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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Vendredi 11 juillet 2008
J’ai déjà expliqué qu’à Global Inc, on prend soin des employés. Par exemple, le manager général lui-même veille à ce que l’on ne fasse pas trop d’heures sup (payées ou non), on nous incite à prendre la journée libre si l’on ne se sent pas bien, on nous félicite ou nous encourage quand on travaille bien… Ca paraît l’entreprise rêvée.

Mais des fois, ça va trop loin. Exemple. Tous les soirs, l’un des cinq membres de mon service doit envoyer par email un tableau décrivant le travail fourni par chacun dans la journée. En gros, il y a une liste de 14 produits différents, et il faut remplir les cases avec les noms correspondants et le temps estimé pour chaque tâche. Ce tableau, c’est toujours un vrai bordel parce que rempli à la va-vite à la fin de la journée. Alors j’ai eu l’idée d’en créer un nouveau, avec la liste des 14 produits par ordre alphabétique, pour que ce soit plus facile de s’y retrouver. C’est tout bête, mais ça m’a valu les félicitations de Chef-qu’est-pas-chef, de son supérieur, et jusqu’au manager général! C’est trop, non?

Autre exemple. La semaine dernière, Chef-qu’est-pas-chef m’a emmené dans la salle de conférence pour me faire remarquer gentiment et en tournant précautionneusement autour du pot que je devrais faire attention à ne pas trop arriver en retard (j’ai la mauvais habitude d’avoir en moyenne un quart d’heure de retard, c’est vrai). Je lui ai dit d’accord, je vais faire attention, mais tu pouvais me le dire en deux phrases, je l’aurais pas mal pris. C’est sans doute parce que Chef-qu’est-pas-chef n’est pas encore officiellement chef, et qu’elle ne sait pas encore bien gérer les rapports de chef-qu’est-pas-chef à subordonné-qu’est-pas-officiellement-subordonné.

Mais tout cela confirme ma pensée: ici, on prend tellement soin de l’employé, on le valorise tellement, qu’il donne le meilleur de lui-même pour l’entreprise, sans rechigner. Et c’est souvent trop, par rapport à ce qu’on lui demande, et par rapport à ce qu’on le rémunère.
Et c’est vrai avec le degré de compétences qu’il y a dans cette entreprise, beaucoup d’entre nous pourraient prétendre à plus de responsabilités, un meilleur salaire, etc. Comme dirait ma mère, ce sont des Rolls Royce payées au prix d’une 2CV. Après, faut pas s’étonner qu’on soit choyés!
Par @tom - Publié dans : Chroniques de Global Inc.
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Mardi 8 juillet 2008
C'est l'histoire d'un jeune peintre argentin, fauché comme les blés, qui débarque à Valparaiso, attiré par le mythe de la ville des artistes. Un jeune peintre va-nus-pieds qui espère y trouver l'inspiration et... des clients. Gonzalo Etcheto est tellement fauché qu'il utilise des vieilles chemises de récup' comme toile pour peindre ses oeuvres. Un jour, il rencontre mon ami Bertrand dans les rues de Valparaiso. Bertrand, qui a transformé sa maison en galerie d'art et organise des expositions, est séduit par son travail. Depuis, il vend les toiles de Gonzalo, et plutôt bien. J'ai craqué, j'en ai acheté une.



Ca s'appelle Temporal, en référence aux pluies diluviennes qui s'abattent parfois sur Valparaiso. Au goût des Chiliens, c'est avant-gardiste (vous ai-je déjà dit qu'en terme d'art, les Chiliens ont en général des goûts très classiques, et n'osent pas trop prendre de risques?). Pour moi, c'est de la bonne peinture contemporaine, avec une touche personnelle, mais sans grande audace. Voici un autre tableau de Gonzalo, fait juste avant le précédent, quand les nuages commençaient à couvrir la baie de Valparaiso:



Si vous voulez en voir plus (ainsi que d'autres artistes), je vous conseille d'aller visiter le site http://bahia.utopica.over-blog.com/, où l'on retrouve tous les artistes exposés dans la galerie de Bertrand, ainsi que les événements qu'il organise.
Par @tom - Publié dans : Un peu d'art
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Dimanche 6 juillet 2008
Ingrid-attitude ou ingratitude, choisissez votre camp. On ne peut évidemment que se réjouir de la libération d'Ingrid Betancourt et d'une poignée d'otages "importants". Mais on peut, aussi, critiquer la sur-couverture de l'événement par les médias, notamment en France, et la récupération politico-marketing qu'en a fait notre Iznogoud (notez au passage qu'en Colombie il en est tout autrement, puisque la prochaine élection présidentielle a lieu en 2011).

Bien sûr, on ne va pas critiquer la forte mobilisation de la famille d'Ingrid, qui a fait beaucoup pour sensibiliser le monde au problème. Mais ça aide d'avoir des relations politiques haut placées et ses entrées dans les médias. Ce qui m'agace, c'est l'inégalité de traitement entre Ingrid Betancourt et la quasi-totalité des otages séquestrés pour raisons politiques, à l'échelle de la planète, dont on ne parle jamais ou presque.

Vous me direz: sans elle, sans l’action de sa famille, il n’y aurait pas eu grand’monde pour se préoccuper des otages des FARC, à part les autorités colombiennes. Certes. Mais maintenant qu’elle est libérée, je ne suis pas sûr que la mobilisation continue pour libérer les autres otages. Ingrid est devenue une icone, un peu comme l'était Lady Di, dans un autre registre. Elle est l’arbre magnifique qui cache la forêt, à tel point qu’on en oublie les autres arbres.

Et c’est bien ça qui m’irrite, qu’elle soit traitée comme une personne à part. De quel droit peut-on dire qu'une vie humaine est plus importante qu'une autre? Car c'est cela: telle qu’on nous la présente, la vie d'Ingrid Betancourt est bien plus précieuse que celle d'un otage colombien anonyme. Le fait qu’elle ait été candidate à l’élection présidentielle rend-elle sa vie plus importante? A mes yeux, non. Appelez-moi idéaliste, ou communiste si vous voulez, c’est ainsi que je pense.

Mais prenons le problème à l'envers: la vie d'un ouvrier métallurgiste est-elle moins précieuse que celle d'un bon médecin de campagne? La vie d’un chômeur vaut-elle moins que celle d’un grand chef d’entreprise? Un père alcoolique mérite-t-il plus de mourir qu’une disciple de Mère Teresa? Je ne crois pas. Et un otage, qu’il soit prince de Zambie ou employé des PTT, reste un otage. Pas de traitement de faveur. C’est l’égalité dans la souffrance. Comme le service militaire, oui mon adjudant!

Alors Ingrid Betancourt, vous qui accaparez les médias, prouvez-nous au moins qu’ils n’ont pas tort, et utilisez votre statut d’icône et d’ex-leader politique pour ne pas laisser dans l’oubli les autres otages, et contribuer à faire tomber une bonne fois pour toute les FARC.
Par @tom - Publié dans : La France vue d'ailleurs
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Jeudi 3 juillet 2008
Aujourd'hui, c'est ma fête. N'étant chrétien que de loin, je m'en fiche pas mal. Mais je sais qu'au Chili c'est différent, et qu'il est probable qu'on me souhaite bonne fête aujourd'hui. Je m'en fiche pas mal, mais ça m'a amené à me poser cette question: pourquoi tel saint est-il célébré à telle date? En l'occurrence, pourquoi célèbre-t-on Saint-Thomas le 3 juillet? Il semblerait que ce soit décidé au cas par cas. Dans le cas de Thomas, c'est le jour où l'on a transféré son corps à Edesse, sa dernière demeure.

Sinon, j'ai appris au passage qu'en araméen, mon nom signifie jumeau. Et aussi que Saint-Thomas est parti évangéliser l'Inde. Je savais déjà qu'il symbolisait le doute, mais je ne savais pas qu'il était le patron des architectes. Je trouve tout ça amusant, dans la mesure où je travaille pour une entreprise basée en Inde, ma grand-mère m'a toujours rêvé architecte, et j'ai l'habitude de souvent douter d'un fait tant que je n'ai pas pu le vérifier moi-même (par exemple, les circonstances de la libération d'Ingrid Betancourt, telles qu'on nous les a annoncées, me paraissent douteuses). Manque le jumeau, et la correspondance entre l'apôtre et moi serait confondante.

Bon, je vais m'arrêter là, j'ai l'impression de faire du Elizabeth Teyssier! Notez quand même que c'est rigolo qu'un type réputé pour douter ait été capable de prêcher en Inde et de convertir jusqu'à des princes locaux.

Par @tom - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Lundi 30 juin 2008
L'autre jour, je me promenais tout seul dans le centre de Vina del Mar (je ne travaillais pas ce jour-là, Caro si) quand je suis tombé sur une pancarte qui disait "sauna acondicionado - masajes". Chouette, un sauna, je vais aller me réchauffer là-dedans (je rappelle que c'est l'hiver au Chili).

J'entre. Derrière la porte, un escalier étroit et sombre, pas très engageant. Bon, je monte. Au premier étage, une porte opaque, fermée. Curieux. Je sonne. Pas de réponse. Je suis sur le point de faire demi-tour lorsque j'entends des bruits de pas dans un escalier. La porte s'ouvre. Je me retrouve face à une chica d'environ 25 ans, talons, mini-jupe et large décolleté.
- Euh... le sauna, c'est bien ici?
- Oui, oui, passez.
Bon, je passe. Sitôt entré, la fille me demande:
- Je te présente les filles?
Et moi, benoîtement:
- Non non, je veux utiliser le sauna.
- Ah, le sauna, OK. Mais tu veux pas que je te présente les filles?
- Ben non. Mais je voudrais peut-être un massage, après...
- Ah, donc après le sauna je vais te présenter les filles, pour le massage.
Et moi, dans ma p'tite tête naïve, je me dis: "mais pourquoi est-ce qu'elle insiste tellement à me présenter les filles?"

Bon, me voilà dans le sauna. Je préfère les hammams pour l'humidité, mais un sauna, c'est mieux que rien. Après une heure de bonne suée, je me dis que je me ferais bien un massage. Je sors: personne. Je déambule dans les couloirs, ouvre deux-trois portes: des chambres. Tiens, ils font hôtel aussi. Et puis finalement, arrive la patronne du lieu, une petite vieille ridée que j'aurais aisément pris pour la femme de ménage.
- Je te présente les files? qu'elle me demande.
- Je voudrais prendre une douche, et puis après, un massage, que je dis.
Et là, sa réponse est surréaliste:
- Justement, je vais te présenter les filles pour qu'elles t'amènent à la douche!" Euh merci, mais pourquoi vous me montrez pas vous-même, que je me dis. A ce stade, je commence quand même à me poser sérieusement des questions.
- Bon, OK, présentez-moi les filles, que je finis par dire.

Défilent alors, une par une, six filles en petite tenue sexy, genre string et bustier en dentelle, maquillées à outrance, qui viennent me faire la bise (alors que je suis tout gluant de sueur après le sauna, glup!). Là, le doute n'est plus possible: je suis dans un bordel. Bon, je me démonte pas. Je veux juste un massage, je dis. Mais un vrai massage, hein. Et la vieille qui me dit oui oui, on a compris, les filles sont là pour ça, choisis-en une. Et là j'avoue un petit instant de faiblesse, j'ai pas cherché à connaître leurs compétences de masseuses, j'ai choisi la plus sexy du lot. Au final j'ai eu droit à un massage très pro, avec des huiles et tout et tout, très bien. Pas érotique du tout.

Et là, en descendant l'escalier pour rejoindre la rue, je me dis mince, comment je vais sortir de là? Tout le monde doit savoir que c'est une maison de passes (sauf moi), et la porte donne sur la plus grande artère commerçante de Vina, et on est vendredi soir donc c'est plein de monde! Oh et puis zut, après tout y'a pas de honte à avoir, et je sais très bien ce que j'ai fait. Je sors, rideau!

Je suis un grand naïf, pas vrai?
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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