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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 14:13
Il y a encore quelques mois, je lisais que 40% des grues du monde se trouvaient actuellement à Dubaï. C'est énorme. Aujourd'hui, je lis que l'entreprise Dubaï World, promoteur des tous les gigantesques projets immobiliers et touristiques du petit émirat, ne peut rembourser ses 59 milliars de dollars de dettes, menacant l'émirat de banqueroute. Et faisant du même coup baisser les cours des bourses sur toute la planète. Pourquoi un tel impact, et surtout, pourquoi maintenant?

Ce qui m'interpelle, c'est la date d'annonce. Pourquoi ce jeudi, férié aux Etats-Unis pour cause de Thanksgiving? Pourquoi ce jeudi, veille d'un long week-end à Dubaï (férié vendredi et lundi)? On ne me fera pas croire que les dirigeants n'étaient pas au courant il y a quelque temps déjà de cette situation critique.

Quand on connaît un peu le fonctionnement des marchés financiers, et le vent de panique qui souffle parmi les traders et investisseurs du monde entier à l'annonce de ce type de mauvaise nouvelle, on pourrait se demander si Dubaï ne l'a pas fait exprès. Choisir ce jeudi, c'est plonger les marchés financiers mondiaux dans l'incertitude pendant quatre jours. Et s'il y a bien une chose que les traders ont en horreur, c'est l'incertitude et le manque d'information. Et quatre jours, pour un trader, c'est très long.

Pour faire simple, c'est un peu comme si votre client, patron ou associé vous donnait un coup de fil disant: "Salut Tom, on est endetté jusqu'au cou, on peut pas rembourser et y'a personne pour nous aider. On en reparle dans une semaine". Et vous, pendant une semaine, vous vous rongez les sangs et échaufaudez tous les scénarios possibles, imaginables et inimaginables.

Bref, Dubaï qui coule, c'est panique à bord. A l'échelle de l'économie mondiale, pourtant, cest encore un confetti. Mais un confetti qui rassemble sur son sol 40% des grues mondiales pour de gigantesques projets immobiliers ne peut pas être pris à la légère. Voyez plutôt cette vue aérienne de la ville et tous ces projets d'îles artificielles:


Donc j'aurais tendance à penser que, perdu pour perdu, Dubaï a choisi cette date exprès pour plomber les marchés mondiaux, en espérant les conséquences suivantes:
- faire baisser encore un peu plus le cours du dollar.
- faire monter les prix du pétrole, espérant que les investisseurs inquiets de la stabilité financière des Emirats Arabes Unis se mettent à acheter du brut plus que de raison. Cela ne renflouerait pas Dubaï, qui produit très peu de pétrole, mais apporterait des liquidités aux émirats voisins.
- sauver ainsi les meubles en renforcant la position très importante des pays arabes producteurs de pétrole sur l´échiquier mondial.

Il est possible que je sois totalement à côté de la plaque. Mais j'aime échafauder mes propres théories géopolitico-économiques quand j'en ai l'occasion.
Par @tom - Publié dans : Chroniques de Global Inc. - Communauté : Libre pensée politique
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 02:15
En général, les techniciens de surface ne nettoient pas en profondeur.
Par @tom - Publié dans : Pensées du jour
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 17:59
Après plus d'un mois et demi sans nouveauté sur ce blog (en partie dû à mes vacances et ma volonté de déconnecter), il est temps pour le capitaine de revenir à la barre. Il y a plein de choses à dire et à écrire, mais présentement, ledit capitaine est en train de faire du tri dans sa garde-robe. Mais dès qu'il a fini, hop! au clavier! A très bientôt donc!
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 21:54
Il était une fois un champ de geysers perdus, solitaires, dans les hauteurs arides de la cordillère des Andes. Durant des millénaires, peut-être plus, les fontaines d'eau bouillante ont vécu tranquilles, suscitant vraisemblablement le respect et la crainte des populations indiennes. Et puis l'homme moderne est apparu, avec toute sa curiosité, sa science, son argent et son avidité.


Les geysers d'El Tatio, malgré leur isolement à 4.200 mètres d'altitude, sont peu à peu devenus l'un des plus grands attraits touristiques du Chili: c'est le troisième site le plus visité du pays, avec plus de 100.000 visiteurs par an. C'est merveille de voir les colonnes de fumée s'élever à l'aurore dans leur écrin montagneux, d'observer les couleurs chatoyantes au fond des sources bouillonnantes, d'y faire chauffer le lait et cuire les oeufs du petit déjeuner, et enfin de se baigner dans une piscine naturelle d'eau chaude alors que la température extérieure atteint les -2 degrés.


Ca, c'est le côté agréable et inoffensif de l'homme moderne. Mais je l'ai dit, il n'y a pas que la curiosité. Le gouvernement chilien et des entreprises privées y ont vu un moyen de développer l'énergie géothermique. D'un point de vue environnemental, c'est une bonne idée, puisqu'il s'agit d'une énergie renouvelable. Oui mais voilà: il s'agit d'un site unique, de grand intérêt géologique, l'un des joyaux du pays. Or ces considérations n'ont pas empêché le gouvernement de permettre l'exploitation du site (ou tout au moins, juste à côté).

Et ce qui devait arriver se produisit: en forant sur le plateau à proximité des geysers pour chercher un filon d'eau chaude, l'Entreprise Géothermique du Nord a créé accidentellement un nouveau geyser, de 60 mètres de haut (alors que les autres atteignent au plus un mètre). Pour être clair, les geysers d'El Tatio, avant, c'était ca:


Maintenant, c'est ca:


Selon les scientifiques, les geysers ne vont pas disparaître, mais la création de cette nouvelle colonne d'eau gigantesque a fortement modifié la pression, et la plupart des sources d'eau chaude sont désormais réduites à de simples gargouillis. L'entreprise doit maintenant faire appel à des spécialistes étrangers pour réparer les dégâts. En espérant qu'il soit possible de simplement "reboucher" un trou d'où jaillit avec violence une colonne de 60 mètres d'eau bouillante.

De mon côté, moi qui croyait que le Chili avait finalement compris l'intérêt qu'il avait à protéger ses richesses naturelles, je tombe de haut. Au moins 60 mètres.

PS: aux dernières nouvelles, le geyser géant a pu être contenu, et des actions en justice pourraient être menées contre le groupement d'entreprises responsable, ainsi que les institutions estatales qui ont autorisé l'exploitation.
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Voyages
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 04:52
Il y a quelques jours, j'ai déambulé dans les rues et collines de Valparaiso accompagné d'une touriste un peu particulière, puisqu'il s'agissait d'une jeune journaliste du Petit Journal de Santiago*. L'idée était de faire un reportage facon carte postale-bons plans sur Valparaiso, avec une vision francophone. Donc voilà, j'y apparais un petit peu en tant que guide. L'article est par là: http://www.lepetitjournal.com/content/view/47203/1221/

*Le Petit Journal est un réseau de sites d'information francophones éparpillés dans plusieurs grandes villes du monde. Santiago y compris. L'édition chilienne a plusieurs milliers d'abonnés.
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur) - Communauté : Voyages
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