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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Mercredi 31 janvier 2007
En mettant de l'ordre dans mes fichiers je viens de tomber sur le journal que j'avais tenu lors de mon premier voyage au Chili, en décembre 2005. Ca date un peu, mais j'ai envie de vous faire partager mes premières impressions d'alors (en corrigeant celles qui étaient fausses).




Balade à Valparaiso. Pour ma première visite, je suis un peu déçu par cette ville dont on me disait monts et merveilles. Les monts (collines) sont bien là, avec leur bicoques bariolées et leurs funiculaires délabrés. Mais apparemment on n'a pas choisi la bonne colline parce que ce qu'on voit en se promenant n'a rien de merveilleux. C'est même plutôt laid par endroits. Mais bon, ça me permet de voir la face cachée (aux touristes) de la ville. Celle où les gamins jouent avec les chiens dans la rue avec des pelotas (balles ou ballons) éventrées. Celle où les voitures sont garées avec les roues en travers tellement les pentes sont rudes,

où les enfants jouent les agents de circulation… Et puis Valparaiso, on y reviendra.

En rentrant, je dis à ma copine Caro que je trouve qu'ils ont très peu de relations avec leurs voisins et que je trouve ça dommage. Elle m'explique que c'est normal ici, et me demande comment c'est en France. Réflexion faite, en France, c'est tout pareil et tout aussi dommage.

L'après-midi je change mille euros en pesos. J'ai jamais tenu une aussi grosse liasse de billets avant (pour info, 1 euro = 700 pesos). Je me sens un peu comme un mafiosi plein aux as grâce à une vente de drogue.

***

Le lendemain, petit road-trip en voiture sur la côte au nord de Valparaiso: Vina, puis la route côtière. On s'arrête à Renaca, station balnéaire où les résidences sont construites en espaliers, à flanc de colline, et munies de mini-funiculaires.

Typiquement chilien, mais quasi aussi moche que La Grande Motte. Un peu plus loin, je vois pour la première fois des pélicans. Et vers la fin de notre petit périple, on passe près de hautes dunes naturelle de sable sombre, presque noir. Joli.

En route, je m'étonne que les radios programment autant de chants et musiques de Noël, surtout trois semaines avant. En France y'en a pas autant, que je sache. Mais bon, le Chili est un pays très catholique…

Sinon j’ai encore du mal à m’habituer au rythme des repas chiliens. Petit déj tard, repas de midi vers 14 heures, tea time vers 19-20 heures, repas du soir vers 22 heures… Et pourtant je suis quelqu’un de décalé d’habitude… Enfin ça me dérange pas. Si ce n’est que j’ai peur d’engraisser à ce rythme. D’autant plus que j’aime tout ce que j’ai goûté pour l’instant, surtout les empanadas, sortes de friands au fromage, à la viande hâchée ou aux fruits de mer…
par thomas hawk publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Mardi 30 janvier 2007
En mettant de l'ordre dans mes fichiers je viens de tomber sur le journal que j'avais tenu lors de mon premier voyage au Chili, en décembre 2005. Ca date un peu, mais j'ai envie de vous faire partager mes premières impressions d'alors (en corrigeant celles qui étaient fausses).


Première sortie à Quilpué, la ville où habite ma copine Caro. J’en profite pour regarder tout autour de moi. Les rues d’abord. Elles sont presque toutes rectilignes et perpendiculaires. Comme à San Francisco, avec parfois des pentes à trente degrés, et souvent une chaussée défoncée. Les maisons et les boutiques ensuite. Elles ne paient pas de mine, surtout les magasins, qui ressemblent à un mélange de l’arabe du coin et d’un bric-à-brac type Emmaüs. Les poubelles, de grand paniers en métal, ressemblent vaguement à des paniers de basket. Pour les protéger des nombreux chiens errants: il parait qu'il y a plus de chiens que d’hommes au Chili.

Nous filons jusqu’à Vina del Mar. A dix jours des élections présidentielles, les affiches électorales s’entassent anrchiquement aux points névralgiques du centre ville. Des voitures à cheval vintage transportent les touristes entre les voitures. Plus loin, je vois un cireur de chaussures en action, comme je ne pensais pas en voir ici. Au Chili, ces gens-là ne sont apparemment pas traités comme des sous-merdes. Tant mieux!

Mais le plus surprenant, ce sont les chauffeurs de bus. Ils roulent comme des fous pour faire le trajet plus vite et plus souvent, et donc gagner plus (les compagnies de bus sont privées). A tel point qu’on a à peine le temps de descendre qu’il est déjà reparti. Parfois, "des rabatteurs" descendent du bus à chaque arrêt, hèlent les passants et font baisser les prix pour attirer les clients. Certains vous forceraient presque à monter alors que c’est pas votre route! Un vrai bordel!

Sinon, Vina est sans grand intérêt à part l’océan, mais c’est plutôt commun ici. C'est une grande cité balnéaire avec des palmiers, des grands buildings, des bars-resto fashion, un casino et des riches touristes. Autre surprise du jour: il existe des quartiers tout entiers protégés par une enceinte et un gardien. Ca pourrait donner des idées à Sarkozy…

Cette première sortie m’a surtout permis de réaliser que personne ou presque ne parle anglais ici, y compris les amis de Caro, et donc que je risque de galérer un peu. Tant pis pour moi! J'avais qu'à prendre espagnol au lycée! Ah oui mais alors j'aurais jamais fait Erasmus en Allemagne et j'aurais jamais rencontré Caro à Dortmund et je serais pas au Chili en ce moment…
par thomas hawk publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Lundi 29 janvier 2007
Suite à l'invitation de Caco, je réponds à mon tour au questionnaire des années en -2 et en -7. Le but est de raconter un petit bout de son parcours personnel. Allons-y...

1982

J'ai 1 an, des couches-culottes et une tétine omniprésente dans la bouche. Premier né de la famille, papa artiste, maman secrétaire. Pas de souvenirs de cette époque, mais je sais que je me réveille régulièrement au milieu de la nuit. Déjà des problèmes avec le sommeil...

1987
On aurait pu m'appeler Poupou. A l'école je suis deuxième de la classe, ce qui me poursuivra jusqu'en cinquième. Mais jamais le même premier devant moi. Je suis un enfant éveillé mais rêveur, qui préfère souvent (déjà!) la compagnie des filles à celle des garçons trop turbulents et bêtes. Pas de télé à la maison: Papa-maman me font écouter de la musique, m'emmènent souvent visiter des châteaux, voir des gens intéressants, mais je suis pas en âge de m'en rendre compte. Aujourd'hui je les en remercie. Papa artiste dit plein de choses que je comprends pas.

1992
Petit frère est né il y a deux ans. Au début j'étais jaloux, et puis très vite les choses ont changé. Papa-maman c'est plus vraiment ça, je m'isole dans les livres et dans ma chambre. Encore bébé au milieu des pré-ados (argh que je n'aime pas ce mot!) mais pourtant un esprit bien affirmé: je clame haut et fort que jamais j'obéirai à des cons. Quinze ans plus tard, exception faite d'un prof d'université (que certains reconnaîtront) et d'un chef de service (avec lequel je me suis débrouillé pour rester très peu de temps), j'ai tenu parole. Papa artiste dit toujours plein de choses que je comprends pas.

1997
Pas vraiment de crise d'adolescence, elle me viendra plus tard (je suis toujours en retard pour tout, depuis la naissance: je suis né au bout de neuf mois et demi et j'ai mis des heures à sortir). Au milieu des lycéens je fais toujours bébé, du coup avec les filles c'est pas vraiment ça. J'ai pourtant choisi Première L par amour pour l'une d'elles... amour non partagé. Avec maman on déménage, c'est fini avec papa. Entretemps la télé est arrivée à la maison. Petit frère a beaucoup souffert, mais c'est mieux ainsi. Papa artiste dit toujours des choses que je comprends pas.

2002
Après une phase de dépression, le Thomas nouveau est arrivé. Plus souriant, sûr de lui, confiant... Je suis journaliste depuis l'an passé et je découvre des lieux, des gens passionnants. Je me nourris de films, pièces de théâtres, concerts... et rêve de faire du cinéma. Ma vie sentimentale commence enfin à se remplir. Ma conscience citoyenne s'est éveillée. Mais papa artiste dit toujours des choses que je comprends pas.

2007
Je suis à un tournant de ma vie. Bientôt 26 ans, je suis avec une Chilienne depuis presque deux ans et vis depuis septembre chez elle, près de Valparaiso. Toujours journaliste mais sans emploi, plus que jamais préoccupé par l'environnement, j'observe le Chili, ses paysages, ses habitants... et j'écris ce blog qui me fait beaucoup de bien. Que va-t-il se passer en 2007? Rester au Chili, rentrer en France, partir au Canada, ailleurs? Seul ou avec elle?... Une certitude: ne pas végéter, toujours garder cette capacité que j'ai de s'émerveiller de ce que je vois autour de moi. Et terminer ce que j'ai entrepris d'écrire. Ah, une dernière chose: papa artiste dit des choses que je commence enfin à comprendre.
par thomas hawk publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Samedi 27 janvier 2007

Les hommes sont fous: on construit des buildings toujours plus grands, des avions toujours plus gros... C’est pour aider les terroristes?

par thomas hawk publié dans : Pensées du jour
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Vendredi 26 janvier 2007
Scène de la vie chilienne: une jolie fille monte dans un bus. Au fond, un blaireau la siffle; un autre se décale pour lui laisser une place à ses côtés. La fille se retourne, cherche des yeux furibards le malotru siffleur, et plutôt que d’aller s’installer à l’une des places libre du fond, elle préfère rester debout loin des deux blaireaux. Bien fait pour leur gueule!

Il faut dire que les filles se font très souvent siffler dans la rue au Chili, pays qui reste quand même assez machiste. Ca doit être très agaçant à force, n’est-ce pas les filles? Cela dit, il y a de bons côtés: dans les entreprises notamment, tels des mâles en rut, les hommes rivalisent de galanterie: ils ouvrent la porte à leurs collègues féminines, les invitent paraît-il systématiquement à déjeuner, leur font toutes sortes de faveurs… mais bien évidemment elles sont moins payées…

Mesdames, j'attends vos commentaires…

par thomas hawk publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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