Flux et reflux...

  • Flux RSS des articles

Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Mercredi 28 février 2007
Pendant une semaine, Vina del Mar a vécu au rythme de son Festival internacional de la cancion. Au début, il y a 30 ans, c’était une compétition, l’équivalent latino-américain de l’Eurovision. Mais peu à peu ça s’est transformé en un festival de musiques amplifiées comme les autres, avec des stars locales et internationales, et aujourd’hui la compétition n’intéresse plus personne. Pour info, cette année il y avait un groupe de reggae français, NZH, qui a vite été éliminé.

L’intégralité du festival est retransmis en direct. Ce qui est bien. En France, avec tous les festivals qui existent, on est même pas capable d’en diffuser un seul, même partiellement et en différé. Ca fait pas glonfler l’Audimat, paraît-il. Mais au Chili, si! Ce qui me conforte dans l’idée qu’en France, on a une telle profusion d’événements culturels qu’ils perdent de leur importance, de leur magie. Mais ça, on en reparlera une autre fois. Ici, Tom Jones et Ricky Martin étaient attendu comme le Messie (j’exagère un peu là quand même!)

Tom Jones. Il a de l’énergie papy! Et de la voix! Et du déhanché! A 66 ans, il a enchanté le festival, et moi qui le regardais à la télé, j’ai été très agréablement surpris par sa prestation et son groupe très rhythm’n’blues. Comme Elvis, il a toujours été très attiré par la musique black, et son show a la pêche d’un concert de Maceo Parker ou Wilson Pickett. Comme on dit ici, Tom Jones a «dompté le Monstre».

Le Monstre, c’est le public surnommé ainsi parce que lorsqu’il aime pas, il siffle, hue et conspue les artistes. C’est lui qui décerne les prix, à l’applaudimètre. Presque tous les chanteurs repartent avec au moins une torche d’argent. Au moins, parce que si le public continue d’applaudir, arrive une torche d’or. Et puis si après la torche d’or, le public réclame la Gaviota (mouette) d’argent, l’artiste reçoit en plus la Gaviota en question. A ce stade, tous ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement du festival (comme Tom Jones cette année) s’esclament: «Quoi? Encore un prix?»

Enrique Iglesias, qui a reçu la Gaviota il y a quelques années, ne savait apparemment pas quoi en faire, alors il est allé au bout de l’avant-scène et l’a lancé dans le public. Or il faut savoir que les ailes de la gaviote sont très effilées, tranchantes comme un couteau. Vous devinez la suite: le trophée a atteint au visage une pauvre dame qu’il a fallu hospitalisé. Heureusement pour elle, elle n’a pas perdu son œil, ni le trophée. Depuis, on a supprimé l’avant-scène et laissé un large espace entre la scène et le public. Et Enrique n’a jamais remis les pieds au festival.

La suite demain…
Par thomas hawk - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 27 février 2007
Il est arrivé ce matin. Frais comme une sardine en boîte après un long voyage en avion. Mais content d'être là. Mon petit frère est au Chili pour deux semaines :)

Je risque donc d'être moins présent virtuellement. Mais j'ai préparé quelques articles d'avance, donc je pense pouvoir continuer à poster tous les jours (ou presque) d'ici son départ.
Par thomas hawk - Publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 26 février 2007
AU PAKISTAN


Je suis écoeuré. En surfant sur le blog de quelqu'un qui a laissé un com chez moi, je viens de trouver ça:



Pakistan. Jeudi 22 février. Village de Allah Bux Brohi, près de Shahpur Chakar. Deux cousines, Farida (18 ans) et Hamida (22 ans), sont taillées en pièce - au sens propre - dans leur rue par leurs oncles pour cause de flirt. Les deux oncles, fiers de leur actes, se sont rendus à la police. Alertés à minuit de leur absence, les oncles avaient retrouvé les gourgandines dans un verger en compagnie de deux hommes, qui ont naturellement fui.

Cette pratique traditionnelle du karo-kari ou meurtre d'honneur - permettant à un homme de tuer une femme, ou un homme, si elle (il) déshonore la famille - a été entérinée dans les années 80 par une législation pakistanaise conforme à la loi islamique - les tueurs pouvant alors acheter le pardon des familles des victimes. Au cours des cinq dernières années, près de 5 000 personnes ont été victimes du Karo Kari.

Contrairement à ce que peuvent écrire les islamohystériques ne respectant pas la diversité des cultures, la pratique du karo Kari ne prouve pas une soit-disante barbarie de l'Islam envers les femmes. La pratique du Karo kari, si violente soit-elle à nos yeux, prouve que la société pakistanaise traditionnelle est structurée selon des codes sociaux et juridiques établis et respectés scrupuleusement. Les femmes ou les hommes mettant en péril la réputation d'une famille - et donc sa survie - sont coupables dans ce système juridique. Ils doivent donc en payer le prix, celui du trépas. Justice est ainsi rendue.

Alors la bonne question que nous devrions nous poser est la suivante. Dans un monde globalisé, où les peuples, enfin libérés des frontières alénantes, interagissent chaleureusement, la tradition juridique du karo kari n'est-elle pas un acquis social pour les peuples occidentaux? N'est-il pas scandaleux de vouloir remettre en cause cette saine régulation de la population pakistanaise?



Et le pire c'est que la personne qui a écrit ça le pense vraiment. C'est pas au second degré. J'ai posté un commentaire en réponse, et le monsieur m'a dit qu'il fallait être tolérant et respecter les coutumes des autres!!! J'ai même pas envie de vous dire le nom du site tellement je trouve ça écoeurant. Petit détail pour vous dire comment je l'ai trouvé, ce site: il y a, en bonne place, le registre de condoléances à la famille Pinochet. Ca se passe de commentaires.
Par thomas hawk - Publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 25 février 2007
Cette fois-ci, c'est une question plus sérieuse pour Réponsatout. Clairette me demande s'il y a encore un endroit sur Terre qu'on ne connaisse pas.


Aujourd'hui que l'atmosphère est bourrée de satellites qui observent toute la surface du globe avec une grande précision, on pourrait dire que l'on connaît tous les endroits de la Terre. Mais les satellites ne peuvent pas voir ce qui se cache sous les arbres, par exemple. La forêt amazonienne n'a jamais été entièrement explorée, et il s'y cache certainement des espèces encore inconnues de l'Homme. Au Belize, par exemple. Je crois aussi que certains coins reculés du grand nord canadien, de la Sibérie, du désert de Gobi ou de l'extrême sud de la Patagonie (le "cul du monde", comme disent les Chiliens) n'ont encore jamais été foulés par le pied de l'Homme. Et ne parlons pas de l'Antarctique.

Tu me diras, Clairette, il y a une différence entre connaître et explorer. Certes. Dans ces cas-là, on pourrait dit que non, il n'y a aucun endroit sur Terre que l'on ne connaisse pas. C'est oublier les fonds sous-marins. Il reste très difficile de plonger à plusieurs kilomètres de profondeur, et si l'on est capable de cartographier les fonds marins, une grande partie reste inexplorée. On ne connaît pas grand'chose de la vie animale à plusieurs kilomètres de profondeur, mais elle existe. Le monde souterrain, lui aussi, reste plein de mystères. On découvre tes grottes et des gouffres tous les jours dans le monde. Et puis, à moins d'avoir lu Jules Verne, on ne connaît pas le centre de la Terre.

Dans un autre ordre d'idées, on ne connaît pas la grotte où se cache Ben Laden, ni les bunkers où l'Irak aurait caché ses missiles nucléaires, ni les caches secrètes où le FBI et la Nasa garderaient des restes d'extra-terrestres, ni l'étable où serait né Jésus-Christ, ni l'endroit où se cache le cerveau de George Bush... Il y en a plein comme ça. Quant à moi, je ne connais pas l'endroit où j'ai bien pu mettre le tome Y de mon encyclopédie. Je vais le chercher et je reviens.
Par thomas hawk - Publié dans : Réponsatout
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007
Samedi soir on est allé voir le dernier spectacle de Coco Legrand. C'est, paraît-il, le plus grand humoriste chilien. Pour moi c'était impossible de comprendre toutes les subtilités et les jeux de mots, mais dans l'ensemble j'ai bien ri. Mais, fait notable, parfois pas au même endroit que le reste de l'assistance. On n'a pas exactement le même humour que les Chiliens je crois...

Avant le spectacle, une voix off et grave donne les consignes de sécurité, les issues de secours blabla, le personnel à la disposition des spectateurs en cas de problèmes... manquaient plus que les hôtesses de l'air! Au Chili, on ne rigole pas avec la sécurité. Je passe sur la musique d'ambiance, des reprises latino-jazzy de Bob Marley, chantées par une fille à la voix suave et tellement effacée qu'on l'entend à peine. A côté, Carla Bruni, c'est une chanteuse à voix comme Céline Dion! Le pauvre Bob doit se retourner dans sa tombe. Heureusement qu'il a de la ganja pour se calmer! Bref, de la vraie musique d'ascenseur. Passons, c'est pas le plus important.

En prélude au spectacle, quatre bimbos largement dévêtues viennent se trémousser sur fonds de musique tecno et spotlights: on se croirait chez Ardisson, du temps de Thalia et Titia. Caro et moi on pense la même chose: ça n'a rien à faire là. Mais bon, exhiber des pin-ups fait partie de la culture showbiz chilienne: par exemple, au tournoi de tennis de Vina del Mar, il y a un concours de la plus jolie miss, idem pour le festival de la chanson.

Finalement le Coco débarque et commence son show. Pas des sketches, mais du stand-up: il raconte des anecdotes sans discontinuer pendant une heure trente, comme on raconterait sa vie de tous les jours. L'éducation, le supermarché, le nouveau système de bus de Santiago qui est un vrai bordel... Généralement c'est pas mal tourné, et ça fait mouche auprès des Chiliens.



Mais alors attention, dès qu'il arrive sur le terrain glissant de la politique, le public ne rit pas. Même pas jaune. Il grince des dents. A ce moment-là dans ma tête je me pose plein de questions: les Chiliens ont-ils du mal à rire de la politique à cause du régime de Pinochet? Ou alors, est-ce que les spectateurs sont en majorité d'anciens sympathisants de cette droite conservatrice qui aime l'ordre et pas les poils-à-gratter? Ca me semble plus vraisemblable, dans la mesure où les places de spectacle sont inabordables pour la plupart des Chiliens, et que c'est dans les classes supérieures qu'on trouve encore aujourd'hui le plus de pinochétistes.

Le Coco il connaît la musique, il est dans le métier depuis près de quarante ans. En tant qu'humoriste, il a connu l'avant, le pendant et l'après-Pinochet. Alors il ne reste pas longtemps sur le terrain de la politique, et a l'art de retourner la salle en une seconde. Exemple: "Moi je soutiens à 100% les lycéens et les étudiants qui descendent dans la rue pour réclamer plus d'égalité, je soutiens leur volonté de changer les choses. Pourvu qu'ils rangent leur chambre d'abord!" Au début de la phrase, un vent de froid a parcouru le public. A la fin, il s'est libéré d'un éclat de rire salvateur.

Bref, pour donner une idée plus générale du monsieur, il m'a un peu fait penser à Roland Magdane, et Jerry Seinfeld pour le côté stand-up. Mais ce qu'il a de plus que Magdane, c'est qu'entre deux traits d'humour, il amène le public à réfléchir sur la vie, la société chilienne. Ca c'est bien, parce qu'à mon avis c'est le travail d'un humoriste.

Mais au sortir de ce spectacle (après une nouvelle intervention des bimbos avec une autre petite tenue, et des flammes sur les côtés de la scène), je me demande si un Djamel ou un Gad Elmaleh ferait rire les Chiliens. Et un Desproges ou un Edouard Baer, je suis encore plus sceptique. Etonnant, non?
Par thomas hawk - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

En perte de repères?

Blogs à voir

Un prof à mourir de rire
 
On est rarement d'accord, mais c'est intéressant 

Réseau de blogs latinos francophones

Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires

Elections 2007, blog pérennisé

Dans les coulisses du journalisme

Un citoyen propose son programme politique

Ca fait penser à Sex & the City

Jean Véronis décrypte le langage des politiques

Drôle, féroce et un poil vulgaire

Un monument de conneries

Un autre regard sur le Brésil

La vie d'aujourd'hui vue par un homo erectus

Les tribulations d'Eulalie et M. Muche

Secrets d'infirmière

La vie et la politique par un chat

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus