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Vie du blog (et du blogueur)

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 16:38
Suite à l'invitation de Caco, je réponds à mon tour au questionnaire des années en -2 et en -7. Le but est de raconter un petit bout de son parcours personnel. Allons-y...

1982

J'ai 1 an, des couches-culottes et une tétine omniprésente dans la bouche. Premier né de la famille, papa artiste, maman secrétaire. Pas de souvenirs de cette époque, mais je sais que je me réveille régulièrement au milieu de la nuit. Déjà des problèmes avec le sommeil...

1987
On aurait pu m'appeler Poupou. A l'école je suis deuxième de la classe, ce qui me poursuivra jusqu'en cinquième. Mais jamais le même premier devant moi. Je suis un enfant éveillé mais rêveur, qui préfère souvent (déjà!) la compagnie des filles à celle des garçons trop turbulents et bêtes. Pas de télé à la maison: Papa-maman me font écouter de la musique, m'emmènent souvent visiter des châteaux, voir des gens intéressants, mais je suis pas en âge de m'en rendre compte. Aujourd'hui je les en remercie. Papa artiste dit plein de choses que je comprends pas.

1992
Petit frère est né il y a deux ans. Au début j'étais jaloux, et puis très vite les choses ont changé. Papa-maman c'est plus vraiment ça, je m'isole dans les livres et dans ma chambre. Encore bébé au milieu des pré-ados (argh que je n'aime pas ce mot!) mais pourtant un esprit bien affirmé: je clame haut et fort que jamais j'obéirai à des cons. Quinze ans plus tard, exception faite d'un prof d'université (que certains reconnaîtront) et d'un chef de service (avec lequel je me suis débrouillé pour rester très peu de temps), j'ai tenu parole. Papa artiste dit toujours plein de choses que je comprends pas.

1997
Pas vraiment de crise d'adolescence, elle me viendra plus tard (je suis toujours en retard pour tout, depuis la naissance: je suis né au bout de neuf mois et demi et j'ai mis des heures à sortir). Au milieu des lycéens je fais toujours bébé, du coup avec les filles c'est pas vraiment ça. J'ai pourtant choisi Première L par amour pour l'une d'elles... amour non partagé. Avec maman on déménage, c'est fini avec papa. Entretemps la télé est arrivée à la maison. Petit frère a beaucoup souffert, mais c'est mieux ainsi. Papa artiste dit toujours des choses que je comprends pas.

2002
Après une phase de dépression, le Thomas nouveau est arrivé. Plus souriant, sûr de lui, confiant... Je suis journaliste depuis l'an passé et je découvre des lieux, des gens passionnants. Je me nourris de films, pièces de théâtres, concerts... et rêve de faire du cinéma. Ma vie sentimentale commence enfin à se remplir. Ma conscience citoyenne s'est éveillée. Mais papa artiste dit toujours des choses que je comprends pas.

2007
Je suis à un tournant de ma vie. Bientôt 26 ans, je suis avec une Chilienne depuis presque deux ans et vis depuis septembre chez elle, près de Valparaiso. Toujours journaliste mais sans emploi, plus que jamais préoccupé par l'environnement, j'observe le Chili, ses paysages, ses habitants... et j'écris ce blog qui me fait beaucoup de bien. Que va-t-il se passer en 2007? Rester au Chili, rentrer en France, partir au Canada, ailleurs? Seul ou avec elle?... Une certitude: ne pas végéter, toujours garder cette capacité que j'ai de s'émerveiller de ce que je vois autour de moi. Et terminer ce que j'ai entrepris d'écrire. Ah, une dernière chose: papa artiste dit des choses que je commence enfin à comprendre.
Par thomas hawk - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /2007 15:56
Jusqu'à présent je n'ai jamais vraiment raconté ma vie privée sur ce blog. Mais aujourd'hui, j'ai bien envie de vous parler d'une (petite) engueulade que j'ai eu avec ma copine Caro. Quelle drôle d'idée! Attendez, vous allez voir pourquoi, ça n'a rien de dramatique.

Il y a de cela 3 ou 4 semaines, donc, on s'est un petit peu engueulés au sujet de... je ne sais plus quoi, mais c'était pas bien important (sinon je m'en souviendrais... enfin je crois). En revanche sur le coup ça m'a bien foutu en rogne, et j'ai ressenti le besoin de me défouler sur quelque chose. J'ai ouvert mon placard, j'ai pris un T-shirt et... bon voilà, pour la première fois de sa vie, à 25 ans, Thomas a pris un plaisir délicieusement coupable à déchirer son T-shirt.

Oui, bon, je sais, c'est très con et puéril, mais j'ai toujours rêvé de faire ça depuis que j'ai vu, vers l'âge de 12 ans, un clip de Michael Jackson dans lequel il déchire son T-shirt d'un grand coup sec. J'avais trouvé ça trop cooool!!! Mais j'avais jamais essayé, faute de prétexte (je me mets très rarement en colère). Et puis je pensais pas en être capable. En fait si, quand on a la rage, ça se déchire très facilement, un T-shirt.


Où est-ce que je veux en venir? C'est simple: des fois, au lieu d'infliger des "interdit aux moins de 12 ans" ou "déconseillé aux moins de 10 ans" à tout va, parfois à des films pas bien méchants, on ferait mieux de censurer les clips de MJ. Après tout, quand tu as 12 ans, voir une scène d'amour un peu dénudée (soft, hein!) qui te donne envie d'essayer, c'est pas pire qu'un clip qui te donne envie de déchirer ton T-shirt, non?

Par thomas hawk - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /2007 07:03
Par thomas hawk - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /2007 17:28
Ma série d'articles sur la télévision chilienne, publiée en novembre sur ce blog, est désormais visible sur un site sur les médias très pro: www.imedias.biz
Par thomas hawk - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 19:23
Qui est l’andouille qui a dit que la musique adoucit les mœurs? Hier soir je suis allé, un peu par accident, à un concert de death metal dans un pub de nuit de Valparaiso. J’avais jamais écouté de death metal en live avant. Déjà, le death metal, je suis pas fan. Mais alors quand en plus c’est des mauvais musiciens, qui font siffler le micro et mettent l’ampli à fond, avec un chanteur qui gueule comme Rambo quand il est pas content…Mettez un ampli dans la bouche d’un ours ou d’un tigre en colère, en saturation, ça ferait à peu près le même son. Du coup, quand après leurs éructations bruyantes ils disent simplement « gracias » au public, ça sonne tout bizarre…

Eh ben sans rire, moi qui suis un garçon plutôt calme, ça m’a donné envie de balancer la table du bar en l’air, de briser mon verre au sol et de jeter une chaise sur mes voisins. Pourtant je comprenais un traître mot de ce qu’il baragouinait l’autre beugleur. Mais on sentait bien qu’il avait la rage, la haine. Bon c’est peut-être aussi parce que le concert était horrible que j’avais des pulsions violentes. Si c’était pas pour les amis de Caro qui organisaient la soirée, je me serais tiré.

Heureusement l’autre dragon il a vite craché toute sa bile dans le micro, ses compères ont vite fini de torturer les boyaux de leurs guitares et d’assommer les peaux de la batterie. Le death metal était mort pour la soirée, maintenant on allait pouvoir discuter tranquille et danser un peu…

Vis ma vie de videur dans un pub

Puis, alors qu’on allait partir, on a été réquisitionnés pour faire la relève à l’entrée du pub. Il était 3h du mat’, Caro elle était crevée, franchement ça l’a pas fait rire. C’est assez rigolo pourtant, les négociations à travers la grille pour entrer à moitié prix: Regarde il est super tard, en plus on est nombreux… eh mon pote, je connais le patron, je vais pas payer quand même! On est pas de trop à trois pour les empêcher de forcer le passage. Heureusement y’en a aucun d’agressif.

J’ai toujours pensé que c’était super chiant d’être portier ou videur d’une boîte de nuit. En fait non, il se passe toujours quelque chose, entre les soulard(e)s qui s’en sont jetés quelques-uns de trop derrière la cravate ou le décolleté, et qu’il faut soutenir pour descendre les escaliers vite fait avant qu’ils vomissent à l’intérieur; les trafics un peu louches qu’on devine dans les coins sombres des petites rues; les bésouilles enflammées et maladroites des couples bourrés sur le trottoir; les va-et-vient des accros du portable… Et puis de l’entrée, la musique est moins forte et vu que la boîte est pleine, on a pas moins de place pour danser.

Bref ça a duré quasi une heure comme ça, jusqu’à ce que le patron du pub décide de fermer la grille d’entrée, laissant en rade les clients sortis pour téléphoner, vomir un coup derrière une bagnole ou tirer un coup à l’arrière d’une bagnole. Ceux-là, faudra qu’ils aillent sonner le patron pour récupérer leurs affaires à l’intérieur.

Finalement c’est passé très vite. Mais bilan des courses, ce matin je me suis réveillé avec une vieille chanson des L5 dans la tête. Allez comprendre…
Par thomas hawk - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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