Balade à Valparaiso. Pour ma première visite, je suis un peu déçu par cette ville dont on me disait monts et merveilles. Les monts (collines) sont bien là, avec leur bicoques bariolées et leurs funiculaires délabrés. Mais apparemment on n'a pas choisi la bonne colline parce que ce qu'on voit en se promenant n'a rien de merveilleux. C'est même plutôt laid par endroits. Mais bon, ça me permet de voir la face cachée (aux touristes) de la ville. Celle où les gamins jouent avec les chiens dans la rue avec des pelotas (balles ou ballons) éventrées. Celle où les voitures sont garées avec les roues en travers tellement les pentes sont rudes,
où les enfants jouent les agents de circulation… Et puis Valparaiso, on y reviendra.
En rentrant, je dis à ma copine Caro que je trouve qu'ils ont très peu de relations avec leurs voisins et que je trouve ça dommage. Elle m'explique que c'est normal ici, et me demande comment c'est en France. Réflexion faite, en France, c'est tout pareil et tout aussi dommage.
L'après-midi je change mille euros en pesos. J'ai jamais tenu une aussi grosse liasse de billets avant (pour info, 1 euro = 700 pesos). Je me sens un peu comme un mafiosi plein aux as grâce à une vente de drogue.
***
Le lendemain, petit road-trip en voiture sur la côte au nord de Valparaiso: Vina, puis la route côtière. On s'arrête à Renaca, station balnéaire où les résidences sont construites en espaliers, à flanc de colline, et munies de mini-funiculaires.
Typiquement chilien, mais quasi aussi moche que La Grande Motte. Un peu plus loin, je vois pour la première fois des pélicans. Et vers la fin de notre petit périple, on passe près de hautes dunes naturelle de sable sombre, presque noir. Joli.
En route, je m'étonne que les radios programment autant de chants et musiques de Noël, surtout trois semaines avant. En France y'en a pas autant, que je sache. Mais bon, le Chili est un pays très catholique…
Sinon j’ai encore du mal à m’habituer au rythme des repas chiliens. Petit déj tard, repas de midi vers 14 heures, tea time vers 19-20 heures, repas du soir vers 22 heures… Et pourtant je suis quelqu’un de décalé d’habitude… Enfin ça me dérange pas. Si ce n’est que j’ai peur d’engraisser à ce rythme. D’autant plus que j’aime tout ce que j’ai goûté pour l’instant, surtout les empanadas, sortes de friands au fromage, à la viande hâchée ou aux fruits de mer…
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