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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Mardi 29 avril 2008
Ca fait longtemps déjà que je veux vous parler du petit village d’Horcon. C’est l’un de mes endroits favoris pour aller se relaxer au bord de la mer. Horcon, c’est une petite crique qui vit au rythme de la pêche artisanale, l’un des derniers recoins de la côte centrale du Chili qui reste préservé de l’urbanisation galopante et uniformisante.



Sur la petite plage de sable fin s’alignent les lanchas, les traditionnelles barques de pêche jaunes et bleues, à l’abri du gros temps. A Horcon, contrairement au reste de la côte centrale, l’eau est claire et calme: les vagues vont se briser ailleurs. Mouettes, cormorans et pélicans rôdent autour des embarcations, guettant le moindre reste de crabe ou de poisson délaissé par les pêcheurs. Il faut voir leur manège quand, en fin de matinée, les bateaux reviennent de la haute mer avec leur butin, et vident leur stock des coques de bois.



Il faut aller à Horcon pour le midi, quand les pêcheurs sont de retour et vendent le poisson à la criée, quand les chevaux de trait s’attellent aux bateaux pour les tirer jusqu’en haut de la plage, quand les oiseaux se querellent pour quelques bouts de poisson laissés à leur intention par les pêcheurs…



Sur l’îlot qui fait face à l’anse, Saint Pierre, patron des pêcheurs, mène sa barque entre les rochers peinturlurés de guano. A l’autre bout de la crique, une falaise percée à la mode d’Etretat ferme l’accès au village, et surtout interdit toute construction nouvelle. A seulement quelques centaines de mètres de là, les grands buildings façon La Grande-Motte sont légion.



De l’autre côté de la falaise, il y a la plage Cau-Cau, sans doute l'une des plus belles du Chili. L’une des plus inaccessibles, aussi. Encastrée entre deux falaises abruptes, la plage n’a qu’un seul chemin d’accès, une sorte d’escalier plus que délabré qui descend dans la forêt. La descente est fatigante et dangereuse (on enjambe les rondins plutôt qu’on ne descend les marches), mais la plage en vaut la peine.



Pendant deux étés, l’accès à Cau-Cau était carrément fermé. Le chemin passe en effet au milieu d’une propriété privée, et le propriétaire des lieux, qui en avait assez du passage à toute heure de la journée et de la nuit, a un jour érigé un mur à l’entrée du sentier. Du jour au lendemain, tous les estivants se sont retrouvé privés de plage. Finalement, le gouvernement provincial a trouvé un accord avec le propriétaire, qui laisse l’accès libre durant la journée, et ferme le sentier la nuit.


Son attitude n’est pas très démocratique, mais il faut comprendre la volonté des habitants de Horcon de protéger et jalouser leurs trésors. Le village, je le répète, a su garder un cachet unique. C’est sans doute pour cela qu’une petite colonie de hippies y a élu domicile. Au milieu des familles de pêcheurs, on croise parfois dans le village de vieux barbus à la Ravi Shankar, poitrail nu, peau basanée. Et la décoration fantaisiste zen de certaines bicoques atteste de leur présence.


Les maisons, tiens. J’allai les oublier. Horcon est un patchwork de cabanes de bois bigarrées, toutes plus pittoresques les unes que les autres, décorées souvent avec excentrisme, la plupart du temps avec goût. Et en parlant de goût, un dernier détail: on trouve à Horcon les meilleures empanadas de mariscos (sorte de beignets aux fruits de mer) de toute la côte. Je m’en pourlèche les babines rien que d’y songer!
par @tom publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs communauté : Voyages
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Dimanche 27 avril 2008
Aujourd'hui, je vous propose un jeu: je vous donne une info réelle, et vous essayer de me trouver un commentaire ou une chute rigolote. Voici l'info en question:

"Il y a quelques semaines, un touriste suédois s'est fait arrêter pour avoir coupé une oreille d'une statue de l'île de Pâques, qu'il voulait emporter chez lui comme trophée."

Exemple de chute possible: On lui a conseillé de prendre des cours de tauromachie.

Je la trouve pas terrible, cette chute. Alors à vous de jouer, trouvez mieux! La meilleure réponse sera publiée dans une semaine.
par @tom publié dans : Pensées du jour communauté : Voyages
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Lundi 21 avril 2008
DANS LE MONDE INTERIEUR

"J'ai chaud. Il fait noir. C'est douillet. Je me sens bien. J'étouffe, mais je me sens bien. L'obscurité me rassure. J'ai peur de la lumière. La lumière signifie que je dois partir. Partir en laissant tout derrière moi. Je suis forcé, on me force, quelqu'un que je ne connais pas me force à abandonner. C'est Dieu. Dieu s'agrippe à ma tête et la tire vers sa lumière. Mais je ne veux pas, moi! Ici il fait noir et c'est douillet. Certes ce n'est pas bien spatieux mais ça me convient, moi! Je ne veux pas! Je suis claustrophobe, j'ai peur d'être enfermé dehors, au secours, emprisonné dans la lumière, à l'aide! Personne ne m'aide.

La lumière se fait de plus en plus intense, je ne vois plus rien. J'ai peur du jour! Mes yeux me brûlent! Je pleure! Arrêtez! Je pleure parce que j'ai peur du jour et en plus il me fait mal à la tête ce con de dieu! Espèce de lâche, déguisé en lumière, je ne peux te voir, et en plus de ça tu éprouves un malin plaisir à me torturer ainsi, à me forcer contre mon gré à quitter pour toujours mon domicile? Quel genre de dieu es-tu?

Tout est de couleur lumière ici. La lumière c'est le néant, je ne peux pas la toucher, je ne peux pas la palper, la sentir, rien.

Mes pieds tentent de s'accrocher à ce petit noir douillet, mais déjà c'est trop tard. La main de Dieu enserre ma tête et mes petits doigts sont bien trop faible pour ôter cet infâme étau de mon crâne.

Ça y est, il n'y a plus de noir douillet. Jamais plus. Je suis entouré de jour, au secours, j'ai mal, je pleure, je respire. Maman."


J'ai trouvé ce joli texte de Chako noir sur le site des Intermittents de Coulisses, un nouveau blog où je vais me rendre souvent je crois. Pour lire la suite, c'est par ici. Et j'en profite pour tirer à l'auteur un coup de chako!


par @tom publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Samedi 19 avril 2008
DANS LE MONDE DE LA MEDECINE

Le saviez-vous? Il existe une maladie qui s'appelle la sarcoïdose.

Selon Wikipedia, c'est "une maladie inflammatoire systémique de cause inconnue, qui atteint préférentiellement les poumons, mais peut atteindre n'importe quel organe. Généralement sans gravité, elle guérit spontanément dans la grande majorité des cas. Cependant, chez 20 % des malades, elle provoque des complications respiratoires menaçantes ce qui justifie un diagnostic précoce et un suivi régulier. Il n'existe pas à ce jour de traitement spécifique et les indications pour débuter un traitement sont rares. En France, la prévalence est de 10 pour 100 000 habitants."

Une variante de cette maladie est apparue depuis 2007, appelée sarkozydose, ou sarkodose. En voici ma définition, concoctée en paraphrasant Wikipedia.

La sarkozydose est une maladie inflammatoire systémique de cause politique, qui atteint préférentiellement les neurones de l'hémisphère droit, mais peut atteindre n'importe quel organe de la République. Apparemment sans gravité, elle guérit avec le temps dans la grande majorité des cas, en raison de ses actions choquantes qui réveillent fortement le système immunitaire et critique du malade. Cependant, chez 20% des malades, la sarkodose provoque des complications cérébrales menaçantes, comme la diminution de l'activité critique du cerveau, ainsi que des complications cardiaques comme le déssèchement du coeur, ce qui justifie un diagnostic précoce.

Il n'existe pas à ce jour de traitement spécifique à la sarkozydose, mais les médecins conseillent généralement de déchirer sa carte de l'UMP. La commission Médecine du Parti Socialiste cherche actuellement un traitement efficace, mais les pistes sont rares. En France, la prévalence de la sarkodose est de beaucoup trop pour 100 000 habitants.


par @tom publié dans : Un autre monde, réel ou fiction communauté : Libre pensée politique
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Jeudi 17 avril 2008
Fin 2005. Lors du débat télévisé entre les deux finalistes de l'élection présidentielle chilienne, Michelle Bachelet avait juré qu'à titre personnel, elle ne signerait jamais de traité de libre-échange avec la Chine -tant qu'il serait prouvé que l'ex Empire du milieu ne respecte pas les droits de l'Homme.

Avril 2008. Au titre de présidente de la République, Michelle Bachelet s'envole pour la Chine dans le but de signer un traité de libre-échange. Depuis Pékin, elle assure Pékin de son soutien aux Jeux Olympiques; pire, dans un communiqué officiel, elle ajoute que "le Chili respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République Populaire de Chine et reconnaît que Taiwan et le Tibet font parti de la Chine".

Réduire ses convictions en miette pour le bien-être économique du pays, c'est bien triste. La pauvre Michelle a dû chi(n)er des couleuvres toute la nuit après tout ce qu'elle a dû avaler. Je ne la blâme pas complètement, parce qu'elle avait derrière elle la pression des puissants lobbies financiers. Et puis elle pourra toujours dire qu'à titre personnel, elle continue de condamner la Chine -mais pas en tant que présidente. Pirouette précaire et périlleuse, surtout pour une femme qui a connu la torture.

Mais peut-être devrais-je être plus sévère avec elle. Car le premier à qui profiterait un traité de libre-échange, c'est l'Etat chilien. Le Chili, premier producteur de cuivre au monde, en vend la plus grande partie à la Chine. Or la plupart des mines appartiennent à l'Etat, qui en retire de substantiels bénéfices. Accroître les relations économiques avec la Chine, c'est apporter des gros sous dans les caisses de l'Etat chilien, qui en a bien besoin, notamment pour financer le Transantiago.

Les prêts auprès des banques se succèdent pour faire face à l'énorme déficit engendré par le plan de transport en commun de Santiago. Et il faut croire qu'il existe une coalition sourde du Congrès chilien contre le gouvernement, car les parlementaires ne se sont toujours pas mis d'accord pour voter le budget du Transantiago, plus d'un an après sa mise en service! Pendant ce temps, c'est Bachelet et son gouvernement qui paient les pots cassés.

Alors dans ce contexte, oui, Mme Bachelet: vivent la Chine et les Jeux Olympiques! (c'est d'ailleurs du cuivre chilien qui est utilisé pour fabriquer les médailles). Et tant pis pour Taiwan, les droits de l'Homme et le Tibet! Voilà qui ne devrait pas laisser les bonzes de marbre, ou plutôt... de cuivre!
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Libre pensée politique
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