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Un autre monde, réel ou fiction

Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 19:35
DANS LE MONDE DES CONSERVATEURS


Aujourd'hui lundi de Pentecôte, nous allons parler religion et conservatisme, de la pilule du lendemain et des soldats morts pour rien. A propos de religion, c'est curieux, alors que le Chili est très catholique, ni le jeudi de l'Ascension ni le lundi de Pentecôte ne sont fériés (c'est pareil pour toute l'Amérique du sud, d'ailleurs). J'ai l'impression que le dogme ici est un petit peu différent de celui de l'Eglise européenne.

En revanche, le conservatisme est le même. Mais il n'existe pas seulement chez les catholiques. Cela fait plusieurs mois que le gouvernement de Michelle Bachelet a légalisé la pilule du lendemain pour les mineures. Eh bien apparemment ça n'a pas plu aux grands patrons des trois principales chaînes de pharmacies chiliennes: impossible de s'en procurer dans tout Santiago. Le gouvernement a été obligé de menacer les pharmacies de poursuites judiciaires pour qu'ils mettent les pilules à disposition des jeunes femmes.

Les conservateurs chiliens sont contents: lors de mon dernier passage à la télé, j'ai eu l'occasion de discuter de l'avénement de Nicolas Sarkozy avec le sénateur Romero, ex président du sénat et pinochetiste. Travail, mérite, ordre, respect, ça lui plaît au Romero. Ca plaisait bien à Pinochet aussi. Le leitmotiv Travail, famille, patrie semble décidément revenir à la mode. D'ailleurs je constate que les idées de Sarkozy ont déteint sur une partie de la gauche européenne: je lis sur lemonde.fr que Tony Blair veut renforcer les pouvoirs de la police au détriment des libertés individuelles (heureusement, il aura du mal à faire passer la pilule à la chambre des représentants). Tiens, ça me rappelle la politique sécuritaire de George Bush, ça...

Ca tombe bien, aujourd'hui 28 mai, c'est le Memorial day aux Etats-Unis (et le lundi de Pentecôte alors?). Un jour férié en l'honneur de tous les soldats US morts au combat. Ce qui inclut des dizaines de milliers de jeunes recrues mortes sur des terres dont elle ne savaient rien, qu'elles ne comprenaient pas. Mortes sans même savoir pourquoi on se battait. Mortes pour protéger les intérêts économiques des puissants qui détiennent les cordons de la bourse états-unienne. Savez-vous que dans ce grand pays démocratique, membres du gouvernement et grands industriels organisent de fastueuses conférences pour évaluer les bénéfices tirés de chaque guerre? Et malgré ces milliers de morts, la pilule passe encore auprès de l'opinion.

Bref, en ce lundi de Pentecôte, je me dis que nous autres humains avons dévalé la pente et que nous sommes tombés bien bas. Et que la pilule, tous comme les aliments, ça passe mieux sans conservateurs.

Et vous, vous avez travaillé aujourd'hui?
Par @tom - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 22:11
DANS LE MONDE DES CALINS


Cécile a 22 ans, elle est blonde, élancée, jolie, souriante… et elle est free huggeur. Vous connaissez le principe du free hug? Ces gens qui, de façon spontanée, embrassent les passants dans la rue pour leur donner un peu de chaleur humaine. Cécile, qui a un grand cœur croisé Playtex, a été enchantée par l’idée dès qu’elle en a eu connaissance et s’est tout de suite acheté un t-shirt de free-huggeur. Dès sa première sortie dans la rue, ce fut un succès: «Toutes les personnes que j’ai embrassées étaient ravies. Il y a même des ados qui sont venus me donner un hug rien qu’en voyant mon T-shirt…» en reluquant l’abondante poitrine qui pointe dessous, diront certains… C’est vrai que Cécile, rien qu’en la voyant, on a envie de lui donner un câlin (non, ce n'est pas elle sur la photo en-dessous).

Juan-Mann-free-hugs.jpg
Victor a la cinquantaine passée, c’est un vieux hippie bedonnant, à moitié édenté, aux cheveux poivre et sel fins comme du poil d’âne. Lui aussi est free huggeur. Sympathique, le bonhomme. Souriant, jovial. Mais en revanche, il est un peu déçu du free hug. «La plupart du temps, quand je veux donner une embrassade à un quidam dans la rue, on me repousse. Les gens sont pas ouverts, de nos jours. Il y en a même qui ont peur de moi, je les vois changer de trajectoire quand ils approchent! Alors qu’un peu de chaleur humaine, ça a jamais fait de mal à personnes, au contraire!» Lui-même, hors caméra, avoue qu’il a aussi adhéré au mouvement parce qu’il se sent en manque de contact physique, d’affection.

Voilà, Victor a lâché le morceaux: je soupçonne la communauté des free huggeurs d’être un rassemblement de gens laids, d’êtres en manque d’affection, qui a trouvé là un concept en or pour avoir droit à des câlins et tripoter un peu gratis.

Bon je crois que sur ce coup-là, j’ai mauvais esprit. En réalité, j’aime bien ce concept de free hugs, parce que je pense, comme beaucoup, que ce monde manque d’amour et de tendresse, bordel!

***

Ca me rappelle un artiste de rue, vu en 2002 au Coup de Chauffe (le festival d’arts de la rue de Cognac). Il s’appelait le Caresseur public. C’était un personnage intrigant, silencieux. Une grande cape noire, des gants de velours rouge, un long masque blanc mélancolique: on aurait dit un mélange entre un personnage de bal masqué du carnaval de Venise et une statue de cire. Car le Caresseur restait de longues minutes assis sur sa chaise, sans bouger. Il apparaissait de nulle part, discrètement, s’installait sur une pelouse ou dans une ruelle, et attendait.

Et puis soudain, le Caresseur se levait doucement, marchait lentement vers un passant, et délicatement, en silence, posait une main de velours sur sa joue. Le passant, déconcerté, se laissait presque toujours faire. Les réticences tombaient vite, il se laissait embrasser par la longue cape noire, caresser le visage par les gants. Et ressortait tout chamboulé de ces quelques secondes d’étreinte muette et surréaliste.

caresseur-public.jpg
J’ai eu la chance, en tant que journaliste, de rencontrer l’homme qui se cachait derrière ce déguisement. Il nous a expliqué qu’il observait attentivement les passants avant d’en choisir un et de l’aborder en douceur. Avec l’expérience acquise au cours des années, il parvenait à déceler les gens qui manquent d’affection, et qui ne se fermeraient pas à ses caresses.

Et le voir à l’œuvre était fascinant. J’ai vu une dame pleurer dans ses bras. Au début, elle rigolait nerveusement en direction de ses copines avec qui elle se promenait. Et puis soudain, elle s’est abandonné dans ces bras inconnus, doux et forts, rassurants. Elle s’est laissé aller, a serré très fort le Caresseur, et a fondu en larmes. "Cela arrive souvent, nous confiait l’artiste. C’est pour cela que je continue. Parce que des milliers de gens ont besoin de cette petite dose d’amour que je peux leur apporter. Et parce qu’ils me le rendent bien."

Alors à toi qui lis ces lignes, je t’envoie, moi aussi, un free hug virtuel. Prends soin de toi.
Par @tom - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 16:10
DANS LE MONDE DE LA TELE

Le petit écran, lucarne à paillettes, fait l'objet d'une certaine fascination. Mais entre le beau, le flashy que l'on voit à l'écran et l'envers du décor, il y a une grande différence. Visite guidée des studios de l'UCVtv, la chaîne de télé chilienne où je sévis parfois.

D'abord un dédale de couloirs et de portes. Rien qui laisse penser qu'on est dans les locaux de la télévision. Et puis soudain un dernier couloir, une porte insonorisée, et on débouche sur un grand hangar tout noir, haut de plafond. D'abord on se dit qu'on s'est trompé, que c'est juste une remise pour les décors. Mais en fait non: tout au fond, un puits de lumière, un plateau, des caméras: c'est bien là.

De l'autre côté du petit écran, on s'imagine que l'envers du décor, ça doit ressembler un peu aux coulisses d'un théâtre, qu'il y a un salon pour les invités avec champagne et petits fours... Ca, ça n'existe que chez Michel Drucker! Ici, il faut patienter sur un vieux sofa dans un couloir, puis cheminer à travers les décors en carton-pâte entreposés dans le grand hangar. Rien de glamour là-dedans.

Et puis ces décors... à ma droite, les murs d'un palais de princesse pour l'émission infantile du matin. A l'écran, ça parait flamboyant, on dirait le château de Disney. De près, ce sont des blocs de polistyrène peints avec des couleurs flashy, les fenêtres-vitraux sont en fait d'épaisses feuillles de plastique. A ma gauche, le décor d'un jeu télévisé. Tout en toc tout pareil. A côté, les décors faits maison pour le spectacle de fin d'année de l'école primaire Saint-Exupéry n'auraient pas à rougir...

Sur les murs noirs du hangard, des tapisseries de boîtes d'oeufs en guise d'insonorisation. Malgré tout, on entend le souffle du vent sur le toit (les studios sont sur une colline peu abritée). La salle est mal chauffée, comme tous les studios télé ou presque. Mais la magie des caméras opère, et à l'écran tout cela semble clinquant et fastueux. Comme quo
i une caméra est tout sauf un miroir de la réalité...
Par @tom - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 13:52
DANS LE MONDE DE MA TETE (2)

- Dis, tu n'as pas des démangeaisons dans les jambes des fois? La bougeotte, envie de repartir? Parce que tu ne voyages plus vraiment, là.
- Ah te revoilà! Si, ça m'arrive. Mais il faut que je patiente. Si je pars maintenant, c'est toute ma vie qui change, et je ne sais pas trop où je vais.
- Tu as peur des conséquences, c'est ça?
- Oui et non. Pas pour moi, mais pour l'Autre, un peu.
- Que te dit ton coeur?
- Des fois il ne sait plus très bien...
- Et ta tête, alors?
- Un peu brumeux...
- Tu as besoin de t'éclaircir les idées, hein?
- Je me disais il y a peu que mon amour pour le Chili allait mourir à petit feu et que j'allais rentrer en France plus tôt que prévu. Mais on ne maîtrise pas tous les événements, et là je ne sais plus... J'ai le cul entre deux chaises, les fesses entre deux continents. Parfois c'est douloureux, tu comprends?


- Tu sais que c'est clair comme du jus de boudin, ce que tu racontes?
- Oui, c'est fait exprès. Mais c'est très clair en réalité.
- Qu'est-ce que tu veux à la fin? A quoi elle te sert cette conversation avec moi?
- Elle me sert d'exutoire.
- Ca t'aide?
- Sans doute.
- Pourquoi tu mets tout ça en ligne? Quand tu as commencé ce blog, tu avais bien décidé de ne pas parler de toi?
- Les gens changent, les choses changent. Mais je t'avoue quand même que j'ai pas mal hésité à publier cela.
- Ouais, tu réponds à côté! Tu voudrais pas faire de la politique, toi, des fois?
- Si, ça fait un moment que j'y pense. Mais je suis pas encore mûr.
- En raisonnant comme ça, on n'est jamais prêt pour rien!
- Non c'est pas ça. J'ai besoin de connaître mieux le monde et la vie avant de me lancer dans la politique. Et puis c'est un fardeau, tu sais. J'ai 25 ans, j'ai envie de m'amuser un peu, de profiter.


- Et en ce moment, à Quilpué, t'as pas l'impression d'avoir un petit fardeau à porter? Ou plutôt, des chaînes?
- Des chaînes??? T'exagère plus qu'un peu, là! Ce qui est vrai, c'est que je n'en profite pas autant que je le voudrais.
- Ben alors? Fais quelque chose!
- Oui, mais c'est pas facile. Et puis, je tiens à ce que j'ai ici. Alors il faut faire des compromis.
- Couard!
- Tu te méprends! Je suis en train d'agir, vois-tu!
- Ben on dirait pas...
- Tu verras bien...
- J'attends de voir...
- Je te raconterai... si les compromis marchent, ou si je fais tout péter.
- Je vote pour l'option 2.
- Terroriste, va! Ecoute, on a des hauts et des bas parfois. Soit on le supporte pas et on envoie tout valdinguer, soit on essaie de les gérer et de les surmonter, pour passer à autre chose et enlever les bas. C'est ce que j'essaie de faire.
- Ah, dit comme ça, ça me paraît beaucoup plus positif comme attitude. Là je te suis.
- Merci. Mais si je vois que ça ne fonctionne pas, tu sais comme moi ce qui se passera.
- Je te reçois 5 sur 5. Alors bon courage!
- Ouaip. A plus!
Par @tom - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 21:29
DANS LE MONDE DE MA TETE

- Halala Tom c'est pas bien! Tu n'as toujours pas écrit ton récit de voyage dans l'Atacama! Et puis tu as aussi un Ricochet de retard! Ah, et puis tu n'as toujours pas publié ton article sur ton escapade-éclair en Argentine, le mois dernier. Et aussi d'autre choses liées à l'actualité qui n'attendent pas...
- Oui mais euh! Y'a pas que Over-blog dans la vie! J'ai d'autres choses à faire aussi...
- Tu veux rire? Tu vis au Chili logé-nourri-blanchi, tu n'as pas de boulot... mais qu'est-ce que tu fais donc pendant tout ce temps?
- Eh bien je fais un peu d'exercice pour éviter d'engrosser à cause de la nourriture chilienne, j'écris par mal, je butine sur la toile, je lis, je me promène, et le reste du temps est consacré à Caro. Ca a pas l'air, mais ça me remplit bien les journées! J'ai parfois pas le temps de faire tout ce que je voudrais!
- Laisse-moi rire! A t'entendre tu as un emploi du temps de ministre! Les mères de famille monoparentale qui travaillent et tiennent un blog doivent se bidonner en te lisant! Elles, elles ont vraiment une vie bien remplie, et elles arrivent à tout faire!
- Oui bon d'accord, mais à quel prix arrivent-elles à tout faire? Je leur tire le chapeau, mais j'espère pour elles qu'elles ne se dopent pas en médocs. Moi, ici, j'ai appris à prendre mon temps, ça permet d'être plus rasséréné et de mieux profiter des choses.
- Alors pourquoi pestes-tu régulièrement contre la lenteur des Chiliens, leur incapacité à prendre vite une décision, leur façon de remettre à après-après-après-demain ce qui était prévu depuis trois semaines?
- Parce que je reste un français pressé et que des fois ça me revient comme un boomerang dans la figure, je n'arrive pas à me fondre dans la lenteur ambiante.


- Si j'étais toi je chercherais activement un boulot, ça t'occuperait un peu mieux!
- Oui mais quoi? Je reviens en France dans trois mois et des poussières... et j'ai pas envie de faire barman ou bosser chez McDo. Et puis j'ai encore de l'argent de côté, et puis si je travaille j'aurais plus de temps pour écrire ni pour bloguer...
- Et alors? Pendant 25 ans, 2 mois et 14 jours tu n'as pas eu de blogue, tu ne vas pas me dire qu'au bout de 4 mois et demi tu ne peux plus t'en passer!?
- Euh...
- Ca alors j'y crois pas! Tu préfères rester derrière ton écran plutôt qu'avoir une vie sociale?
- Hé j'ai pas dit ça! J'ai toujours privilégié le contact humain.
- Ah oui? Alors pourquoi, en ce moment même, tu t'inventes un dialogue virtuel avec un interlocuteur imaginaire?
- Mais euh! si tu arrêtes pas de m'embêter tout de suite, je te tues virtuellement, interlocuteur imaginaire!
- Ben vas-y! n'hésites pas, ça va pas me faire mal, en revanche toi tu vas passer pour un gamin capricieux et susceptible auprès de tes lecteurs.
- Bon d'accord t'as gagné! Tu as raison... Dis, tu jouerais pas un peu à ma conscience, là?
- Peut-être... tu devrais le savoir, c'est toi qui m'a créé après tout.
- Attends, excuse, mon portable... allô?
- C'est ça, fais croire aux gens que tu es superbusy overbooké!
- Espera un momento, por fa... Mais quoi, c'est vrai, on m'appelle pour m'inviter à une soirée. Ca te pose problème?
- Ah, alors là non, pas du tout!


- Bueno... Bon, je voudrais revenir sur cette histoire de trouver un boulot...
- Ah bravo! très fort! tu fais des digressions et après tu reviens au sujet du début, pour que ça fasse vraisemblable, que ça ait l'air d'un vrai dialogue!
- Merci, et je t'emm...
- Reste poli!
- C'est ce que je fais, j'ai mis des points de suspension.
- Trop facile! Bon passons... donc au sujet du boulot?
- Oui. Alors voilà: quand j'étais petit, j'ai décrété un jour que jamais je n'obéirais à des cons. Eh bien maintenant, je décrète que, au risque de galérer un peu, je ne travaillerai que dans des secteurs qui m'intéressent et qui permettent de faire avancer la société, ou au moins qui apporte quelque chose de positif aux gens. Dans l'idéal, je voudrais travailler pour la défense de l'environnement.
- Ca c'est bien dit! Maintenant il faut mettre ces beaux mots en l'air en application.
- On y travaille...
- Vraiment?
- Oui, enfin c'est-à-dire... ça va être difficile de trouver au Chili, alors en attendant je préfère ne pas travailler.
- Ouais, en fait tout ça c'est des arguments pour cacher le fait que tu es une feignasse!
- Pense ce que tu veux, c'est ainsi. Et puis on va arrêter là la discussion, ça doit commencer à ennuyer les gens.
- Comme tu voudras. A bientôt alors?
- Peut-être, si j'ai à nouveau envie de te parler...


- Attends, attends!
- Quoi?
- Juste une chose: ça va bien, toi?
- Ouais, ça va.
- Hmm...
- Dispense-toi de commentaires maintenant! ça va, je te dis! Allez, chao!
- OK, chao. Et ne m'oublies pas! C'est-à-dire: ne t'oublies pas!
- Non, t'inquiète pas.
Par @tom - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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