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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Dimanche 8 juin 2008
Entre septembre 2007 et mars 2008, il n'a pas plu à Valparaiso -à part quelques bruines matinales. Six mois à sec, ce qui est inhabituel pour la région. Mars et avril sont aussi passés sans grands épanchements aquatiques sur nos tête. Mais en mai, un fort temporal, une sorte de mini-saison des pluies (ou de mousson, comme diraient mes collègues indiens de Global Inc) s'est abattu sur le centre et le sud du Chili.

La pluie, ici, est à la fois très attendue et crainte. Peut-être même plus que les tremblements de terre: un séisme important est toujours hypothétique, tandis que le temporal, il est certain qu'il va arriver à la fin de l'automne. Et généralement, il pleut fort sans discontinuer pendant deux jours, voire plus. Cette année, il est tombé 95 mm d'eau en une seule journée, et 230 mm en deux semaines de pluie. Pour vous donner une idée, à Paris, il tombe en moyenne 55 mm par mois! Ca compense avec la sécheresse qui a sévi auparavant.

Et le temporal fait toujours d'importants dégâts. Par exemple, un mur de la maison de mes voisins s'est effondré. Sur les collines de Valparaiso, il y a toujours une ou deux maisons à flanc de coteau qui s'écroule. Et ce sont des torrents de boue qui dévalent les collines, emportant avec eux des morceaux de bitume.

Mais au lendemain de la pluie, le ciel lavé de ses impuretés laisse voir très nettement les sommets enneigés des Andes, à 200 kilomètres de là. Et ça, c'est le plus beau des rayons de soleil.
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Voyages
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Samedi 31 mai 2008
Voilà un exemple de plus qui montre bien que le Chili a encore des restes de l'époque militaire de Pinochet. Le chef suprême de la police chilienne est décédé jeudi dans un accident d'hélicoptère au Panama. Résultat: le gouvernement décrète le deuil national pour ce week-end. Dommages colatéraux: la finale du championnat de football national, l'événement le plus attendu de l'année, est repoussée à la semaine prochaine. Motif: il ne serait pas correct de faire la fête samedi soir alors que le chef suprême de la police est allé s'écraser sur un building à Panama. En football, on aurait appelé ça la mort subite.

Dans les faits, le peuple chilien s'en fout un peu. Le chef de la police est important, certes. On le surnommait le Général du peuple. Mais décréter deux jours de deuil national, en faire un événément de toute première importance, c'est "ponerlo mucha color", comme on dit ici. "Lui mettre beaucoup de couleur", en rajouter avec une bonne dose d'emphase, de dramatisation et d'exagération. Comme le fait la Commedia dell'arte avec son Polichinelle (oui, je sais, le jeu de mot entre police, Chili et polichinelle est un peu tiré par la casquette, mon général).

Bref... Personnellement, cette disparition me laisse de marbre comme un officier au garde à vous. La même chose en France, à mon avis, ça ferait même pas la Une des journaux, et peut-être 3 minutes de silence dans les écoles et les administrations. A moins que le grand patron de la police française se fasse tuer par des terroristes ou des jeunes des banlieues; alors là, notre Iznogoud national ferait une intervention présidentielle dramatique pour fustiger le comportement de ces jeunes délinquants, louer les efforts de la police, et en profiterait au passage pour prendre de nouvelles mesures restrictives pour "restaurer l'ordre", tout en contribuant à faire monter le taux de paranoïa de la population.

Bon j'exagère peut-être. J'extrapole peut-être. J'élucubre peut-être. N'empêche que le gouvernement panaméen a un instant cru que le crash d'hélico, c'était un remake miniature du 11 septembre 2001 au World Trade Center, avant de se rendre compte rapidement que l'idée était ridicule. Surtout que le petit pays a de bonnes relations avec le Chili (malgré le fait que le canal de Panama a ruiné Valparaiso. Mais c'était il y a un siècle).

Bon, le paragraphe précédent, c'étaient des conneries hein! Au fait: quelqu'un sait-il si le sobriquet de Paris (Panam') a quelque chose à voir avec Panama? Non? Et bien ce sera votre travail scolaire pour lundi. A me remettre sans faute avant lundi minuit (heure chilienne) en commentaires!
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Merveilleuse Amérique Latine
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Mercredi 21 mai 2008
Le Chili a beau être une démocratie depuis 18 ans, ça reste un pays où l'armée a du poids.
Je ne dis pas ça parce que l'armée chilienne reçoit par décret 10% des revenus de l'industrie du cuivre, qui rapporte des milliards ces dernières années (je rappelle que le Chili est premier producteur au monde).
Je ne dis pas ça parce que l'armée chilienne reçoit une part conséquente du budget du gouvernement (ça doit être environ 10% aussi)
Je ne dis pas ça parce que l'armée chilienne a son propre jour férié, au lendemain de la Fête nationale.

Je dis ça parce que l'armée est très respectée par les Chiliens, et réputée peu corrompue. Ils sont même fiers de leur armée qui n'a jamais perdu une guerre.
Je dis ça parce que d'anciens généraux de Pinochet, suspectés de crimes mais toujours en exercice, n'ont jamais été inquiété par la justice.
Je dis ça parce qu'en ce 21 mai, jour de commémoration de la bataille d'Iquique entre le Chili et le Pérou (tiens, il faudra que je vous raconte ça!), les élèves des collèges défilent dans les rues, en l'honneur des soldats morts pour la patrie il y a presque 130 ans.


Voir cela m'a fait penser à la Chine, à ces défilés militaires d'écoliers à la baguette. En plus relax, évidemment. C'est pure coïncidence, mais justement, la Chine est le premier acheteur de cuivre chilien. Et justement, les deux pays ont signé récemment un accord de libre-échange. Mais ça n'a rien à voir, je trouve juste la coïncidence amusante.

Et quand, cet été à Pékin, les sportifs défileront dans le stade olympique, je ne pourrai m'empêcher de penser à ces petits Chinois qui marchent en rang et en bon ordre, obéissant sans broncher et sans comprendre aux ordres rigides de leur maîtres. Athlètes et enfants, tous disciplinés en quête de médailles. D'or, d'argent, de cuivre (chilien), ou du mérite.

Rompez les rangs, et repos (de la plume) pour moi.
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Merveilleuse Amérique Latine
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Dimanche 11 mai 2008
Vous avez peut-être entendu parler de l'éruption du volcan Chaiten, au sud du Chili, la semaine dernière. Ce n'est pas dans mon habitude de parler de faits divers ou de catastrophes, mais là, je vais vous en parler, pour une raison qui arrive plus bas dans l'article.


Cela fait maintenant près de dix jours que la montagne de feu s'est réveillée, et elle n'a toujours pas sommeil: le cratère continue à cracher du soufre sans discontinuer, et la colonne de fumée s'élève toujours aussi haut dans le ciel, à plusieurs dizaines de kilomètres. Le nuage de cendres a passé les haut sommets des Andes, a pollué le ciel d'Argentine jusqu'à l'Atlantique, à des centaines de kilomètres de Chaiten. Ce n'est que là que le nuage a commencé à se disperser légèrement. Et encore: les cendres ont atteint hier les côtes d'Afrique du Sud! Alors quand on nous dit que le nuage radioactif de Tchernobyl n'a pas passé les Alpes, mon oeil!

Il n'y a pas de morts à déplorer, en revanche, la zone est sinistrée sur des dizaines de kilomètres, recouverte d'une neige hostile qui va mettre des semaines à disparaître. Une neige de cendres qui a dévasté les rivières, empêche les animaux de se nourrir, les plantes de respirer...


Et au milieu de cette zone se trouve la rivière Futaleufu, aux eaux bleus claires et cristallines, un collier de perle accroché aux montagnes. Un cours d'eau mondialement connu des amateurs de canoé, kayak et rafting, qui viennent en nombre défier les eaux tumultueuses. Mais la rivière devenue de cendre, les touristes ont déserté. Et pour un bon moment. Quoique...

Et c'est là qu'arrive le pourquoi de cet article. Je sais, c'est un peu tard, mais il fallait que je pose le décor.

Le patron d'une agence touristique de la région l'a clairement dit aux journalistes: "je suis sûr qu'on peut développer un aute type de tourisme ici, que des gens vont payer pour venir voir le désastre". A chaud, comme ça, ça paraît choquant. Mais le type n'a pas tort: regardez Oradour-sur-Glane, ville bombardée par erreur, aujourd'hui centre touristique. Ou Pompéi, pour parler d'une autre ville tuée par un volcan. Certes, Chaiten n'a pas la même "valeur" historique que les villes précitées. Mais je crois que l'Homme est suffisamment morbide pour se rendre en pélerinage dans des sites sinistrés (je crois que ça s'est passé pour la Nouvelle-Orléans après Katrina, notamment).

Et comme pour corroborer ce que je dis, je viens d'apprendre qu'une entreprise argentine a eu l'idée de récupérer les cendres du volcan et de les vendre dans de petites bouteilles aux touristes (-comme d'autres, à Berlin, vendent de soi-disant morceaux du mur dans des bulles en plastique avec la neige carbonique qui tombe dessus quand on secoue). Vous savez quoi? J'ai trouvé que c'était une idée fumeuse!
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Voyages
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Jeudi 8 mai 2008
En ce 8 mai, parlons un peu de paix... des ménages. Depuis un an et demi que je vis au Chili chez Caro et sa famille, tous les soirs, c’est la même comédie. Tous les soirs, je fais semblant de dire bonne nuit à Caro et d’aller dans ma chambre. Tous les soirs, je reviens en catimini pour aller me coucher avec elle. Cest un peu contraignant, mais à force c'est devenu un jeu. Ici, quand on n’est pas marié, on doit faire lit à part. Déjà, le simple fait que je sois venu au Chili pour habiter dans la même maison que Caro, chez ses parents, ça fait un peu jaser dans l'entourage, surtout les vieux et les conservateurs. Alors imaginez s’ils venaient à penser que Caro et moi partageons le même lit!

Une fois, les JT du matin ont annoncé qu’il y aurait une coupure d’eau pendant 24 heures. La mère de Caro est aussitôt rentrée dans la chambre de sa fille pour lui dire d’aller vite se doucher. Elle nous a surpris à demi-nus dans le lit. Sur le coup elle n’a rien dit, mais après, Caro en a entendu parler…

Caro est persuadée que ses parents pensent qu’après ce fâcheux épisode, nous ne nous risquons plus à dormir ensemble. Moi je suis sûr qu’ils ne sont pas dupes, mais qu’ils laissent faire. Pas vu, pas pris, fermons les yeux et l’honneur est sauf. C’est ce que j’appelle l’hypocrisie du lit.

Mon amie Mireille, Française de Santiago qui sort avec un Chilien, a vécu une expérience assez terrible pour elle. Quand son « pololo » l’a emmenée pour la première fois chez sa famille (ce n’est pas anodin au Chili!), pas question de dormir dans la même chambre. Mireille a dû aller coucher dans le même lit que la sœur de son copain, qu’elle connaissait depuis à peu près deux heures.

Pour le copain de Mireille (et pour beaucoup de Chiliens), il est très important de mettre un nom sur la nature de leurs relations. C’est très codifié. Petit manuel explicatif:

- Etape 1: On sort ensemble. Ca n’engage à rien, et ça peut durer de quelques jours à 3 ou 4 mois.
- Etape 2: On est « pololos », c’est-à-dire petit-e-s ami-e-s. « Pololear », c’est officialiser que l’on sort bien avec quelqu’un. Mieux vaut atteindre assez vite l’étape « pololos », parce que sinon, ça peut vouloir dire que votre pareja a honte de vous ou ne tient pas à s’engager, ne souhaite pas officialiser votre relation, ni vous présenter à ses amis. On reste généralement pololos quelques mois, mais ça peut parfois durer plusieurs années. (Ce qui signifie que l’on peut très bien avoir des relations sexuelles quant on est pololos… enfin ça dépend de l’éducation religieuse)
- Etape 3: On devient « novios », c’est-à-dire que là, c’est une relation sérieuse. Ca vous intègre automatiquement au cercle d’amis de votre pareja, qui vous présentera alors à sa famille (ce qui peut aussi se faire au stade « pololo », ça dépend de l’éducation). Moi par exemple je suis à cette étape-là, et je ne compte pas aller plus loin.
- Etape 4: Comprometidos: ça y est, vous êtes fiancés, ce qui est évidemment un statut très passager avant l’étape 5.
- Etape 5: Le mariage. A l’église de préférence. Et la mariée en blanc.
- Etape 6: On fait des enfants (oui, avant le mariage, on évite, sinon ça oblige à sauter des étapes).
- Etape 7: On divorce (ah non ça c’est pas au programme).

Bon évidemment je caricature un peu, c’est pas aussi codifié pour tout le monde. Caro, par exemple, n’a jamais fonctionné comme cela, et trouve ça complètement dépassé. Et il y a aussi beaucoup de familles chiliennes qui sont bien plus libérales avec la sexualité (généralement, ce sont les moins catholiques). Et puis je suis sarcastique, mais je sais qu’en France c’était comme ça il y a encore pas si longtemps. Et que ça existe toujours.
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Expatrie(e)s
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