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Visitez Valparaiso 1 

Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 14:36
Aujourd'hui lundi 2 juillet, jour férié au Chili. J'ai demandé pourquoi et... les gens ne savent pas! Il a fallu que j'aille chez le coiffeur samedi pour avoir la réponse de la capilicultrice, qui l'avait su par une de ses clientes du matin qui l'avait elle-même appris par madame Ibanez qui s'était osée à le demander à monsieur le curé qui a été choqué de voir que cette fidèle ne savait pas qu'on fêtait Saint Pierre et Saint Paul.

Tout se perd, monsieur le curé! vos ouailles ne savent plus qu'on fête Pierpoljak! Tout ce qu'ils ont bien retenu, c'est que c'est férié! Paix à leur âme!
Par @tom - Publié dans : Pensées du jour
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 21:42
Depuis bientôt huit mois que j'écris ce blog, je n'ai pratiquement jamais parlé de Santiago (mis à part ses problèmes de bus). C'est que je connais mal la capitale du Chili (mais il faudra bien que j'en dise quelques mots un jour). Alors en attendant, pas moins de 60 photos de Santiago sont en ligne, ici, ou comme d'hab dans la rubrique Un monde d'images, en bas de la colonne de gauche.

Je sais, 60, c'est  beaucoup. Mais ce n'est qu'une petite partie de toutes les photos que j'ai. Et puis, rien ne vous oblige à les voir toutes d'un coup. On pourrait critiquer le fait que ce sont surtout des photos de batîments (tout comme mes photos de Valparaiso et Vina). Certes. Mais c'est parce que jusqu'ici, je me suis avant tout concentré là-dessus. Les gens, la vie, c'est pour plus tard. Je ne les oublie pas!
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 14:07
Ca fait pas mal de temps que je parle beaucoup de sujets de société et de politique. J'en oublie de vous faire voyager à travers le Chili. Alors aujourd'hui, hop, je reprend la série des carnets chiliens, en vous parlant de Valparaiso et du patrimoine menacé.


Le cœur historique de Valparaiso est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2003, mais partout alentours, même à flan de collines, même sur les dunes, fleurissent les tours de béton. Dans le centre même de la ville, de nombreux projets immobiliers ont été approuvés juste avant la signature de la charte de l’Unesco, ce qui fait qu’aujourd’hui encore, on voit de grands buildings en construction au cœur de Valparaiso. Et, entendons-nous bien, ce sont des résidences de standing, pas des HLM!


Ce n’est pas un cas isolé. Le Chili s’enrichit, et attire chaque année de plus en plus de touristes. Résultat, de gigantesques complexes immobiliers et touristiques fleurissent sur les côtes du Pacifique, polluant des sites naturels superbes. Les promoteurs locaux pourraient s’inquiéter un peu de ce qui s’est passé en Europe, où l’on a bétonné les littoraux avant de se rendre compte que c’était une mauvaise idée. Mais non, il semblerait que les pays en développement doivent passer par les mêmes erreurs que nous, quelques décennies plus tard (c’est valable pour plein de choses, pas seulement l’immobilier). Heureusement, ils essaient de ne pas construire que des tours laides et rectilignes, comme ici à Algarrobo.

IMG-1038.JPG
Il faut dire que les Chiliens n’ont pas vraiment le sens de la conservation du patrimoine. Pour eux, un appartement neuf dans une tour nouvellement construite, c’est mieux qu’une vieille maison de caractère. Comme les Chinois. L’autre jour, je lisais dans une revue chilienne un reportage sur Shangai, dans lequel le journaliste s’extasiait de la modernité de la ville, tous ces immeubles gigantesques qui remplacent les vieilles maisons certes traditionnelles mais surtout délabrées… alors que nous Français savons bien qu’en Chine, on fait du passé fondations rases, au détriment de l’intérêt historique et patrimonial. Ici, moderne et ancien cohabitent, mais ce n’est pas toujours très heureux.

--cras---par-la-taille-1.JPG
Sur la photo, c
est Santiago. Mais revenons à Valparaiso. Récemment, une chaîne de supermarché a obtenu le permis de construire en pleine zone protégée par l’Unesco, en promettant d’édifier un bâtiment fidèle à l’architecture environnante. Résultat: des fausses fenêtres qui ressemblent plus que vaguement aux fenêtres des maisons voisines, des couleurs jaunasses bizarres, et un toit en tôles de zinc qui fait tache. Ou comment respecter les normes de l’Unesco en les contournant pour que ça ne coûte pas trop cher.

Un peu plus loin, dans l’avenue Pedro Montt (qui fut au début du XX° siècle le Broadway de l’Amérique du sud), presque tous les anciens théâtres ont disparu. Seul restent le théâtre municipal, et le Teatro Imperio.

Teatro-Imperio.JPG
Ce vieux bâtiment n’a pas été détruit comme ses voisins, mais a été reconverti en… feria artesanal! A l’intérieur du bâtiment, à la place des fauteuils, trois rangées de cahutes en bois ont élu domicile entre les vieux murs, le balcon et la scène, son grand rideau rouge et son décor vieillot. Aujourd’hui, on ne vient plus y applaudir les comédiens, mais flâner entre les rangées de bibelots en tout genre.

Et puis il y a les fameux ascenseurs de Valparaiso. Ca, au moins, c’est un patrimoine auquel on ne touche pas.

Ascensor-Baron-2.JPG
En 1996-97, ces merveilles de mécanique centenaires faisaient partie de la liste mondiale des 100 monuments en danger et à préserver, répertoriés chaque année par la fondation World Monuments Watch (cette année, on y trouve aussi le Macchu Picchu, par exemple...). Six ans plus tard, ils étaient élevés au rang de patrimoine mondial de l’Humanité. C’est ce qu’on appelle l’ascenseur patrimonial. Et pourtant, la majorité d’entre eux ne semblent pas avoir été rénovés depuis des lustres (sauf les quatre ascenseurs les plus touristiques, tiens donc!), et plusieurs sont hors-service.

Il faut dire que l
’Unesco napporte pas daide financière aux sites qu’il choisit. Alors on ne peut pas en vouloir à la municipalité de Valparaiso de ne pas s’occuper mieux de son patrimoine. Elle doit en effet gérer une ville de 300.000 habitants avec un budget de misère, et prend l'argent là où elle peut. Le patrimoine, c’est bien, mais l’humain et le social, c’est plus important.
Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 15:30
A la télé chilienne, on entend parfois des publicités en français. A chaque fois, des réclames pour des parfums, qui se terminent par un slogan esthético-ésotérique dit par une voix sensuelle. Evidemment, l’immense majorité des téléspectateurs n’y comprend goutte, mais reconnaît probablement que c’est du français.

Je trouve particulièrement arrogant de vendre un produit de cette façon, sans même prendre la peine de mettre un sous-titre en espagnol. Mais le français est associé au luxe, à la mode, donc au parfum. Alors peu importe la traduction, la publicité esthétiquement bien léchée se suffit à elle-même. Et dans les grands magasins, les griffes françaises comme Lacocoste ou L’eau-Réal sont en bonne place. On trouve même des marques qui se revendiquent de Paris, mais que je n’ai jamais vu dans l’Hexagone. Usurpateurs? Possible, je n’en sais rien.

A propos de parfum, le métro de Santiago ne sent pas mauvais, à l’inverse de celui de Paris. C’est que les Chiliens sont très propres, peut-être plus que nous. Même dans les classes ouvrières les plus pauvres où l’on touche des revenus dérisoires, on se lave tous les jours, on se met de l’eau de cologne bon marché, on se gomine les cheveux…

Car si les Chiliens font attention à l’hygiène, ils ont des habitudes capillicoles particulières: beaucoup d’hommes font un usage surabondant de gel pour les cheveux et de gomina. Tous âges et classes sociales confondus. On gomine pour faire une raie parfaite à la Thierry Ardisson d’autrefois; on gomine pour obtenir des boucles (trop) reluisantes; on gomine pour se faire une coupe à la gothique émo; on gomine pour avoir un effet gras-mouillé au goût douteux… A croire que quand on gomine, ça donne bonne mine!


Intéressant cet article n’est-ce pas? Bon, on ne peut pas être pertinent et captivant tous les jours. Ca ira mieux demain!
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 16:32
J’ai assisté brièvement à une petite manif étudiante dans les rues de Valparaiso. Ca n’avais pas l’air bien violent ni extrêmement revendicatif, mais ici les policiers sont plus répressifs qu’en France. Des camions équipés de canons arroseurs pourchassaient les manifestants à coup de puissants jets d’eau. Les étudiants avaient jusque là résisté à la pluie de hallebardes et au froid qui s’abattaient alors sur Valpo. Mais les lances à eau, très efficaces pour éparpiller les défilés, ont douché leur enthousiasme.

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La liberté de manifester a encore des progrès à faire au Chili. La loi est la même qu’en France, on peut râler, il suffit de demander gentiment l’autorisation aux autorités autorisées, comme dirait à peu près Coluche. Mais il semble qu’ici on soit moins coulant avec les autorisations. Et qu’il faut râler un peu plus gentiment qu’en France.

Cela dit, s'il reste assez strict, le Chili est en train de changer. Par exemple, le lourd héritage de Pinochet s’allège petit à petit. L’ex-général Raul Iturriaga, ancien membre de la police secrète du dictateur, a été récemment condamné à 5 ans de prison pour l’enlèvement et la disparition d’un opposant en 1974. Il a pris la fuite, et est soutenu par ses anciens collègues militaires. « C’était une guerre et dans la guerre, il y a de la violence », ont déclaré les généraux retraités pour justifier ces actes. Mais, fait nouveau, ils n’ont pratiquement plus de soutien de la population.

Et puis surtout, le gouvernement n’hésite plus à condamner les entreprises, malgré leur poids très important dans la politique chilienne. L’usine chimique de cellulose Licanel, qui a déversé en deux semaines 50.000 litres de déchets toxiques dans un fleuve près de Talca, au sud de Santiago, vient ainsi d’être fermée. La pollution avait provoqué la mort de milliers de poissons, unique source de revenus des nombreux pêcheurs de la région.

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Suite à cette catastrophe écologique, ainsi que la découverte de centaines de flamands roses morts-nés près d’une usine de lithium dans le désert d’Atacama, le sénateur Guido Girardi propose d’instaurer le délit d’atteinte à l’environnement. Il semblerait donc qu
enfin, lécologie ne soit pas reléguée aux oubliettes au profit de léconomie. Vous voyez, petit à petit, les choses changent au Chili. Plutôt bien.
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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