Lu cette semaine dans un magazine d'économie chilienne, "Capital": "Pour beaucoup
d'investisseurs, la crise, ca a été pire que le divorce: ils ont perdu la moitié de leurs biens, mais sont toujours mariés."
Ca m'a fait rire, même si c'est machiste. Et ensuite, je me suis dit que le taux de divorce chez tous ces gens qui spéculent et investissent à court terme doit être élevé. Car le mariage, c'est
un investissement à long terme avec des hauts, des bas, des crises et des prises de risque. Exactement le genre d'investissement que ces gens-là évitent.
Par @tom
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Publié dans : Pensées du jour
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Les rites catholiques veulent que lors de la Semaine sainte, on ne mange pas de
viande. Une manière, parait-il, de partager la pauvreté des apôtres et de la Cène en se privant de produits riches. Soit. Mais ici, au Chili, que fait-on durant la période de Pâques? Au lieu de
la viande, on mange du poisson et des fruits de mer en abondance! C'est complètement ridicule, dans la mesure où les fruits de mer sont au moins autant raffinés. Et puis surtout, les commercant
profitent de l'occasion pour faire doubler les prix des produits de l'océan. Bref, le coup du "on ne mange pas de viande parce que ca représente le luxe", ca ne signifie plus rien du tout. Ca
tourne au poisson d'avril (haha!) Et en plus, les Chiliens ne se privent pas pour se gaver d'oeufs en chocolat.
Moi, à Pâques, je serai à Buenos Aires. L'Argentine est, entre autres, internationalement reconnue pour sa viande. Inutile de vous dire que je ne vais pas me priver.
J'en ai plus qu'assez de recevoir les coups de téléphone intempestifs de Telefonicaca.
Ces gens-là vous appellent à n'importe quelle heure de la journée (en gros, entre 8h et 22h) pour vous proposer des super-méga-offres et des nouveaux plans avec tant de réductions blablabla et le
reste je le comprends pas, parce que l'opérateur débite son baratin à toute vitesse à l'autre bout du fil -pour la productivité, mais aussi pour ne pas laisser le temps à l'interlocuteur d'en
placer une et lui faire du bourrage de crâne.
Je ne réponds jamais. Des fois je laisse sonner, des fois je mets fin à l'appel tout de suite. A force, ils devraient avoir compris que je ne veux pas leur parler. Mais non, ils rappellent
systématiquement.
Alors, hier, j'en ai eu marre. Vers 15 heures, pour la quatrième fois de la journée, apparait sur l'écran de mon portable le maudit numéro de Telefonicaca. Je décroche. Une jeune femme, voix
dynamique et sympathique. Je laisse la fille faire son discours-mitraillette. Et quand finalement elle me demande si je suis intéressé par l'offre, je prends mon temps, et calmement, je lui dis à
peu près ca:
"Ecoutez, ce téléphone, je ne l'utilise presque pas, il me sert essentiellement à recevoir des appels, et je dépenserais plus avec le plus économique de vos plans qu'avec les cartes de
rechargement que j'utilise. Je n'ai pas besoin de ces offres et ca ne m'intéresse pas. C'est pour ca que lorsque vous m'appelez, je ne réponds jamais. Mais vous insistez tellement que ca devient
très agacant, donc cette fois j'ai décroché pour que vous sachiez une bonne fois pour toutes qu'aucune de vos offres ne m'intéresse et que vous preniez bonne note que je ne veux plus jamais que
vous m'appeliez pour ce genre de choses. Je sais que vous, personnellement, n'y êtes pour rien, et je m'excuse d'être désagréable. Mais j'en ai vraiment ras-le-bol de ces coups de téléphone
intempestifs".
Je lui balance tout ca d'une traite, sans laisser le temps à la pauvre fille de placer un mot -de la même manière qu'ils font eux pour vous vendre leurs offres. Dès qu'elle sent une respiration
de ma part, la voix revient, cette fois beaucoup moins dynamique et sympathique: "Merci pour votre temps, bonne journée" Bip... bip... Je suis un peu désolé pour la fille, parce que je sais dans
quelles conditions on les fait travailler pour ce genre de boulot. Mais bon, il y a des limites.
Eh ben vous le croirez ou non, mais la nuit même, cette nuit donc, mon téléphone portable a rendu l'âme. Je l'avais mis à charger sur un lit inoccupé (je ne dors jamais avec le portable allumé à
côté de moi), et quand je suis venu le récupérer ce matin... il avait explosé! J'entre dans la chambre: de la fumée et une odeur pestilentielle, toxique. La batterie a sauté du portable et a
atterri pratiquement un mètre plus loin! Le boîtier du téléphone est pratiquement intact, en revanche la batterie a fondu et brûlé un couvre-pieds, une couette, deux épaisseurs de couverture et
les draps. Seul le matelas n'a pas été atteint. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé (un court-circuit, peut-être?), mais en tout cas, chez Telefonicaca, ils ont une manière bien rude de
traiter les clients qui refusent leurs offres!
C'est amusant les téléscopages: je vous parlais il y a trois jours des croisiéristes
qui décidaient de ne plus s'arrêter au Chili. Et hier, j'apprends que le gouvernement a lancé un plan de 15 millions de dollars pour développer l'infrastructure de cinq ports, afin de permettre
aux gigantesques paquebots d'accéder plus facilement à la Patagonie et à l'île de Pâques. On pourrait penser que cette mesure a été prise dans l'urgence, en réaction à l'annonce des
croisiéristes, dans l'espoir de les retenir au Chili. Mais non: apparemment, elle avait été décidée auparavant. Dans ce cas-là, ce sont 15 millions lancés par le hublot. Mais peut-être la
nouvelle va-t-elle faire réfléchir les croisiéristes...
Bateaux de croisière ou pas, ca ne devrait pas empêcher le tourisme de se développer au Chili: malgré la crise, la saison estivale a été très bonne, notamment grâce aux Argentins qui sont venus
en masse, bénéficiant d'un taux de change intéressant. Grâce au Chiliens, aussi, qui ont préféré économiser en partant en vacances dans le pays, plutôt qu'au Brésil, en Argentine ou ailleurs. Et
grâce à moi bien sûr, qui à travers ce blog donne envie aux francophones de visiter ce beau pays (oui oui, ca va les chevilles!)