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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Samedi 28 avril 2007
J’ai tardé avant de publier ces textes sur l’Atacama, car j’y suis allé deux fois, à plus d’un an d’intervalle. J’hésitais: devais-je parler de mon premier voyage, mon deuxième, les deux? Finalement j’ai décidé de faire un mix. Deuxième partie.


A quelques kilomètres à l’est de San Pedro commence l’Altiplano andin et ses lacs. Pour les touristes, c’est l’occasion d’une longue excursion en plusieurs étapes. Première halte au pied d’un plateau, théâtre d’un projet pharaonique d’installer des téléscopes suffisamment performants pour déceler et analyser les vibrations résiduelles du Big Bang. Un projet mené en commun par les USA et l’Europe, sur le territoire chilien… sans le Chili! Ingrat, non?

Sur la route, on s’arrête au niveau du Tropique du Capricorne, on croise des lamas, et une petite tornade de sable nous coupe le chemin (c'est très commun dans la région). Un peu plus tard, notre guide arrête le bus au pied d’une côte, coupe le moteur, et… le bus monte tout seul! Un phénomène électro-magnétique dans le sous-sol, apparemment. On passe aussi à côté du volcan le plus actif du Chili (enfin… c’est ce qu’ils disent ici. A Pucon, il y a un autre volcan le plus actif du Chili).

On poursuit notre route sur le plateau désertique. Soudain, au milieu de nulle part, au creux d’un canyon bien caché, un oasis de verdure, Toconao (littéralement: «Village enchanté») et le canyon de Jerez.



Un havre de végétation luxuriante au milieu du désert, où poussent pommes, pêches, poires, fruits exotiques… et des légumes à foison. Etonnant et enchanteur. Le plus surprenant? L’oasis produit suffisamment pour toute la région, et même l’exportation! Je découvre à l’occasion que le cactus est un arbre, et pas une simple plante. Le tronc est recouvert par la partie verte du cactus et bardé de trous pour laisser passer les épines.

Ensuite, on monte jusqu’à 4.200 mètres d’altitude pour les lacs Miscanti et Miniques, aux pieds de volcans de 6.000 mètres (ou presque).

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Ma tête est un peu lourde à cause de l’altitude, mais ça va. Les guides nous ont fait boire du thé de maté, ça atténue les effets de vertige. Et il ne fait pas trop froid: environ 10°C.

Enfin, cap sur le salar d’Atacama, 30.000 kilomètres carrés pour 500 mètres d’épaisseur de sel. Il a été laissé ici, à 2.400 mètres au-dessus du niveau de la mer, après la formation des Andes, comme je l'expliquais hier. En-dessous, reste un lac d’un kilomètre de profondeur, et des réserves minérales impressionnantes. 40% des réserves mondiales (connues) de lithium, utilisé pour tous les appareils numériques, se trouvent dans le salar.

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Les formes que le sel peut prendre sont parfois surréalistes. Je suis émerveillé par ces silhouettes déchiquetées, ces cristaux tourmentés. C’est bien simple: si je pouvais, je ramènerai tout le désert en souvenir! Mais c'est interdit. On voit de pas très loin les flamands roses se nourrir dans les eaux salées du lagon Chaxa, un trou d’eau au milieu du salar, picorant élégamment les micro-organismes qui y barbotent. Au milieu de tout ce blanc, c’est magique.

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Ouf! Fin de l'excursion, de la journée, et de cet article. La suite demain! Et plus de photos dans la rubrique "Un monde d'images"
par @tom publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Vendredi 27 avril 2007
J’ai tardé avant de publier ces textes sur l’Atacama, car j’y suis allé deux fois, à plus d’un an d’intervalle. J’hésitais: devais-je parler de mon premier voyage, mon deuxième, les deux? Finalement j’ai décidé de faire un mix. Première partie aujourd'hui.


Une longue route en ligne droite sur une étendue plate encadrée de lointaines montagnes. Rien d’autre. La pampa. De temps en temps, un nuage de poussière au loin: un pick-up qui roule sur une piste chaotique. On se croirait dans «Easy rider», sur la route 66. Bienvenue dans le désert d’Atacama, le plus aride du monde, où il pleut moins d’1 mm d’eau par an (c’est-à-dire qu’il ne pleut pas tous les ans).

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Nous venons juste de quitter Antofagasta, la seconde ville du pays, coincée entre l’océan et les montagnes arides. Tout de suite derrière elles commence l’Atacama, avec ses paysages lunaires. Il nous faudra traverser 3 heures de désert désolé avant d’atteindre la cordillera del Sal, une chaîne de montagnes de sel à plus de 3.000 mètres d’altitude, aux paysages encore plus lunaires. Et soudain, au pied de ces monuments de sel et de sable, un oasis: San Pedro d’Atacama et ses maisons en torchis, aux murs marrons et blancs. On pense aux villages des îles grecques, mais en plus rugueux, plus secs; ou aux pueblos reculés des régions pauvres d’Espagne. Mais l’Atacama, c’est un autre monde: derrière San Pedro commence le salar, le désert de sel, surveillé par les hauts volcans des Andes…

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San Pedro a connu une évolution très rapide. Depuis toujours village d’agriculteurs, il ne comptait en 1981 qu’une seule épicerie-auberge. En 1987, on dénombrait trois auberges-hôtelleries. Mais le virage vers le tourisme ne s’est véritablement amorcé qu’en 1991, peu après la chute de Pinochet. Depuis, les rues de San Pedro ne sont qu’hôtelleries, restaurants, épiceries, agences de voyage, boutiques d’artisanat et cybercafés. Mais malgré tout, son style architectural lui permet de garder un visage pittoresque.


Dans le désert d’Atacama, l’eau est précieuse, évidemment. Ici, la bouteille d’eau minérale coûte deux fois plus cher qu’à Valparaiso; la douche dure 3 minutes maximum, et on a beau ouvrir le robinet à fond, c’est souvent un mince filet d’eau, froid la plupart du temps, qui sort. Et des fois, rien du tout. Idem pour les toilettes: la chasse utilise un minimum d’eau. Mais c'est vivable! Idéalement, on devrait tous économiser ainsi ce liquide si précieux.

Ici, il y a plus d’étrangers que de Chiliens ici. Américains, Français, Allemands, Hollandais, Brésiliens, Argentins, Espagnols… Et pas que des touristes, certains vivent là à l’année! Je me demande comment on peut décider d’habiter ici, où la vie est quand même austère. Où l’on finit la journée couvert d’une fine pellicule de sel, notamment quand le vent souffle. Mais le climat n’est pas trop rude, plutôt tempéré. Il fait juste froid la nuit.

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C'est justement la nuit que se termine l’excursion la plus courue des touristes, à travers la Cordillera del Sal (montagnes de sel, littéralement). On commence par la valle de la Muerte (ci-dessous), avec la descente d’une dune très pentue en bare-foot, cool! Autour de nous, pas un insecte qui vive, quelques coriaces herbacées seulement. Cela pourrait expliquer ce nom de vallée de la Mort. En réalité, il y a plusieurs légendes à ce sujet, difficile de connaître la vérité. Certains disent qu’elle s’appelle ainsi parce que de nombreux ânes chargés comme des mules sont tombés dans le précipice, d’autres assurent que les population locales jetaient leur déchets et leurs cadavres au fond de la vallée, un gigantesque cul-de-sac qui aurait fait office de décharge…

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A propos, d'où viennent ces dunes de sable fin, à près de 3.000 mètres d'altitude? Héhé, patience! Je vous explique ça un peu plus bas. Depuis les dunes, on aperçoit une petite tornade de loin, c’est très fréquent dans le désert. Ensuite on visite une petite grotte de sel, aux concrétions tourmentées de cristaux de sel, parfois ronds comme des choux, parfois tranchants comme des couteaux. Si on fait silence, on entend les rochers craquer, c’est impressionant.

On finit avec le coucher de soleil sur la valle de la Luna, et sa dune plantée entre deux montagnes comme un décor de cinéma. Une dune parfaite, qui forme un véritable col. Magique. A tel point qu’on se demande si elle est naturelle.



En réalité, tout ce sable (ainsi que le sel) se trouvait au fond de l'océan. Mais après la formation des Andes, une nouvelle chaîne s'est élevée de l’océan, dont l'eau s’est retrouvée coincée entre les nouvelles montagnes. En s'évaporant, elle a laissé des tonnes de sable et de sel dans cette cuvette qu'est la région de San Pedro d'Atacama. Quand on voit les paysages que la mer a laissé en se retirant, on se dit qu’il est très possible qu’il y ait eu de l’eau sur la Lune et Mars, tant ces étendues rocheuses leur ressemblent.




La suite demain! Et plus de photos dans la rubrique "Un monde d'images"
par @tom publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Jeudi 26 avril 2007
Il faut bien l'avouer, malgré ses connaissances encyclopédiques, Réponsatout ne sais pas tout. Par exemple, lorsqu'il s'agit de changer le design de ce blog en modifiant le CSS (les codes HTML), votre cher Réponsatout pédale dans la choucroute. J'en perds mon latin! Voilà un coup bas porté à mon orgueil. Je vais donc laisser la présentation ainsi, après tout c'est bien comme ça.

Et puis si je laisse tout ça en plan, c'est aussi parce que mon créateur a décidé de me créer un espace pour moi tout seul. Ca s'appelle http://reponse-a-tout.over-blog.com et j'en suis très fier. Pour l'instant, il n'y a que les articles déjà publiés ici, mais bientôt il y en aura d'autres. J'en ai déjà trois en chantier.

Voilà, c'était donc la dernière apparition de Réponsatout sur Vusurlemonde. Il vous salue bien et vous donne rendez-vous sur son nouveau blog.
par @tom publié dans : Réponsatout
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Mardi 24 avril 2007
Hier soir, j'étais de nouveau invité à la télévision chilienne pour faire un bilan du premier tour des présidentielles. Pour la première fois je me suis trouvé pas trop mauvais. Avec l'expérience, on prend confiance. C'est aussi ce que je me dis en relisant mon Ricochet de l'an 2000, notamment quand j'écris:

"...je devais juste faire un stage d’observation dans le canard local, et puis très vite j’ai été accro. J’ai eu la chance de tomber sur une petite équipe qui était presque comme une famille. Ce sont eux, devenus amis, qui m’ont sorti de mon trou..."


Et il était assez profond ce trou:

"...je préférais dépenser mes derniers francs dans une place de cinéma plutôt qu’aller faire le plein au supermarché. Certains jours, je ne m’alimentais que de céréales et d’eau sucrée..."


J'en dis pas plus, le reste est dans les Ricochets. Sachez seulement que pour la première fois, j'ai osé dévoiler des choses intimes qui me font un peu honte, mais ça fait du bien de l'écrire. Mais tout ça c'est du passé, et ça risque pas de m'arriver de nouveau.

PS: Pas pris le temps de toucher au design du blogue. Y'a plein de petits détails à changer (certains textes quasi-illisibles avec les nouvelles couleurs de fond, par exemple), je vais régler ça d'ici la fin de la semaine.

PS2: Je rentre en France le 4 juillet, au moins pour trois mois. Durant cette période, la partie chilienne du blog risque donc d'être un peu délaissée. Mais cela ne veut pas dire que j'aurai mons de choses à raconter. D'ici là, viva Chile!

PS3: Ah ben non elle est pas encore sortie. Wii alors!
par @tom publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Lundi 23 avril 2007
Dimanche matin, alors que la France votait, la terre a tremblé au Chili. 6,2 sur l'échelle de Richter dans la région d'Aysen, au sud du pays. 6,2 ça veut dire, concrètement, des fissures de plusieurs centimètres dans les rues, les maisons les plus vétustes effondrées, et huit disparus. Ici à Quilpué, on a senti une réplique vers 6 heures du matin. Degré 5. Ca a grondé et tremblé pendant 6-7 secondes, faisant tanguer les meubles et grincer les portes. Je me suis réveillé, et je suis resté calé au fond de mon lit. Degré 5, c'est suffisant pour faire (stu)peur.

Pas de tremb
lements ni de stupeur en revanche en France. Depuis le Chili, j'ai quand même pu voir en direct les réactions des quatre principaux candidats après les résultats. Avec un oeil distancié, plus sans doute que tous les chroniqueurs politiques passionnés.

J'ai vu un Sarkozy satisfait, mais qui à mon avis faisait des efforts pour masquer son excitation. Et qui a parlé une demi-heure avant l’heure prévue, et avant les autres candidats. Toujours pressé, ce garçon, toujours envie d’arriver le premier. Ca risque de lui faire du tort durant la dernière ligne droite avant le 6 mai, je serais pas étonné qu’un jour il pète un plomb et dérape.

Le Pen m’a surpris par son discours très court. Comme d’habitude il a joué la victime de la «manipulation médiatique», mais j’ai le sentiment qu’il n’y croyait plus. C’était sans doute le dernier baroud d’honneur du vieux, et il le sait.

J’ai vu un Bayrou content et combattif, il a de quoi l’être après avoir pratiquement triplé son score de 2002, et apparemment serein alors qu’il se trouve dans une position très délicate: de quel côté va-t-il pencher? Il est à la fois l’homme fort de la situation, puisque de son ralliement peut dépendre le résultat final, mais il est aussi en position de faiblesse: choisir l’un ou l’autre camp, c’est se priver d’une bonne partie de ses électeurs pour les futures échéances. Mais l’homme est intelligent et saura louvoyer sans perdre trop de plumes, je pense.

Et puis Ségolène, pour ne rien faire comme tout le monde, s’adresse à la France depuis son pays mellois. C’est un message, ça. Montrer que la France, ce n’est pas que Paris. Et puis une Ségolène très calme, posée, sans grand enthousiasme qui lit visiblement son texte et parle lentement. On pourrait penser qu’elle fait un discours très ennuyeux, sans aucun charisme. Je crois qu’elle a très bien joué le coup. D’une part, elle est deuxième, pas de quoi sabrer le champagne. D’autre part, n’oublions pas que c’est une ancienne disciple de Mitterrand, la force tranquille. Face à l’agitation sarkozyenne, je crois que Ségolène a voulu montrer son calme, sa tranquillité, un visage rassurant et confiant.

Je crois que Ségolène a raison de vouloir se démarquer par sa personnalité, car maintenant, les deux candidats vont «centriser» leur discours pour récupérer les voix de Bayrou, et c’est donc plus sur le plan de la personnalité, je crois, que va se jouer cette élection. A propos, vous avez remarqué? Jean-Marie Le Pen, tout le monde l’appelle Le Pen. François Bayrou, tout le monde l’appelle Bayrou. Nicolas Sarkozy, tout le monde l’appelle Sarkozy, ou Sarko. Et Ségolène Royal, tout le monde l’appelle par son prénom. Parce que c’est une femme? Je crois plutôt que c’est à cause de son patronyme: Royal, ça sonne pas très républicain, ni démocrate. Et puis ça doit tenir à sa personnalité, aussi. Ce ne sera donc pas un duel Sarkozy-Royal, mais bien un "Ségo-Sarko". Ca sonne bien, pas vrai?
par @tom publié dans : La France vue d'ailleurs
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