Isabel Allende, la fameuse écrivain mais également sénatrice, s'est inquiétée du sort des ex-employés de l'entreprise minière San Esteban, qui a mis la clé sous la porte suite à l'accident. En cessation de paiement, leur ex-employeur ne sera semble-t-il jamais en mesure de payer entièrement leurs indemnités de licenciement. Si les "33" ont bénéficié de quelques largesses grâce à leur exposition médiatique, il n'en est pas de même pour les 300 autres mineurs qui ont pu échapper à l'effondrement de la mine San Jose.
Durant les opérations de sauvetage, sous les spotlights, les autorités s'étaient engagés à aider les mineurs à obtenir leur indemnisation. Mais jusqu'ici, seulement un tiers de la compensation financière a été payée. Depuis janvier, rien. Les propriétaires de l'entreprise San Esteban assurent qu'ils devraient recevoir très bientôt des liquidités suite à la vente de leurs machines à une autre compagnie. Mais ce ne sera pas suffisant pour couvrir les indemnités dues. Isabel Allende a appelé le président Piñera et le gouvernement à tenir leurs engagements et trouver une solution pour les mineurs en situation précaire. A voir si l'impact médiatique sera suffisamment grand pour régler la situation.
J’ai rencontré Nicole Kidman lors d’une soirée. J’étais avec Caro à un repas de gala, et l’actrice était présente. Au bout d’un moment, alors que la soirée est bien avancée et que je suis sur le point de partir, la Nicole me tombe littéralement dans les bras. Elle a un peu abusé du champagne.
Bon, je l’emmène dans sa chambre en la soutenant comme je peux, ses talons aiguilles dans une main. Et là, une fois dans la suite, au lieu de s’affaler ivre morte sur le lit, elle commence à papoter. Et puis soudain, elle me demande si elle a besoin de s’épiler. Et comme je bredouille un peu: “je vais vous montrer”. Et avec une simplicité confondante, Nicole Kidman enlève sa culotte pour me montrer son épilation du maillot.
Là-dessus, un type (son compagnon? son agent?) ouvre la porte, découvre la scène et me jette dehors, furibard. Sans mes chaussures. Pourquoi diantre suis-je pieds nus? Ca doit être parce que Nicole m’avait renversé son champagne dessus, je les ai retirées pour ne pas abimer la moquette de la suite.
Bip, le téléphone. Caro. Elle m’attend dans la voiture, qu’est-ce que je fabrique, il faut que je me dépêche. Bip. La tuile. Au moment où Nicole me tombait dans les bras, Caro était déjà sur le pas de la porte. Elle n’a rien vu de la scène. Maintenant, comment je lui explique que mes chaussures sont dans la suite de Nicole Kidman? Va falloir improviser. Déjà qu’elle était énervée au téléphone et se demandait où diable j’étais passé...
Je sors de l’hotel en détalant par une porte de service. Quoi, il fait déjà jour dehors? Mais quelle heure il est? Je dévale la pente comme en dératé, toujours en chaussettes. Tiens, je suis sur un cerro de Valparaiso. Je me souvenais pas qu’il était situé là, cet hôtel. Et tout à coup, emporté par la vitesse, je rate un virage et déboule au beau milieu d’une cour de lycée, au moment où se déroule un concours d’impro dans la cour de récré. Et le public lance des cadeaux et des pièces aux meilleurs comédiens.
Ni une ni deux, dans mon élan, je saute sur scène.
"Je suis ici parce que j’adore les femmes. Et les femmes m’adorent aussi. Tenez, à l’instant j’étais
dans une chambre d’hôtel avec Nicole Kidman." Huées du public. "Attendez, je vous raconte." Et je raconte l’histoire avec Nicole. Et j’en rajoute: "Nicole m’a raconté que l’hiver où elle répétait
pour Ma Sorcière bien aimée, elle sortait dans les rues de New York en tortillant son nez. Et comme il faisait bien froid, plus elle le remuait, plus il en sortait… vous savez… Bon et bien elle
m’a raconté qu’à force de répéter, elle s’est pété un os du nez et depuis… ca sort tout seul!... Et oui, c’est pas parce que c’est des stars qu’ils sont pas comme nous, avec des problèmes à la
con."
C’est de la bonne impro ca, n’est-ce pas? Et pour terminer: "Mais tout ce que je viens de raconter là, vous vous en doutez, c’est pas vrai. Pourtant j’ai vraiment l’impression de l’avoir vécu. Mais vous savez pourquoi je sais que c’est juste un rêve? Parce que durant tout le temps que j’étais avec Nicole, j’étais plus grand qu’elle!"
Récompensant ma performance de haut vol, le public me balance divers objets, dont… une paire de vieilles baskets à moitié troués (je rappelle que le public, ce sont des lycéens de Valparaiso, donc fauchés): "comme t’es bon, on te balance des vannes", me dit le gamin. Put… des Vans! Juste ce dont j’avais besoin! Et sans reprendre mon souffle, je me remets à courir pour arriver jusqu’à la voiture où Caro n’en peut plus d’attendre.
Et c’est à ce moment-là, sans doute parce que je m’attends à ce qu’elle soit bien en colère, que je me réveille. Attendez, vous ne croyiez tout de même pas que tout cela était vraiment arrivé!?
La prochaine fois, je vous raconte mon rêve avec Britney Spears.
PS: Poisson d'avril!
Non, ce n'est pas une nouvelle application super-tendance d'iPhone. Mais une technologie japonaise d'utilité publique, qui va bientôt être mise en place au Chili. Elle permet de détecter un séisme de grande magnitude ou un tsunami quelques secondes avant qu'il ait lieu, et d'aviser automatiquement la population par messages d'urgence à la télévision et sur les téléphones portables. Quelques secondes seulement, parce que les séismes sont impossibles à prévoir à l'avance. Le séisme, c'est l'invité surprise, le trublion par excellence.
Comment ca marche? D'abord, il faut placer plusieurs milliers de capteurs sismiques un peu partout dans le pays, et les mettre en réseau avec un ordinateur central. Dans le cas du Chili, ce serait vraisemblablement l'Office nationale d'Urgence (Onemi), déjà chargée d'informer la population en cas de catastrophe naturelle et de coordonner les secours. Les capteurs envoient des informations en temps réel, ce qui permet aux sismologues de relayer immédiatement l'alerte s'ils détectent les prémices d'une forte secousse.
Ensuite, il faut relier cet ordinateur central avec le système national de transmission par satellite. C'est là que la technologie japonaise, baptisée ISDB-T, entre en jeu. Sitôt le signal d'alerte envoyé par l'ordinateur central, toutes les télévisions digitales du pays changent leur programmation normale et apparaît un écran indiquant la nature de l'événement (séisme ou tsunami), le lieu exact, l'intensité attendue, et les consignes d'évacuation. Simultanément, le même écran apparaît sur tous les téléphones mobiles. Et si les appareils sont éteints, l'alerte les allume automatiquement!
Vous ne disposez que de quelques secondes pour prendre la poudre d'escampettes, mais ca peut suffir pour sauver des milliers de vie. Cette nouvelle technologie devrait être opérationnelle au Chili d'ici fin 2011 pour les portables, et fin 2014 pour la télévision numérique, qui devrait couvrir alors 85% du territoire. Si vous êtes dans les 15% restant, pas de chance! Il faudra faire sans, comme avant.
Saviez-vous que l'Antarctique est l'unique territoire de la planète où la guerre est interdite? Sans vie humaine, sans usines, sans "propriétaires", le Continent Blanc est protégé depuis 50 ans par une série de traités internationaux qui en font une réserve naturelle et scientifique, où toute opération militaire ou minière est prohibée.
Mais pour combien de temps? Le tourisme polaire est en plein développement, pas moins de sept pays (dont le Chili et la France) revendiquent une portion de terre glacée, et dans l'hypothèse d'une prochaine fonte des glaciers, l'Antarctique est à même d'exciter les convoitises. Pour ses réserves d'eau potable (glacée, certes, mais pas moins utilisable) et ses potentielles richesses minières.
Paradoxalement, alors que le premier Traité sur l'Antarctique de 1959 garantit que le Continent blanc, n'est propriété d'aucun Etat, c'est l'un des endroits dont l'accès est les plus contrôlés dans le monde. Et c'est nécesaire. Car le développement de quelconque activité humaine, sans réglementation, mettrait en péril un écosystème unique et fragile. Les opérateurs touristiques obéissent à une série de contraintes et de règles qu'ils se sont auto-imposées. Mais si la demande continue d'augmenter, l'installation d'hôtels sur la péninsule antarctique est une hypothèse plausible.
Concernant les revendications territoriales, l'Antarctique baigne dans un flou juridique opaque comme une grosse couche de banquise. Les traités reposent sur le principe d'un gel (sic!) des prétentions territoriales. Autrement dit, aucun Etat ne peut se déclarer possesseur d'un bout du territoire antarctique. Mais rien ne les empêche de poursuivre leurs revendications.
Le plus préoccupant concerne l'activité minière. A l'époque du premier traité de 1959, plusieurs Etats signataires salivaient d'avance à la perspective des (supposées) richesses minérales enfouies sous la glace. La question de leur possible exploitation a donc été soigneusement éludée dans le texte. Mais depuis, le Protocole au Traité sur l'Antarctique de Madrid, en 1991, a clairement interdit toute activité minière, à moins qu'elle soit nécessaire à la recherche scientifique (en effet, on ne saît pas encore, ou très peu, de quoi est composé le sol du continent).
Le problème, c'est que ce protocole expire en 2048, et qu'il n'est pas certain qu'il soit prolongé. Car d'ici là, la demande énergétique et minière de la planète devrait continuer d'augmenter. Certains experts s'attendent à une pénurie de ressources. Dans ce contexte, si le réchauffement climatique suit son court comme prévu, le sous-glace de l'Antarctique apparaitra comme un gigantesque gateau, auquel il sera difficile de ne pas succomber.
Mais l'Antarctique est aussi porteur de bonnes nouvelles. Des chercheurs ont ainsi récemment découvert des micro-organismes capables de dissoudre le pétrole but, le diésel et autres hydrocarbures. BP aurait été content de les avoir sous la main au golfe du Mexique!
Personnellement, même s'il s'avérait que la fonte des glaces de l'Antarctique était inéluctable, je pense qu'il est indispensable de protéger ce vaste territoire. A plus forte raison, si elles fondent. Car le jour où le Continent Blanc sera totalement libéré de ses glaces, cela voudra dire que le climat se sera considérablement réchauffé, que le niveau de la mer aura notoirement augmenté, et que les ressources en eau potable de nos actuels continents aura largement diminué. Autrement dit, dans plusieurs centaines d'années, l'Antarctique risquerait de devenir une bouée de secours, l'un des rares territoires vivables. Mais cela n'est qu'une projection, un changement radical de paradygme qui, espérons-le, n'est pas près d'arriver.
Pour finir, je vous conseille fortement de lire "La Nuit des Temps", de Barjavel. Un magistral roman de science-fiction qui traite en filigrane de l'avidité de l'Homme et des conséquences de sa malsaine curiosité.
Dans le contexte actuel, qui songerait à construire des centrales nucléaires dans un pays sujet aux séismes et aux tsunamis? Le gouvernement chilien, pardi! A l'occasion de la visite officielle de Barack Obama à Santiago cette semaine, le président Sebastian Piñera a affirmé que le Chili renforcerait son partenariat avec les Etats-Unis et ferait venir des experts internationaux en énergie atomique. Le gouvernement souhaite être mieux informé sur la faisabilité et les risques liés au possible développement du nucléaire au Chili, plutôt que rejeter totalement ce type d'énergie sans avoir étudié pleinement la question.
On pourrait penser que l'intention est louable, sachant que le Chili dépend énergétiquement de ses voisins, et cherche frénétiquement le meilleur moyen d'augmenter sa production d'électricité. Mais cet entêtement de Piñera ressemble un peu à celui du bon élève têtu qui refuse d'admettre l'erreur pointée du doigt par son professeur, et persiste dans son idée jusqu'à ce rendre compte que, ah ben oui, il s'est trompé, et qu'à ce stade-là, il est trop tard pour corriger la faute. On n'en est pas là avec le nucléaire, heureusement.
Mais si ce n'est pas le nucléaire, ce sera vraisemblablement le projet HydroAisen, qui consisterait à construire plusieurs grand barrages dans l'une des zones les plus vierges de Patagonie. Un projet qui aurait d'importantes conséquences environnementales, et conduirait à ériger des lignes à très haute tension sur des centaines de kilomètres de terres protégées. Ces dernier temps, on peut observer l'intense lobbying du gouvernement et des entreprises pour convaincre la population de la nécessité du projet.
Je ne suis pas expert en la matière, mais il me semble qu'avec ses 3.700 km de côtes, son ensoleillement et sa géothermie, le Chili a d'autres sources d'énergie potentielles à explorer. Cela représente sans doute plus d'investissements et plus de temps à mettre en place, mais sur le long terme, c'est une solution plus durable. Le problème, c'est que la situation semble un peu urgente si le pays continue à se développer au même rythme. Et que prendre son temps, dans un monde où tout va toujours plus vite et où les vues à court terme sont privilégiées, ne semble pas à l'ordre du jour.
Et comme on n'en est pas à une aberration politique près, voilà que la Bolivie a décidé de faire appel au tribunal international de La Haye pour réclamer l'accès à la mer au Chili. La dispute remonte à près de deux siècles, quand le pays d'Evo Morales a obtenu son indépendance, et que le territoire de l'Atacama n'avait pas de frontières. Il a fait l'objet d'une guerre en 1879 (gagnée par le Chili), puis divers traités ont été signés par les deux pays à plusieurs années d'intervalle. Malgré cela, la Bolivie continue de réclamer son droit souverain à avoir accès au Pacifique. Où est l'aberration dans tout ca? La voici: après des décennies sans relations diplomatiques, les deux pays, sous l'impulsion de Michelle Bachelet, avaient timidement repris contact. L'hypothèse d'un corridor entièrement contrôle par la Bolivie, lui donnant accès au Pacifique, a été remis sur la table. L'aberration, c'est donc de faire appel à la justice internationale, alors que les discussions avaient enfin repris.
Le plus étonnant, c'est que les autorités boliviennes estiment que cette action n'empêchera les négociation diplomatiques de continuer. Là encore, c'est un peu comme si deux élèves faisaient un travail de groupe, et que l'un des deux irait se plaindre en douce à la maîtresse qu'il fait tout le boulot tout seul et que c'est pas juste. Après ca, comment espère-t-il continuer à travailler avec l'autre élève?
Bref, les politiques sont de grands enfants qui font joujou avec de grands problèmes et testent jusqu'où ils peuvent aller sans trop irriter les p'tits copains et les surveillants de la cour de récré. Plus sérieusement, il y a sans doute des raisons électoralistes derrière l'attitude de la Bolivie. Un travers de la démocratie, sans doute...
Un prof à mourir de rire
Réseau de blogs latinos francophones
Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires
Dans les coulisses du journalisme
Un citoyen propose son programme politique
Ca fait penser à Sex & the City
Jean Véronis décrypte le langage des politiques
Drôle, féroce et un poil vulgaire
Un autre regard sur le Brésil
Les tribulations d'Eulalie et M. Muche
Sites incontournables:
http://www.defipourlaterre.org
http://www.biodiversite2012.org
http://www.sciencesetnature.org
http://www.greenpeace.org/france
http://www.amisdelaterre.org
http://ecologie.blog.lemonde.fr/
http://sciences.blogs.liberation.fr
Sites généralistes:
http://biosphere.ouvaton.org/index.php
http://biosphere.blog.lemonde.fr/
http://avecvuesurlaterre.blog.lemonde.fr
http://www.econologie.com
http://www.manicore.com
http://www.ecolodujour.com
Sur le pétrole:
http://petrole.blog.lemonde.fr/
http://www.oleocene.org
http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais/index.html
http://www.moteurnature.com
Sur l'eau:
http://www.ec-eau-logis.info/
http://www.eauxglacees.com
http://www.eautarcie.org/index-fr.html