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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 06:50
Suite de la réponse aux questions de Florent. Après le sens des aiguilles d'une montre, Réponsatout va donc expliquer "pourquoi il y a 60 secondes dans une minute, 60 minutes dans une heure et 24 heures dans une journée".


Pour trouver l'origine du découpage du temps, il faut remonter à l'antiquité égypyienne et babylonienne (environ 3.000 ans avant Jean-Claude). En se basant sur l'observation des phases de la lune, qui durent environ 29 jours et demi, nos lointains ancêtres ont instauré les mois. Les astronomes égyptiens ont par ailleurs calculé, en observant le ciel, qu'une année dure 365 jours. Vers -2.800, l'année est découpée en trois saisons de quatre mois, et chaque mois est composé de trois semaines de dix jours, qui seront ensuite transformées en semaines de sept jours, sans doute pour permettre aux travailleurs de se reposer plus souvent le dernier jour de la semaine, et aussi pour des raisons religieuses.

C'est bien joli tout ça, mais quel est le rapport avec les heures? J'y viens. En rapport avec ce calendrier de 12 mois de 30 jours, Babyloniens et Grecs ont divisé le cercle en 360 degrés (12 fois 30). En parallèle, vers -2.200, les Egyptiens ont découpé la journée en 12 heures de jour et 12 heures de nuit, sans doute parce que l'année était déjà divisée en 12 mois. Ce qui veut dire qu'une heure de jour d'été durait plus longtemps qu'une heure de jour d'hiver, inversement pour la nuit. Du coup, minutes et secondes aussi avaient une durée aléatoire. C'est d'ailleurs pour cela que les Jeux Olympiques antiques avaient lieu en été: comme ça les coureurs du pas-encore-100-mètres couvraient la distance en moins de secondes qu'en hiver, et pouvaient donc plus facilement affoler les pas-encore-chronomètres. Mais je m'égare, là...

Mais pourquoi 60 minutes et 60 secondes? Parce que cette base 60 était utilisée pour leurs calculs par les astronomes babyloniens, qui avaient remarqué que 60 est divisible par 2, 3, 4, 5 et 6, ce qui est bien pratique pour faire des quarts, des tiers... L'ironie de la chose, c'est que des siècles plus tard, ce sont les astronomes qui se sont plaint de ce système en base 60 qui leur complique énormément leurs calculs astronomiques, et ont réclamé un changement des unités de mesure pour passer en base 10 (ou base décimale), celle que l'on utilise aujourd'hui pour calculer.

Revenons à ce cercle divisé en 360 degrés (12 fois 30). Quand on a conçu les premières horloges, on aurait pu décider de changer les unités de mesure du temps et diviser la journée en 10 heures de 100 minutes de 100 secondes, c'était l'occasion rêvée. Mais un cadran d'horloge étant un cercle, c'est tout naturellement que l'on a utilisé cette antique division en 12 pour montrer les heures. Et puis, il y avait le poids de l'église catholique, les 12 apôtres, les 12 étapes du calvaire... Non Florent, rien à voir avec les 12 travaux d'Hercule et les Chevaliers du Zodiaque!

A la Révolution française, en 1793, Robespierre a fait une tentative de changement. Il a aussi changé les degrés en grades, ce qui fait qu'un cercle mesurait 400 grades. Mais tout à coup apparurent des 8h83, des 9h99, il était midi à 5 heures et minuit à 10... et au bout de quelques mois le système a été abandonné. Il y a eu, un siècle plus tard, un essai mixte de 24 heures divisées en 100 minutes de 100 secondes, mais ça n'a pas marché non plus. (A ce sujet, je vous recommande l'excellent article de Procrastin. Vous y apprendrez qu'en réalité, dans les nouvelles technologies, on utilise la base décimale pour mesurer le temps, si si!) Donc on est resté là, et aujourd'hui il semble impensable de changer de système.


Réponsatout estime que Robespierre ou ses successeurs auraient pu insister un peu. Au bout d'une génération, les habitudes se seraient modifiées, et pour les jeunes, cette nouvelle division du temps aurait été naturelle. Trop de chamboulement, pensez-vous? En 2002, on est bien passé à l'euro...
Par @tom - Publié dans : Réponsatout
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 06:45
"Pourquoi les aiguilles d'une montre tournent-elles dans le sens des aiguilles d'une montre?" se demandait l'autre jour mon ami Florent. Enoncée ainsi, la question est un non-sens, mais vous comprenez bien ce qu'elle veut dire. Et Florent d'ajouter: Et pourquoi 60 secondes dans une minutes, 60 minutes dans une heure et 24 heures dans une journée? Ca fait beaucoup de questions à la fois... mais je vais y répondre.


Il faut remonter à l'antiquité grecque, quand on a inventé les cadrans solaires. Les Grecs vivent dans l'hémisphère Nord, où le soleil parcourt le ciel d’est en ouest en passant par le sud. Résultat: l’ombre sur le cadran solaire se déplace dans le sens des aiguilles d’une chose-qui-n'existe-pas-encore-qui-s'appellera-une-montre. Quand on a inventé les première horloges, au XIIIe siècle, c'est très vraisemblablement par habitude que l'on a choisi ce sens.

Donc fondamentalement, ça ne changerait rien si les aiguilles tournaient dans l'autre sens? Pas sûr... Imaginez si les cadrans solaires puis les horloges avaient été inventés dans l'hémisphère sud, où le soleil suit une trajectoire est-nord-ouest: l'ombre sur le cadran se serait déplacée en sens inverse, et par conséquent, on aurait utilisé le sens inverse des aiguilles d'une montre pour... fabriquer les montres! Logique, non? Si vous n'arrivez pas à imaginer une montre qui tourne à l'envers, voici ce que ça donnerait (trouvé sur l'excellent blog de Procrastin).


Sur ce, Réponsatout file chez Apple: l'horloge de son ordinateur s'obstine à se régler sur le mercredi 1er mars 1969 à 21 heures (véridique!). Au moins, le cadran solaire, il pouvait pas tomber en panne... Je répondrai demain à la deuxième partie de la question, plus longue à expliquer. Et aujourd'hui, pas le temps...
Par @tom - Publié dans : Réponsatout
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 12:13
Prendre les transports en commun en pays étranger, c'est toujours une aventure (plus ou moins grande). Même au bout de deux ans et demi au Chili, je suis toujours étonné par ce qui peut arriver dans les bus et les taxis collectifs.

Une fois, je suis tombé un Schumacher qui faisait du 100 à l'heure en centre ville. Très bon pour la musculation des fessiers. Une autre fois, un chauffeur qui s'est arrêté au milieu de la course pour aller s'acheter des médicaments. Il m'est arrivé plusieurs fois de ne pas avoir de monnaie et qu'on refuse mon billet de banque. C'est dingue, tout le monde ou presque paie avec des pièces, mais les chauffeurs n'ont jamais de change pour un billet!

Hier, j'ai eu droit à autre chose: comme mon taxista n'avait pas trouvé d'autre client que moi sur le chemin de Quilpué à Valparaiso, ce n'était pas rentable pour lui de continuer 10 kilomètres avec moi tout seul. Il me dit: " ca t'ennuierais de changer de taxi?" Ben... Trente secondes après, il fait des appels de phare à un collègue qui passait par là avec deux passagers, me rend ma monnaie et hop! je change de voiture.

Ce que je me demande encore, c'est s'ils remboursent les passagers quand le bus tombe en panne (ca arrive assez régulièrement). Ah ben non, je suis bête: ils n'ont jamais de monnaie!
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Merveilleuse Amérique Latine
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 07:43

Pourquoi les bananes sont-elles courbes, c’est la question que pose Pipo à Réponsatout. Et c’est pas du pipeau, croyez-moi!


Une blague qui circule sur Internet affirme qu’un terroriste a fait entrer de force les bananes dans une pelure trop petite. Bon, déjà elle est pas drôle cette blague, et puis en plus, la pelure est partie intégrante de la banane. Sa forme est en fait due à la gravité terrestre.
Rien que ça. En effet, contrairement à l’idée que l’on se fait, les bananes ne poussent pas vers le bas, mais vers le haut. Voyez plutôt ce superbe régime:



Que se passe-t-il? En grandissant, la banane prend du poids, et la tige qui la soutient se recourbe peu à peu, jusqu’à lui donner cette belle forme courbe. Sans les lois de l’attraction terrestre, le fruit pousserait presque verticalement
, et n’aurait plus cette forme si charmante à nos yeux. Essayez d’imaginer une banane droite: ce serait beaucoup moins tentant, non?


Sur ce, je vais aller en ingurgiter une. C’est plein de vitamines, c’est bon pour mes neurones. Et oui, Réponsatout a la banane!

Par @tom - Publié dans : Réponsatout
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 12:47
269 milliards de dollars. Non, ce n'est pas le montant du nouveau stimulus financier des Etats-Unis pour venir en aide à son économie sinistrée. C'est le cout total des catastrophes naturelles et humaines pour l'économie mondiale en 2008. Une compagnie d'assurance suisse a répertorié pour l'an passé 137 calamités naturelles et 174 désastres causés par l'homme. Le cout total du seul tremblement en Chine en mai 2008 est estimé à 124 milliards.

Deux faits attirent mon attention. Le premier, c'est que l'Homme soit responsable de plus de catastrophes que Dame Nature à l'échelle de la planète. Je savais déjà que l'Humanité est un parasite global, mais pas au point d'être une calamité. Pas déjà.

Le second, c'est le montant faramineux du séisme en Chine. Certes, les catastrophes naturelles ont toujours eu un cout pour l'économie. Mais ce qui m'interpelle, c'est qu'en 2008, avec toute la technologie et les moyens disponibles, les gouvernements ne fassent rien pour prévenir ce genre de tragédie. Certes, on me dira que la Chine est en voie de développement et très peuplée. Oui, mais rappelez-vous ce qui s'est passé à La Nouvelle Orléans, dont on savait que les digues s'effondreraient facilement. Scientifiques, météorologues, ingénieurs l'avaient prédit. Qu'on ne me dise pas que les Etats-Unis n'avait pas les moyens financiers et logistiques d'éviter cela. Au final, faire construire des digues neuves aurait coûté beaucoup moins cher à la Louisiane (et je ne parle pas du bilan humanitaire!)

C'est cela que j'ai du mal à accepter. Je peux comprendre que nos gouvernants soient réticents à dépenser de très fortes sommes pour prévenir inondations, tremblements de terre et autres calamités. Mais ils savent pertinemment qu'en cas de sinistre, les conséquences financières, humaines et parfois politiques sont bien plus lourdes.

Voici, selon moi (et beaucoup de gens sensés) comment les choses devraient fonctioner:
1) Les citoyens et les entreprises paient des impôts.
2) Le gouvernement investit, notamment dans l'infrastructure immobilière, la voirie, etc...
3) Avec ces nouvelles infrastructures, on fait gagner de l'argent aux entreprises, on évite une partie des désastres et une tragédie humanitaire.

C'est un peu schématique et raccourci, mais vous voyez bien le processus. Au final, tout le monde y gagne. Alors pourquoi, en Louisiane, en Chine ou ailleurs, ca ne fonctionne pas comme cela? Nos dirigeants ont-ils le QI d'une vache folle? Non, évidemment non (quoique...). Alors la vraie question, la voici: à qui cela profite-t-il de ne pas améliorer les infrastructures, mais aussi le système de santé, l'éducation, les salaires, l'accès à la culture, etc. de centaines de millions (de milliards?) de personnes? Et je ne parle pas de profit personnel facon régime bananier à la Mobutu.

Posez-vous la question; commentaires bienvenus!
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Libre pensée politique
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