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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Samedi 7 juin 2008
Quand je suis arrivé à Global Inc, on m’a presque tout de suite demandé si je voulais que mon numéro de portable apparaisse sur ma carte de visite.
-Euh… j’ai pas besoin de carte de visite!
-Tu en auras de toute façon, on en commande automatiquement pour chaque nouvel employé.
-Mais c’est du gaspillage! Je vais jamais m’en servir, je n’ai aucun contact avec un quelconque client ou interlocuteur (c'est vrai: je fais des revues de presse moi, pas du public relation!)

Mais rien n'y fit: une semaine après, me voilà avec un lot de 100 cartes de visite papier bristol à mon nom, qui vont moisir au fond d’un tiroir de mon bureau. Bon, j'ai décidé de les utiliser pour faire la liste des courses.

En revanche, j'ai demandé un stylo de l'entreprise, ou un tapis de souris, que je trouve cent fois plus utile. Ah ben ça non, y'a pas, désolé. Alors que je sais très bien que c'est pas vrai parce qu'aux ressources humaines, ils en ont. D'ailleurs c'est pas juste, aux RH ils ont plein de trucs sympas, de petits cadeaux et gadgets publicitaires.

Et là, je vais faire tomber un mythe. On dit généralement que le service des ressources humaines est impopulaire parce qu'il est chargé de virer les gens. C'est faux! Il est d'abord impopulaire parce qu'il bénéficie de ces petits traitements de faveur inaccessibles aux autres employés. C'est pas pour rien que j'appelle le DRH Mr. Profiteur! Mais à Global Inc, l'équipe de RH est sympa. Ici ils ont compris qu'en chouchoutant l'employé, il se sent valorisé et travaille mieux. Et puis en plus, ça inhibe chez l'employé lambda toute volonté ou tentative de créer une section syndicale dans l'entreprise. Bien pensé, non?

Alors la carte de visite d'emblée pour tout le monde, ça fait partie de cette "valorisation" de l'employé. Et puis je sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve que carte de visite et syndicaliste, ça va pas trop ensemble. Il leur faudrait des tracts de visite "CGT Global Inc".
Par @tom - Publié dans : Chroniques de Global Inc.
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Mercredi 4 juin 2008
Autrefois, les Caraïbes, c'étaient des îles au trésor paradisiaques. Aujourd'hui, ce sont des paradis fiscaux. Et il y a toujours des pirates et des voleurs qui tournent autour.
Par @tom - Publié dans : Pensées du jour
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Lundi 2 juin 2008
Au Chili, quand quelqu'un est antipathique, on dit qu'il est "mala onda", littéralement "mauvaise onde". L'expression fait mouche, dans un monde saturé d'ondes électromagnétiques mauvaises pour l'organisme, que ce soient les fours micro-ondes, le WiFi ou les téléphones portables (ces cellulaires qui vous bousillent les cellules). Vous savez peut-être qu'en plaçant un oeuf cru entre deux portables en fonctionnement, on arrive à le faire cuire en quelques heures dans sa coquille. Mais il y a certainement plein d'autres choses que vous ne savez pas -parce qu'on ne nous les dit pas forcément.

Le blog www.electrosmog-infos.com fait le point sur la pollution électromagnétique, les risques encourus pas nos organismes surexposés aux "malas ondas", et explique le métier encore peu connu de géobiologue. C'est pas réjouissant, mais c'est bon à savoir. Surtout que des solutions existent pour se protéger des effets néfastes des ondes, parfois toutes simples. Allez donc y faire un tour!
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète
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Samedi 31 mai 2008
Voilà un exemple de plus qui montre bien que le Chili a encore des restes de l'époque militaire de Pinochet. Le chef suprême de la police chilienne est décédé jeudi dans un accident d'hélicoptère au Panama. Résultat: le gouvernement décrète le deuil national pour ce week-end. Dommages colatéraux: la finale du championnat de football national, l'événement le plus attendu de l'année, est repoussée à la semaine prochaine. Motif: il ne serait pas correct de faire la fête samedi soir alors que le chef suprême de la police est allé s'écraser sur un building à Panama. En football, on aurait appelé ça la mort subite.

Dans les faits, le peuple chilien s'en fout un peu. Le chef de la police est important, certes. On le surnommait le Général du peuple. Mais décréter deux jours de deuil national, en faire un événément de toute première importance, c'est "ponerle mucha color", comme on dit ici. "Lui mettre beaucoup de couleur", en rajouter avec une bonne dose d'emphase, de dramatisation et d'exagération. Comme le fait la Commedia dell'arte avec son Polichinelle (oui, je sais, le jeu de mot entre police, Chili et polichinelle est un peu tiré par la casquette, mon général).

Bref... Personnellement, cette disparition me laisse de marbre comme un officier au garde à vous. La même chose en France, à mon avis, ça ferait même pas la Une des journaux, et peut-être 3 minutes de silence dans les écoles et les administrations. A moins que le grand patron de la police française se fasse tuer par des terroristes ou des jeunes des banlieues; alors là, notre Iznogoud national ferait une intervention présidentielle dramatique pour fustiger le comportement de ces jeunes délinquants, louer les efforts de la police, et en profiterait au passage pour prendre de nouvelles mesures restrictives pour "restaurer l'ordre", tout en contribuant à faire monter le taux de paranoïa de la population.

Bon j'exagère peut-être. J'extrapole peut-être. J'élucubre peut-être. N'empêche que le gouvernement panaméen a un instant cru que le crash d'hélico, c'était un remake miniature du 11 septembre 2001 au World Trade Center, avant de se rendre compte rapidement que l'idée était ridicule. Surtout que le petit pays a de bonnes relations avec le Chili (malgré le fait que le canal de Panama a ruiné Valparaiso. Mais c'était il y a un siècle).

Bon, le paragraphe précédent, c'étaient des conneries, hein! Au fait: quelqu'un sait-il si le sobriquet de Paris (Panam') a quelque chose à voir avec Panama? Non? Et bien ce sera votre travail scolaire pour lundi. A me remettre sans faute avant lundi minuit (heure chilienne) en commentaires!
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Mercredi 28 mai 2008
A Global Inc, on travaille dur, mais l'ambiance est cool. Par exemple, on s'habille de façon "semi-formelle"; c'est-à-dire que les femmes n'ont pas à venir en tailleur, et la cravate n'est pas obligatoire. Et le vendredi, on peut venir en jeans-basket (d’ailleurs, ça m’amuse toujours de voir notre directeur général arriver avec un pauvre T-shirt style bob Ricard –mais en T-shirt).

Néanmoins, lors des visites importantes, la cravate s'impose. Et je dois vous dire une chose: la cravate, j'ai horreur de ça. J'ai dû en mettre une il y a quelques semaines, chose qui, auparavant, avait dû m'arriver deux fois dans ma vie. Et pour la première fois, j'étais tout seul pour me la nouer. Autant vous dire que j'ai pesté ferme pendant une heure face au miroir de la salle de bain, essayant de me dépêtrer de cette histoire de noeuds, contre l'andouille qui a eu l'idée saugrenue d'inventer la cravate.

Non mais c'est vrai quoi! A quoi sert une cravate? Je veux bien que ça fasse joli, mais c'est complètement inutile (si c'est pour se réchauffer le cou, une écharpe, c'est mieux). Ca serre la glotte (c’est pas pour rien qu’en anglais ça s’appelle "tie", du verbe "serrer") un peu comme le voile islamique mais en moins pire. Et puis ça trempe dans l’assiette si l’on n’y prend pas garde.

A l’instar de Sheila qui se demandait qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école, je me demande donc bien qui a eu l'idée, un jour, de prendre un long bout de tissu et de se l'entortiller autour du cou en essayant de l'attacher. Un marin qui s'ennuyait en faisant des noeuds? un paysan qui n'arriver pas à attacher la longe à ses bêtes et qui cherchait un nouveau système? un suicidaire qui n'avait pas de corde pour se pendre?... Et surtout, quels sont les malditos qui ont propagé l’invention pour en faire un accessoire de mode indispensable dans le monde?



Ce serait une question pour Ray Ponsatoo, mais j’ai préféré chercher moi-même (parce que si je lui demande, qui sait quand il va me répondre? En 2012?)

Selon le site d’amoureux du petit bout de soie accesscravates.com, la cravate "fut inventée au XVIIe siècle par les cavaliers croates et retrouvée sur la représentation tombale du premier empereur de Chine (IIIe siècle avant notre ère). La cravate est la contraction et la déformation du mot croate." Ainsi donc, à l’origine, ce seraient les Chinois… pourtant la cravate telle qu’on la connaît n’a rien à voir avec les vêtements traditionaux chinois… A tout prendre, je préfère le col Mao…

D’autres sources disent toutefois que le petit accessoire de soie est apparu en France et en Italie au XIVe siècle, et s’est popularisé à partir du XVIIe comme marque d’élégance, sous l’impulsion de Louis XIV notamment. Et malheureusement, la Révolution française n’a pas réussi à tordre le cou à la cravate, accessoire pourtant noble.

Mais je suis finalement presque heureux que la cravate ait survécu. Car à la place, on aurait pu avoir ses prédécesseurs, le jabot de dentelle ou, pire, la fraise façon Henri IV ou Austin Powers! Remarquez, ce pourrait être rigolo d’arriver tous au bureau attifés de la sorte…

Par @tom - Publié dans : Chroniques de Global Inc.
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