Samedi 17 mars 2007
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Suite à cet article, Caco pose cette question à Réponsatout: "Que deviennent les crayons et autres gommes perdus? Vont-ils finir leurs jours / mines / poussières blanches dans un lieu oublié?"Il existe un lieu, méconnu en dehors du cercle du personnel d'entretien des écoles et de quelques vieux instituteurs barbichus, où se rejoignent les crayons, mines et gommes égarées. C'est le cimetière des idées perdues. C'est un lieu empreint de magie et de nostalgie, où l'on retrouve aussi tous les vieux cahiers d'écoliers égarés, les brouillons froissés des contrôles de maths, des feuilles volantes avec le dessin de la maîtresse en maillot de bain. Dans un coin s'entassent les essais de poèmes enflammés, raturés et inachevés pour la jolie Nathalie B. de 4°C, les Yann je t'aime Yann je t'aime Yann je t'aime Yann je t'aime Yann je t'aime Yann je t'aime parfumés à la rose, les pendus et les morpions auxquels on joue pendant les heures de colle...
Et puis au fond du cimetières des idées perdues, se dresse un grand bâtiment. C'est le grand broyeur-recycleur des idées perdues, là où l'on réduit toutes ces feuiles et crayons en papier recyclé. C'est là que se perdent définitivement tous ces écrits d'écoliers, collégiens et lycéens. Bien sûr, on ne les envoie pas tout de suite au broyeur, des fois que l'un des propriétaires retrouverait miraculeusement son cahier ou son crayon perdu.
Car parfois, ce sont des objets ou des textes très intimes qui échouent au cimetières des idées perdues. Songez que, mélangés à l'intérieur des feuilles en papier recyclées de vos cahiers de brouillons ou de votre journal, se cachent peut-être des perles enfantines, les manifestes tourmentés d'amours adolescentes ou de haine de l'école et de la vie. Pensez-y, ça vous inspirera peut-être pendant les mornes réunions au boulot.
Julie, elle, suggérait cela: "Moi je pense que les crayons perdus s'en vont tout simplement dans les mains d'autres personnes. D'ailleurs je suis assez pour une liberté et co-propriété totale du crayon. Hop il serait libre de passer d'une main à l'autre sans ce soucier d'appartenir plus à l'une qu'à l'autre."
Pour le coup, l'idée de Julie est meilleure que ce que propose Réponsatout. Allez, continuez à poser des questions!
Par @tom
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Publié dans : Réponsatout
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Vendredi 16 mars 2007
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16:58
Voici une nouvelle première fois: promener le chien. Que tous les
propriétaires de chiens me pardonnent, ça risque de pas être très intéressant pour eux. Mais pour moi, qui n’ai jamais vraiment apprécié les chiens avant de venir au Chili, c’est un truc tout
nouveau.
Je me disais que promener Perrito (petit chien) en laisse, avec tous les chiens errants qu’il y a dans les rues, ça allait pas être de la tarte. Je savais qu’il allait sans doute sentir le
derrière des autres, peut-être gronder un peu, faire pipi par-ci par-là… mais j’avais aucune idée de combien de temps il faudrait le promener, Perrito. Et est-ce que je devrais le laisser aller
où il veut, ou bien tirer sur la laisse? Moi, perso, une laisse j’aimerais pas ça, alors je préfère le laisser musarder là où il veut.
Bon finalement avec les chiens errants ça s’est bien passé, mais ça a pas été de tout repos. C’est qu’il est costaud le cocker! Des fois j’ai dû courir pour éviter qu’il s’étrangle avec son
collier. Et puis à un moment, comme je suis pas habitué, et Perrito non plus, il s’est retrouvé avec la laisse passant sous l’abdomen, puis entre les pattes arrières, bien au milieu. Ca le gênait
pas pour marcher, mais en revanche, quand il a levé la patte… vous imaginez la suite. Perrito venait de baptiser la laisse toute neuve…
Et puis au Chili, c’est assez inhabituel de promener un toutou en laisse. Alors je me suis fait apostropher par une bande d’ados qui se moquaient de moi, comme si un cocker était aussi dangereux
qu’un rottweiler et avait besoin d’une laisse! Du coup je me suis senti un peu con avec Perrito. Moi je l’aurais bien laissé libre, je suis à peu près
sûr qu’il ne se serait pas échappé et serait revenu tout seul à la casa. Mais on sait jamais, j’ai préféré garder la laisse. Parce que revenir sans le chien, ça aurait été un cataclysme à la
casa.
Prochaines premières fois (à part terminer un stylo à bille): aller en Argentine tout seul, donner un concert…
Jeudi 15 mars 2007
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Ceci est le centième article de ce blog. Je ne suis pas très commémorations-anniversaires-cérémonies, mais ça me fait plaisir quand même d'être arrivé à ce chiffre. Je me suis dit: tiens, je vais faire un Top 100 des choses les plus importantes pour moi. Trop fastidieux. Ou un Top 100 des chansons que je préfère. Trop long. Alors je me suis dit: pourquoi pas 10 Top 10? Je me suis attelé à la tâche, et puis j'ai arrêté. Après tout c'est ridicule ces classements. Ca change avec le temps, et puis on en oublie... Aussi ridicule et insignifiant que les sondages et les émissions de télé sans imagination, type les 100 plus grands coups de gueule, ou les 100 plus belles chansons d'amour.
Alors pour ce numéro 100, je vous propose un article du début du blog quand personne ou presque ne me lisait, de nouvelles photos de Pucon et du volcan Villarrica, et un Ricochet, où je parle de mon addiction pour Radio Campus:
"Même pendant les vacances, lors de mon stage à Beauvais ville fleurie, sa cathédrale au toit écroulé et son usine Spontex qui pue, je pensais Radio Campus. Pourquoi cet envoûtement radiophonique, cette attraction pour le micro? Pour plein de raisons. Ce pouvoir enfantin de pouvoir lancer un jingle quand on veut, de faire découvrir une musique. Etre une voix qui rit ou chuchote à l’oreille de l’auditeur, qui lui parle directement, comme s’il était juste à côté..."
Et puis enfin, je délaisse ce pseudo de Thomas Hawk qui me plaisait bien au début mais qui commence à m'ennuyer, pour prendre celui-ci: @tom (prononcer "atome"), parce que je me sens de plus en plus comme une simple particule insignifiante dans l'univers, mais en même temps une composante indissociable (jusqu'à ce que je disparaisse bien entendu). Et puis on peut aussi comprendre "at home", ou d'autres choses encore...
Mercredi 14 mars 2007
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Décidément les Chiliens sont parfois surprenants. Il y a quelques jours, je lisais dans un quotidien local un article sur des adolescentes de Santiago, les "Anas", qui ont formé une sorte de communauté sur Internet. "Ana", c'est pas un prénom, c'est le doux sobriquet qu'elles ont adopté pour "anorexique". Oui parce qu'en fait elles sont pas vraiment anorexiques mais bon si un peu quand même. C'est-à-dire qu'elles font tout pareil que les anorexiques, mais qu'elles sont pas malades, disent-elle. L'initiatrice du forum assure être bien dans peau (elle fait 1,70m pour 45 kilos...). "On est juste des filles qui veulent être minces, on ne veut pas mourir", explique-t-elle. Ah ben non, c'est vrai, c'est pas la même chose. Sur le forum, on trouve quand même tous les conseils pour se faire vomir et couper la faim sans manger. Il paraît que les top-models ont les mêmes recettes...
Petit détail: plus de la moitié de ces ados sont des filles des quartiers riches de Santiago. C'est-à-dire, là où la qualité de vie est la meilleure, donc où les adolescentes devraient être le mieux dans leur peau. Mais c'est aussi dans ces classes sociales aisées que la peur de manquer n'existe plus. Et que l'on ne considère donc plus le fait de manger comme une nécessité vitale et un souci quotidien.
L'autre nouvelle surprenante, c'est que Johnson's, une marque de grands magasins, vient de lancer une offre inédite pour financer ses frais de divorce en payant en mensualités! Explication: au Chili, tous les magasins ont des cartes de fidélité qui permettent de payer en mensualités (avec des taux d'intérêts parfois exorbitants, j'y reviendrai un jour) tout et n'importe quoi: de l'ordinateur portable au T-shirt, en passant par le service de couverts.
Par ailleurs, au Chili, le divorce est légal depuis le 18 novembre 2004, ce qui fait que le nombre de demandes de divorce est en pleine expansion (ça pose d'ailleurs quelques problèmes d'embouteillages des dossiers auprès de la Justice). Et un divorce, ça coûte cher, surtout pour le Chilien moyen. Résultat, Johnson's a eu l'idée de décliner le système de paiement en mensualités. A quand le même système pour les amendes pour excès de vitesse?
Par thomas hawk
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Mardi 13 mars 2007
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23:26
Ca y est le p'tit frère est reparti en France après deux semaines d'émerveillement au Chili. C'était bien! Ce blog va donc reprendre son rythme habituel. Et puis j'ai aussi deux semaines de Ricochets de retard... Va falloir carburer du clavier, Thomas! A demain donc avec quelque chose de plus conséquent à se mettre sous la dent de souris d'ordinateur.
Par thomas hawk
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Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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