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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Mardi 7 octobre 2008
En 1968, Charles De Gaulle, sûr de lui, organise un référendum pour demander aux Francais s'ils veulent toujours de lui à la tête de l'Etat. Déroute du général. Il abandonne le pouvoir l'année suivante.

En 1988, Augusto Pinochet, sûr de lui, organise un référendum pour demander aux Chiliens s'ils veulent toujours de lui à la tête de l'Etat. Déroute du général. Il abandonne le pouvoir l'année suivante.

Je ne comparerai pas De Gaulle à Pinochet. C'est sans doute l'un de leurs seuls points communs. Toujours est-il que le 5 octobre, on célébrait les vingt ans du non à Pinochet. Et que j'aurais dû en parler dans l'article précédent, en vous disant que la démocratie chilienne était arrivée à majorité, mais pas encore à maturité. Mais je n'y ai point pensé. Et comme je n'ai pas envie de parler politique maintenant, je vous livre mon pronostic pour 2008:

En 2008, notre Iznogoud, sûr de lui, organise un référendum pour demander aux Francais s'ils approuvent le dernier disque de Carla Bruni. Déroute de la maison du disque. Le PDG se fait virer et remplacer par Brice Hortefeux, qui va en profiter pour mettre un peu d'ordre et mettre fin aux contrats de tous ces voyous de rappeurs.

Bon, plus sérieusement, je me demande si dans 17 ans, on célébrera le non à la Constitution européenne...
Par @tom - Publié dans : La France vue d'ailleurs
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Dimanche 5 octobre 2008
L'ère des excès politiques me semble bel et bien révolu au Chili. Après les dérives communistes d'Allende (parce qu'il y en a eu, Allende n'était pas parfait!), après la dictature, après l'ouverture du pays au capitalisme ultra-libéral, j'ai le sentiment qu'on est arrivé au stade de la modération. La modération, ce sont les 18 ans de démocratie stable que connait le pays, c'est la proposition d'une nouvelle constitution pour en finir pour de bon avec l'héritage de Pinochet, c'est, encore, le tout récent projet de loi pour la nationalisation de l'eau chilienne...

C'est justement la constitution de 1980, faite par et pour Pinochet, qui est ici en cause. Le dictateur avait privatisé à tours de bras, et créé une Loi des eaux qui laissait le précieux liquide aux mains des multinationales. Aujourd'hui encore, 80% de la distribution d'eau au Chili dépend d'une entreprise étrangère, Endesa.

A l'heure où l'eau devient un bien de plus en plus précieux, où l'on parle de plus en plus de possibles guerres de l'eau, nationaliser les ressources serait une mesure pleine de bon sens, surtout dans un pays qui possède d'abondantes richesses en eau potable, en Patagonie et en Antarctique.

Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Samedi 27 septembre 2008
Regardez bien cette pièce.


Il s'agit d'une pièce de 10 pesos chiliens (environ 1,4 centimes d'euro). Prêtez attention au personnage qui apparait, une femme ailée se libérant de ses chaînes: la Liberté. Maintenant, lisez la date inscrite sous le dessin: 11 septembre 1973. Le jour du coup d'Etat de Pinochet. Vous venez de découvrir une pièce de propagande de la dictature.

Dans les années 80, toutes les pièces de 5 et 10 pesos célébraient la "liberté" apportée par Pinochet. Mais cette pièce-ci date de 1991. C'est-à-dire qu'elle a été frappée après la chute du dictateur. On aurait pu penser que dès le retour à la démocratie, on aurait changé le dessin des monnaies. Et bien non. Mais ce n'est pas tout: ces pièces sont encore très courantes, 18 ans après la dictature. J'en ai encore récolté deux quand le boulanger m'a rendu la monnaie du pain.

Et je n'ai entendu parler d'aucun projet de les retirer de la circulation, malgré le fait que le père de la présidente actuelle a subi la torture sous Pinochet. Mais c'est bien connu, les chefs d'Etat, ca n'use pas les pièces de 10 pesos!
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Jeudi 25 septembre 2008
Enfin une bonne nouvelle pour les Indiens du Chili. L’Organisation Internationale du Travail (OIT)  a accepté la ratification par le Chili de l’accord n° 169, qui permettra aux peuples indigènes d’accéder à un certains nombre de droits. Les peuples indigènes, ce sont les Indiens Mapuches, Aymaras et autres, qui ont toujours vécu sur ces terres et que les conquistadores ont vite privé de leurs droits. Et si la ségrégation n'existe officiellement plus au Chili, elle est encore bien réelle.

Savez-vous par exemple qu'il arrive fréquemment que des jeunes délinquants indigènes purgent des peines disproportionnées par rapport à leurs méfaits? Tout ca parce qu'il existe une loi qui permet d'assimiler les délits commis par les Mapuches à du terrorisme politique. Et dont on abuse un peu, aux dires des Mapuches et diverses organisations humanitaires.

Mais grace à cette signature, les minorités indiennes gagneront, notamment, le droit d'être représentées par quota au congrès. Un sous-secrétariat aux affaires indigènes va également être créé. Ca n'empêchera pas le racisme au quotidien (ici, quand quelqu'un se met soudainement en colère, on a l'habitude de dire "te salio el Indio", tu as faire sortir l'Indien), mais c'est déjà mieux que rien.

A propos, vous savez comment on appelle les Indiens au Chili? los Indios. Normalement, il faudrait dire Indigenes. Et vous savez comment on appelle les Indiens d'Inde au Chili? los Hindus. Normalement, il faudrait dire Indios. Oui mais Indios, c'est ce qu'on utilise pour Indigenes. Bref, il y a de quoi s'y perdre. Un conseil, enfin: si vous rencontrez des Chiliens, ne leur dites pas qu'ils sont typés indiens, ils risqueraient de mal le prendre.
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Samedi 20 septembre 2008
...si je continue, je vais finir par rentrer dans cette catégorie, au grand étonnement de certains. Je commence en effet à cumuler les activités, parallèlement à mes 45 heures par semaine. Comme j'ai gardé mon site de guide touristique et que l'été approche dans l'hémisphère sud, je commence à recevoir de nouveau des emails pour des visites guidées. Et si je ne peux pas répondre à toutes, je n'ai pas l'intention d'arrêter. Je chercherais plutôt un partenaire de confiance, en fait, pour développer l'activité.

En plus de cela, je viens de m'impliquer dans un business sur Internet, type HerbaLife mais en beaucoup plus intéressant financièrement et moins contraignant en temps. Et là aussi, je cherche des partenaires. Et puis j'essaie de garder un oeil sur le rallye Dakar -bon OK, ca c'est pas vraiment du travail.

Cela fait-il de moi un accro au boulot? Je ne sais pas, à vous de me dire... Notez quand même qu'il me reste du temps pour moi, et pour Caro aussi, bien sûr. Pour le blog, un peu moins...
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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