut savoir que l'Atacama était une terre de l'empire inca, mais que les tribus de la région se nommaient les Licanantais (prononcer "licananetaï", approximativement). On trouve encore aujourd'hui de nombreuses traces de cette civilisation, mêlées à la culture espagnole.

Par exemple, les inscriptions géantes à flanc de colline sont fréquentes. Un reste des traditions inca, qui traçaient de grands signes et dessins dans la pierre (les pétroglyphes). Sauf qu’aujourd’hui, on y lit le nom des candidats à la présidence, des déclarations d’amour ou des exhortations à suivre la voie du Seigneur. Vous avais-je dit que le Chili est un pays très catholique?


A propos de Jésus, le soir, à San Pedro, on se trouve par hasard au milieu d’une cérémonie chrétienne gitane, pour l’Epiphanie, avec musique et danse rituelles.

fete-religieuse-gitane-a-san-pedro.jpg

Les gens chantent, plutôt joyeux, rien à voir avec les murmures larmoyants des petites vieilles à la messe. Un curé jovial lance des «Viva Jesus!», «Viva San Pedro!» tout en jetant à la foule des bonbons et en l’aspergeant d’eau. Tout ça est simple, joyeux. Si toutes les messes étaient comme ça en Europe, il y aurait plus de monde dans les églises. Et tant pis si on mélange les rites païens en mettant un arbre de Noël dans la nef.

D’ailleurs, dans ces petits villages reculés du désert, le catholicisme est sans fard, libéré de ses ors, de ces artifices rutilants qui cadrent mal avec le message de Jésus. Les églises sont réduites à leur plus simple expression, humble édifices de torchis, et les abbés sont des gens du peuple. (Précision: je ne fais aucunement ici l'apologie de la religion, j'observe, c'est tout).

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Mais la culture Licanantai reste présente, et le catholicisime n’a pas complètement effacé les croyances locales. Ainsi, les indiens croyait que tout objet pouvait être féminin ou masculin. Pour eux, il y a des pierres femelles et des pierres mâles, par exemple. Idem pour les montagnes. Un jour par an, le soleil se couche exactement derrière le pointu volcan Licancabur, projetant son ombre sur une autre montagne, de l’autre côté du salar. Pour les Incas, le Licancabur (ci-dessous à gauche) était un mâle qui, une fois l’an, venait féconder de son ombre la montagne femelle.

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C’est aussi pour cette raison que, dans certains villages de l’Atacama, le clocher des églises est séparé de la nef de quelques mètres (voir un peu plus haut la photo de l'église de Toconao). Je vous laisse deviner quelle partie représente le mâle…


A propos de croyances, il est intéressant de comparer ce que chaque civilisation voit et interprète dans le ciel et les étoiles. A San Pedro, un astronome français propose d’observer au téléscope la nuit australe: c’est superbe. Mais surtout, il raconte cette fascination de tous les peuples de la Terre pour les étoiles, et comment chacun y a vu des signes, des dieux, des histoires… Et l'on se rend compte que nous avons imposé au monde entier l’interprétation grecque des dessins des étoiles, des constellations. Les Incas ou les Japonais y voyaient des choses bien différentes… Passionnant voyage!


La suite demain! Et plus de photos dans la rubrique "Un monde d'images"
Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 21:02
J’ai tardé avant de publier ces textes sur l’Atacama, car j’y suis allé deux fois, à plus d’un an d’intervalle. J’hésitais: devais-je parler de mon premier voyage, mon deuxième, les deux? Finalement j’ai décidé de faire un mix. Deuxième partie.


A quelques kilomètres à l’est de San Pedro commence l’Altiplano andin et ses lacs. Pour les touristes, c’est l’occasion d’une longue excursion en plusieurs étapes. Première halte au pied d’un plateau, théâtre d’un projet pharaonique d’installer des téléscopes suffisamment performants pour déceler et analyser les vibrations résiduelles du Big Bang. Un projet mené en commun par les USA et l’Europe, sur le territoire chilien… sans le Chili! Ingrat, non?

Sur la route, on s’arrête au niveau du Tropique du Capricorne, on croise des lamas, et une petite tornade de sable nous coupe le chemin (c'est très commun dans la région). Un peu plus tard, notre guide arrête le bus au pied d’une côte, coupe le moteur, et… le bus monte tout seul! Un phénomène électro-magnétique dans le sous-sol, apparemment. On passe aussi à côté du volcan le plus actif du Chili (enfin… c’est ce qu’ils disent ici. A Pucon, il y a un autre volcan le plus actif du Chili).

On poursuit notre route sur le plateau désertique. Soudain, au milieu de nulle part, au creux d’un canyon bien caché, un oasis de verdure, Toconao (littéralement: «Village enchanté») et le canyon de Jerez.



Un havre de végétation luxuriante au milieu du désert, où poussent pommes, pêches, poires, fruits exotiques… et des légumes à foison. Etonnant et enchanteur. Le plus surprenant? L’oasis produit suffisamment pour toute la région, et même l’exportation! Je découvre à l’occasion que le cactus est un arbre, et pas une simple plante. Le tronc est recouvert par la partie verte du cactus et bardé de trous pour laisser passer les épines.

Ensuite, on monte jusqu’à 4.200 mètres d’altitude pour les lacs Miscanti et Miniques, aux pieds de volcans de 6.000 mètres (ou presque).

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Ma tête est un peu lourde à cause de l’altitude, mais ça va. Les guides nous ont fait boire du thé de maté, ça atténue les effets de vertige. Et il ne fait pas trop froid: environ 10°C.

Enfin, cap sur le salar d’Atacama, 30.000 kilomètres carrés pour 500 mètres d’épaisseur de sel. Il a été laissé ici, à 2.400 mètres au-dessus du niveau de la mer, après la formation des Andes, comme je l'expliquais hier. En-dessous, reste un lac d’un kilomètre de profondeur, et des réserves minérales impressionnantes. 40% des réserves mondiales (connues) de lithium, utilisé pour tous les appareils numériques, se trouvent dans le salar.

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Les formes que le sel peut prendre sont parfois surréalistes. Je suis émerveillé par ces silhouettes déchiquetées, ces cristaux tourmentés. C’est bien simple: si je pouvais, je ramènerai tout le désert en souvenir! Mais c'est interdit. On voit de pas très loin les flamands roses se nourrir dans les eaux salées du lagon Chaxa, un trou d’eau au milieu du salar, picorant élégamment les micro-organismes qui y barbotent. Au milieu de tout ce blanc, c’est magique.

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Ouf! Fin de l'excursion, de la journée, et de cet article. La suite demain! Et plus de photos dans la rubrique "Un monde d'images"
Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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