Lundi 13 juillet 2009
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Pour la deuxième année consécutive, je passerai le 14 juillet au Chili. Et pour la
deuxième année consécutive, je ne me joindrai pas aux "festivités" organisées par la communauté francaise. D'abord parce que je ne suis pas au Chili pour passer mon temps libre avec mes
compatriotes expatriés (surtout les aficionados des manifestations officielles de la "communauté": ce sont souvent les moins intégrés à leur pays d'adoption et, par conséquent, les plus fermés
d'esprit).
Ensuite parce que les "festivités" en question sont... comment dire... trop alléchantes. Jugez plutôt: en dehors des habituels messes du 14 juillet, dépôts de gerbes et remise des médailles,
voici ce que proposent l'Union des Francais du Chili et l'Alliance francaise pour la région de Valparaiso:
- dîner et soirée dansante organisés par le Comité des Dames francaises de la Bienfaisance (sic!). Pour tous ceux qui ont envie de retrouver la prononciation en cul-de-poule à la
francaise facon XIXe siècle. Ca a l'air encore plus fun qu'un après-midi jeux au club troisième âge.
- match de pétanque. Bon d'accord, c'est quasi-incontournable. Mais avec pisco sour plutôt que pastis, SVP!
- tournoi de bridge. Très francais, ca! Et puis c'est bien connu, tout le monde sait jouer au bridge!
- bal du 14 juillet: annulé pour cause d'épidémie de grippe. De toutes facons, si c'est pour se retrouver avec les rombières du Comité des Dames francaises de la Bienfaisance...
Ajoutez à cela qu'ici, c'est l'hiver, et ca ne vous donne vraiment pas envie de faire la fête pour le 14 juillet! Alors à tous ceux qui sont dans l'Hexagone: bon feu
d'artifice!
Par @tom
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Publié dans : La France vue d'ailleurs
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Samedi 11 juillet 2009
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20:03
Le problème avec les techniciens de surface, c'est qu'ils ne nettoient jamais en
profondeur
Par @tom
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Publié dans : Pensées du jour
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Lundi 6 juillet 2009
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15:41
Vous avez sans doute remarqué que lorsqu'on les interviewe, la plupart des artistes
actuels se disent influencé par tel ou tel artiste d'une époque antérieure. C'est normal, mais c'est triste. Car dans bien des cas, cela constitue un appauvrissement artistique. On prend un
ingrédient-clé d'un artiste reconnu, on le mélange à sa propre sauce, et ca fait au final un plat plus fade que l'original, et sans grande créativité.
Pour prendre un exemple populaire: Beyonce Knowles. La diva du R&B est influencée par Aretha Franklin. Bon, j'aime bien Beyonce, mais je trouve que son potentiel est largement inexploité.
Elle pourrait, effectivement, se hisser au niveau d'Aretha. Mais ce n'est pas avec l'ersatz de rhythm'n'blues et de soul qu'on nous sert actuellement que ca va arriver. L'heure est la
simplification des mélodies et des textes, à l'abrutisation des oreilles par des musiques délibérément simplistes. Conséquence de l'industrialisation massive de la musique et des arts en général?
Peut-être. Il est sans doute plus facile pour un producteur de faire du fric avec une lisse et docile Lorie qu'avec un tortueux Dominique A.
Tout comme l'Homme du XIXe siècle est incapable de construire une cathédrale gothique ou une pyramide d'Egypte, il risque de perdre peu à peu les techniques artistiques les plus difficiles à
maîtriser, à force de se complaire dans le nihilisme et la simplification à outrance. Epure, diront certains. Facilité, dis-je.
Si vous voulez mieux comprendre de quoi je parle, nettoyez-vous les oreilles: retournez aux sources du rock et du jazz, écoutez les classiques, aventurez-moi aux musiques du monde, tentez la
musique concrète (plus ardu, ca!)... puis comparez avec la soupe actuelle. A part quelques exceptions, vous verrez, les vieux pots étaient bien meilleurs.
Faites de même avec les autres disciplines artistiques: comparez Racine à Eric-Emmanuel Schmitt (qui n'est pas mauvais du tout, je tiens à préciser!), Christine Angot à Simone de Beauvoir. Allez
successivement au musée d'Orsay et au Palais de Tokyo. Je ne suis pas un chantre du classicisme (j'aime la peinture contemporaine, par exemple), mais je préfère un chef-d'oeuvre basé sur
l'esthétisme pur, la technique, la beauté d'une expression, à une production artistique dont la seule réelle valeur est le concept. Trop intellectuel, trop peu d'émotion. Et c'est toujours
pareil: peintres, plasticiens et sculpteurs actuels se disent inspirés par Untel ou Unetelle. Et qu'ont-ils gardé de ces maîtres du passé? Ils sont allés vers "la simplification". C'est ce que
j'appelle l'appauvrissement culturel. Et ce n'est pas la globalisation qui va améliorer les choses.
Par @tom
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Publié dans : Un peu d'art
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Vendredi 3 juillet 2009
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14:08
Lu le week-end, sur un mur d'Arica, en plein désert d'Atacama:
"Mille machines ne font pas une fleur".
Par @tom
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Publié dans : Pensées du jour
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Samedi 20 juin 2009
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19:39
La lumière viendrait-elle du tunnel? Après des décennies de bisbilles diplomatiques,
le Chili a peut-être trouvé une solution aux revendications de la Bolivie, qui réclame depuis très longtemps un accès à
la mer. L'idée, lancée par trois architectes chiliens, serait de creuser un tunnel de quelque 150 kilomètres, qui partirait du territoire bolivien et déboucherait sur une île artificielle,
spécialement créée pour l'occasion. La Bolivie pourrait y créer des infrastructures portuaires, et la zone maritime, située au large d'Arica (Chili) et Tacna (Pérou) serait tri-nationale.
En plus de satisfaire le gouvernement de La Paz, cela pourrait aussi calmer les ardeurs de celui de Lima: le Pérou, qui a déposé une plainte devant le tribunal pénal international de La Haye pour
un désaccord sur la frontière maritime avec le Chili, y trouverait son compte en récupérant un bout de mer.
L'île artificielle, qui serait créée avec les remblais du tunnel, appartiendrait à la Bolivie et permettrait enfin au pays d'exporter et importer sans devoir payer des millions de dollars de
taxes. La mer qui l'entoure serait baptisée "Mer de la Concorde" et administrée par les trois pays. En plus du trafic routier et ferroviaire, le tunnel permettrait de faire passer oléoduc et
gazoduc sous la frontière.
Le projet est pharaonique, et même si l'idée est acceptée par les trois pays, la question du financement s'annonce épineuse. Mais la Bolivie a tout à y gagner, et même si elle devait assurer
seule le financement, ce serait rentable à moyen terme: selon les économistes John Luke Gallup et Jeffrey Sachs, “un pays sans port perd chaque année entre 0,6 % et 1 % de son PIB”. C'est énorme.
Mais la Bolivie, l'un des pays les plus pauvres du monde, aura-t-elle les moyens de mener à bien un tel projet? L'idée est à creuser...
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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