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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Vendredi 29 février 2008
En clin d'oeil à cette journée bien étrange qui n'existe qu'une fois tous les quatre ans, je voudrais vous parler d'un petit film français, «Les jours où je n’existe pas». Son auteur, Jean-Charles Fitoussi, imagine le calvaire d’un homme qui ne vit qu’un jour sur deux. Une fable philosophique sur le temps, invitation à l’épicurisme. Suffisamment envoûtant pour que j'en fasse une critique.


Intermittent de la vie

Chaque nuit qu’il vit est une petite mort pour Antoine. Chaque nuit, à minuit, il disparaît pendant vingt-quatre heures. Chaque jour qu’il vit est un long calvaire. Chaque jour, invariablement, il achète le journal de la veille, pour essayer d’avoir prise sur ces vingt-quatre heures qu’il n’a pas vécu.

Antoine (Antoine Chappey, granitique) est un intermittent de la vie. Depuis quarante ans qu’il existe à mi-temps, il est étouffé par son étrange particularité, qu’il s’emploie à cacher. Il est seul, oisif, sans ami. Sans vie. Jusqu’à ce qu’il rencontre Clémentine (Clémentine Baert, diaphane): l’amour. Une parenthèse enchantée, mais empoisonnée, s’ouvre dans l’existence quasi-monacale d’Antoine. Comment être heureux en couple quand on disparaît la moitié du temps? Que fait l'autre une fois seule?...

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Pour son premier long-métrage, Jean-Charles Fitoussi allie la beauté brute de Bresson au conte philosophique rohmérien. Combine le surréalisme de Bunuel (dans le propos) avec le réalisme d’Eustache (dans la mise en scène, remarquable d’épure, sans effets ni raccords). Fitoussi prend surtout son temps, déroute le spectateur avec ses longs plans silencieux et austères, ses dialogues minimalistes, presque atones.

Le Temps, voilà le véritable personnage principal du film. Celui qui conditionne la demi-existence d’Antoine, qui le ronge, l’empêche de faire autre chose que survivre. Scène révélatrice: cette tentative de meurtre (peut-être la plus douce de l’histoire du cinéma) où, pour empêcher Antoine de réapparaître, on recouvre son lit de tonnes de journaux. Sous le poids du quotidien, c’est la mort lente qui nous guette, semble dire Fitoussi. A travers le calvaire d’Antoine, il invite le spectateur à se questionner sur son existence, à profiter de la vie et ne pas se laisser tuer par le Temps. Ce qui fait de «Les jours où je n’existe pas» un film à la fois austère et profondément épicurien.


J'avais écrit ce texte pour un concours de critiques, et j'avais été sélectionné parmi les finalistes (c'est pour ça que le troisième paragraphe se la joue intello cinéphile. D'ailleurs c'est un peu du bluff parce que j'ai jamais vu de film d'Eustache! c'est aussi pour ça que le texte n'est pas très long, le format était imposé). J'espère en tout cas vous avoir donné envie de voir ce joli film. Mais je ne sais pas s'il est sorti en DVD...
par @tom publié dans : Un peu d'art
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Mercredi 27 février 2008
Déjà, un titre comme ça, c'est moyennement accrocheur. Mais c'est le but du jeu: il s'agit de dévoiler six choses sans importance sur moi, et de faire passe la patate chaude à six autres blogs, comme Oceko l'a fait avec moi. Voici mes réponses.

- mon nombril mesure environ 2 centimètres de diamètre
- je me lave les dents trop vite
- je suis né en retard
- mon petit frère doit maintenant être plus grand que moi
- j'aime les fruits frais
- j'aime les questionnaires à la con

Comme c'est vraiment insignifiant, je laisse ceux qui veulent prendre la suite. Mais mettez-vous d'accord entre vous pour qu'il y en ait six!
par @tom publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Mardi 26 février 2008
Je me rends compte que je ne vous ai pas dit un mot du festival de la chanson de Viña del Mar, qui s'est achevé hier. C'est pourtant le plus grand événement culturel de l'année au Chili, et l'un des principaux d'Amérique Latine, donc j'aurais dû vous en toucher un mot avant. Je vous avez déjà parlé, l'an dernier, du capricieux public du festival, de son importance à la télé et du lancer de mouette catastrophique d'Enrique Iglesias. Cette fois, je voudrais vous parler des starlettes.

Quand je dis "starlettes", comprenez "bimbos siliconées qui prennent des poses provocatrices en bikini (voire moins) pour se faire remarquer". C'est un peu le même principe que les starlettes de Cannes d'autrefois, sauf qu'ici, c'est véritablement institutionnalisé. C'est une surenchère de décolletés plongeants, de strings, de déhanchements et d'attitudes sexy, chacune rivalisant d'audace et de séduction pour être élue Reine du festival (par un panel de journalistes, si, si!) Et la gagnante, traditionnellement, fête sa victoire par une session photo à la piscine.

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Voilà, maintenant que mon lectorat s'est bien rincé l'oeil (avec l'eau de la piscine, hein!) on peut continuer. Ce qui me chagrine un peu, c'est que les starlettes ont pris une importance disproportionnée: les émissions et journaux populaires parlent autant d'elles que des artistes. C'est en partie parce que ce festival est façonné par et pour la télé (il est retransmis en direct et en intégralité par les deux principales chaînes), et qu'il est devenu le lieu incontournable pour se montrer, faire sa promo, avoir son quart d'heure de gloire...

C'est aussi pour cela que les deux présentateurs du festival, animateurs-vedettes des deux chaînes de télé, deviennent presque aussi important que les artistes eux-mêmes. Les chroniqueurs people et les opinologues à 2 pesos s'étalent en long et en large sur les tenues de la présentatrice ou sur les lancements de l'animateur, patati-patata. En revanche, tout le monde se fout complètement du petit groupe colombien qui a gagné la compétition folklorique du festival. C'est dommage.

Mais le festival reste une belle fête, ne jouons pas trop les esprits chagrins. Et le fait qu'il soit retransmis à la télé permet à des millions de Chiliens, qui n'auront jamais les moyens d'aller au festival, d'en profiter un peu. A quand les Vieilles Charrues en direct sur TF1 et France 2?
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Voyages
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Dimanche 24 février 2008
Je viens de découvrir l'intéressant blog de Mickou, un Français expatrié au Mexique (qui croit que je suis une femme, mais bon c'est pas grave!), et par la même occasion, un gadget intitulé Pooxi blog valuation, qui se propose de calculer la valeur de votre blog. J'ai essayé pour rigoler, pensant que vusurlemonde vaudrait peanuts. Et ben non! 8940 euros! Put... avec ça j'aurais de quoi de vivre une année entière à l'aise au Chili! Pourquoi on ne me paie pas pour écrire ce blog?

Bon, plus sérieusement, je me demande comment ils calculent ça. Ca me semble assez fantaisiste quand même, et surtout un truc commercial pour conforter l'auto-satisfaction du blogueur, afin qu'il fasse la pub de Pooxi (qui propose plein d'autres trucs que ce gadget). Et comme vous voyez, ça marche!
par @tom publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Dimanche 24 février 2008
Ouf, je respire! Le satellite avarié de la Nasa qui risquait de s'écraser au Chili ou en Argentine a finalement été pulvérisé par les missiles états-uniens. Mais je pense aux milliers d'autres satellites qui nous tournent autour. Et je me dis que ce genre d'incident peut se reproduire n'importe quand, n'importe où. Nos ancêtres les Gaulois n'avaient que quelques siècles d'avance quand ils craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête...
par @tom publié dans : Un autre monde, réel ou fiction communauté : Merveilleuse Amérique Latine
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