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Visitez Valparaiso 1 

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 02:15
En général, les techniciens de surface ne nettoient pas en profondeur.
Par @tom - Publié dans : Pensées du jour
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 17:59
Après plus d'un mois et demi sans nouveauté sur ce blog (en partie dû à mes vacances et ma volonté de déconnecter), il est temps pour le capitaine de revenir à la barre. Il y a plein de choses à dire et à écrire, mais présentement, ledit capitaine est en train de faire du tri dans sa garde-robe. Mais dès qu'il a fini, hop! au clavier! A très bientôt donc!
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 21:54
Il était une fois un champ de geysers perdus, solitaires, dans les hauteurs arides de la cordillère des Andes. Durant des millénaires, peut-être plus, les fontaines d'eau bouillante ont vécu tranquilles, suscitant vraisemblablement le respect et la crainte des populations indiennes. Et puis l'homme moderne est apparu, avec toute sa curiosité, sa science, son argent et son avidité.


Les geysers d'El Tatio, malgré leur isolement à 4.200 mètres d'altitude, sont peu à peu devenus l'un des plus grands attraits touristiques du Chili: c'est le troisième site le plus visité du pays, avec plus de 100.000 visiteurs par an. C'est merveille de voir les colonnes de fumée s'élever à l'aurore dans leur écrin montagneux, d'observer les couleurs chatoyantes au fond des sources bouillonnantes, d'y faire chauffer le lait et cuire les oeufs du petit déjeuner, et enfin de se baigner dans une piscine naturelle d'eau chaude alors que la température extérieure atteint les -2 degrés.


Ca, c'est le côté agréable et inoffensif de l'homme moderne. Mais je l'ai dit, il n'y a pas que la curiosité. Le gouvernement chilien et des entreprises privées y ont vu un moyen de développer l'énergie géothermique. D'un point de vue environnemental, c'est une bonne idée, puisqu'il s'agit d'une énergie renouvelable. Oui mais voilà: il s'agit d'un site unique, de grand intérêt géologique, l'un des joyaux du pays. Or ces considérations n'ont pas empêché le gouvernement de permettre l'exploitation du site (ou tout au moins, juste à côté).

Et ce qui devait arriver se produisit: en forant sur le plateau à proximité des geysers pour chercher un filon d'eau chaude, l'Entreprise Géothermique du Nord a créé accidentellement un nouveau geyser, de 60 mètres de haut (alors que les autres atteignent au plus un mètre). Pour être clair, les geysers d'El Tatio, avant, c'était ca:


Maintenant, c'est ca:


Selon les scientifiques, les geysers ne vont pas disparaître, mais la création de cette nouvelle colonne d'eau gigantesque a fortement modifié la pression, et la plupart des sources d'eau chaude sont désormais réduites à de simples gargouillis. L'entreprise doit maintenant faire appel à des spécialistes étrangers pour réparer les dégâts. En espérant qu'il soit possible de simplement "reboucher" un trou d'où jaillit avec violence une colonne de 60 mètres d'eau bouillante.

De mon côté, moi qui croyait que le Chili avait finalement compris l'intérêt qu'il avait à protéger ses richesses naturelles, je tombe de haut. Au moins 60 mètres.

PS: aux dernières nouvelles, le geyser géant a pu être contenu, et des actions en justice pourraient être menées contre le groupement d'entreprises responsable, ainsi que les institutions estatales qui ont autorisé l'exploitation.
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Voyages
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 04:52
Il y a quelques jours, j'ai déambulé dans les rues et collines de Valparaiso accompagné d'une touriste un peu particulière, puisqu'il s'agissait d'une jeune journaliste du Petit Journal de Santiago*. L'idée était de faire un reportage facon carte postale-bons plans sur Valparaiso, avec une vision francophone. Donc voilà, j'y apparais un petit peu en tant que guide. L'article est par là: http://www.lepetitjournal.com/content/view/47203/1221/

*Le Petit Journal est un réseau de sites d'information francophones éparpillés dans plusieurs grandes villes du monde. Santiago y compris. L'édition chilienne a plusieurs milliers d'abonnés.
Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur) - Communauté : Voyages
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 15:30
Il est parfois des commentaires journalistiques qui me font sursauter. Je regardais l'autre jour "Informe Especial", l'équivalent chilien d'"Envoyé Spécial" en France. Il y avait un reportage sur le trafic de drogues entre Pérou, Chili et Bolivie, et notamment sur les "mulets", sobriquet donné aux pauvres gars que l'on paie pour traverser les Andes à pied avec la marchandise. Outre le fait que ces pauvres gens soient payés une misère (en comparaison de ce que va rapporter la vente aux vrais trafiquants, qui eux ne prennent pas le risque de se faire prendre par la police), c'est souvent mieux que n'importe quel job qu'ils pourraient trouver en Bolivie, par exemple.

Passons sur ces tristes faits, ce n'est pas là que je veux en venir. Ce qui m'a fait sursauter, c'est le commentaire du journaliste au sujet de la douane à Arica. Ville-frontière avec le Pérou, Arica voit défiler chaque jour des centaines de Péruviens, mais aussi Boliviens qui voient le Chili comme une sorte d'Eldorado. L'équipe d'"Informe Especial" a filmé en caméra cachée la brigade des stupéfiants, et il apparait vite qu'un grand nombre de ressortissants chiliens et boliviens tentent d'entrer au Chili avec le drogue. Commentaire du journaliste: "Remarquez les caractéristiques physiques de ces gens."

C'est clairement un commentaire que l'on n'entendrait pas à la télévision francaise. Chez nous, ce serait considéré comme raciste, et un journaliste qui userait de tels propos serait vraisemblablement interdit d'antenne pour un bon bout de temps. Maintenant, si l'on y pense bien, est-il plus discriminatoire de stigmatiser les "caractéristiques physiques", ou de dire clairement dans le reportage: "la majorité des gens arrêtés à la douane sont des ressortissants boliviens et chiliens, tous d'origine aymara ou autre ethnie indigène"? Désigner les "caractéristiques physiques", c'est certes discriminant, mais n'est-il pas plus humain de laisser planer un doute sur leur identité, plutôt que pointer clairement du doigt les communautés indigènes? Qu'en pensez-vous?
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Libre pensée politique
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