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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Jeudi 31 mai 2007
Le Chili a beau connaître la stabilité politique depuis 17 ans, avec un régime démocratique, la conduite des affaires du pays pêche encore par jeunesse, et parfois aussi à cause des pays voisins. Outre la gestion catastrophique du Transantiago, les exemples ne manquent pas.

Il fait froid depuis quelques jours en Amérique du Sud. Inhabituellement froid: depuis dimanche, plusieurs centaines de personnes sont mortes de froid à Buenos Aires. Et au Chili, on craint la pénurie de gaz: le pays dépend énergétiquement de ses voisins, et l’Argentine, son unique fournisseur de gaz naturel, a coupé les vivres pendant 48 heures en raison de la vague de froid. Et là, y'a pas de plan B: y'a plus de gaz. Mais avant, c’était pire: comme le Chili, par sa réussite économique, fait des jaloux, il est arrivé par le passé que l’Argentine refuse de lui vendre du gaz juste pour embêter les dirigeants chiliens.

Autre exemple: dans le quartier de la Pintana, à Santiago, on construit une nouvelle autoroute. Et on a installé des murs anti-bruit provisoires en bois, pour protéger les maisons des nuisances du chantier. Sauf que les murs, haut de plusieurs mètres, ont été montés à moins d’un mètre des maisons, et que les habitants sont obligés de circuler dans ces corridors sombres, qui deviennent de vrais coupe-gorges. Certains ne peuvent même pas entrer chez eux par la porte principale.

Bon j’arrête de faire mon Julien Courbet. Pour finir je voudrais parler des New 7 wonders. J’en ai fait la pub il y a quelques mois sur ce site. Je trouvais sympa l’idée de dépoussiérer ce classement des sept merveilles du monde, qui n’a pas bougé depuis l’antiquité. En France, on n’en parle pas beaucoup apparemment. On est méfiant. D’abord, parce qu’il ne s’agit pas d’une initiative de l’Unesco, mais d’un milliardaire suisse, Bernard Weber. Ensuite, parce que le site met en vente des pin’s, des voyages pour découvrir les merveilles en compétition: ça sent la bonne opération commerciale.

Mais au Chili, on est beaucoup plus enthousiaste: pensez donc, les statues de l’île de Pâques sont en ballotage pour être choisies parmi les 7 premières. Alors les médias en parlent, incitent la population à voter par internet. Pour le pays, ce serait un joli coup de pub! Mais j’ai vu hier à la télé une pub pour voter par SMS (avec un numéro surtaxé évidemment) pour l’île de Pâques. Là, ça sent vraiment l’arnaque: comment ces votes par SMS, proposés par une entreprise chilienne, vont-ils être comptabilisés par le site Internet? C’est fou ce qu’on peut nous en mettre plein les yeux avec des merveilles. Et s’en mettre plein les poches. Mais j’ai quand même voté sur Internet. Après tout, c’est gratuit.
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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Mardi 29 mai 2007
"...c’est ainsi que je me retrouve, vers 23 heures un dimanche soir, à plat ventre sur le canapé d’un type que je connais depuis à peine 4 heures, dos nu, en train de me faire faire un massage. Et quand il me propose de me retourner pour continuer le massage sur le torse, le vin du repas aidant, je ne bronche pas et me dis que c’est la suite normale du massage. (...) Je me rends compte qu’il se concentre peu à peu sur mon abdomen, puis que ses mains descendent peu à peu..."

Comment j'en suis arrivé là, et ce qu'il s'est passé ensuite, je le raconte dans mon Ricochet 1998, ici (si le lien veut bien marcher, le site est assez capricieux en ce moment. Sinon, allez et descendez jusqu'au dernier article).
par @tom publié dans : Vie du blog (et du blogueur)
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Lundi 28 mai 2007
DANS LE MONDE DES CONSERVATEURS


Aujourd'hui lundi de Pentecôte, nous allons parler religion et conservatisme, de la pilule du lendemain et des soldats morts pour rien. A propos de religion, c'est curieux, alors que le Chili est très catholique, ni le jeudi de l'Ascension ni le lundi de Pentecôte ne sont fériés (c'est pareil pour toute l'Amérique du sud, d'ailleurs). J'ai l'impression que le dogme ici est un petit peu différent de celui de l'Eglise européenne.

En revanche, le conservatisme est le même. Mais il n'existe pas seulement chez les catholiques. Cela fait plusieurs mois que le gouvernement de Michelle Bachelet a légalisé la pilule du lendemain pour les mineures. Eh bien apparemment ça n'a pas plu aux grands patrons des trois principales chaînes de pharmacies chiliennes: impossible de s'en procurer dans tout Santiago. Le gouvernement a été obligé de menacer les pharmacies de poursuites judiciaires pour qu'ils mettent les pilules à disposition des jeunes femmes.

Les conservateurs chiliens sont contents: lors de mon dernier passage à la télé, j'ai eu l'occasion de discuter de l'avénement de Nicolas Sarkozy avec le sénateur Romero, ex président du sénat et pinochetiste. Travail, mérite, ordre, respect, ça lui plaît au Romero. Ca plaisait bien à Pinochet aussi. Le leitmotiv Travail, famille, patrie semble décidément revenir à la mode. D'ailleurs je constate que les idées de Sarkozy ont déteint sur une partie de la gauche européenne: je lis sur lemonde.fr que Tony Blair veut renforcer les pouvoirs de la police au détriment des libertés individuelles (heureusement, il aura du mal à faire passer la pilule à la chambre des représentants). Tiens, ça me rappelle la politique sécuritaire de George Bush, ça...

Ca tombe bien, aujourd'hui 28 mai, c'est le Memorial day aux Etats-Unis (et le lundi de Pentecôte alors?). Un jour férié en l'honneur de tous les soldats US morts au combat. Ce qui inclut des dizaines de milliers de jeunes recrues mortes sur des terres dont elle ne savaient rien, qu'elles ne comprenaient pas. Mortes sans même savoir pourquoi on se battait. Mortes pour protéger les intérêts économiques des puissants qui détiennent les cordons de la bourse états-unienne. Savez-vous que dans ce grand pays démocratique, membres du gouvernement et grands industriels organisent de fastueuses conférences pour évaluer les bénéfices tirés de chaque guerre? Et malgré ces milliers de morts, la pilule passe encore auprès de l'opinion.

Bref, en ce lundi de Pentecôte, je me dis que nous autres humains avons dévalé la pente et que nous sommes tombés bien bas. Et que la pilule, tous comme les aliments, ça passe mieux sans conservateurs.

Et vous, vous avez travaillé aujourd'hui?
par @tom publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Vendredi 25 mai 2007
DANS LE MONDE DES CALINS


Cécile a 22 ans, elle est blonde, élancée, jolie, souriante… et elle est free huggeur. Vous connaissez le principe du free hug? Ces gens qui, de façon spontanée, embrassent les passants dans la rue pour leur donner un peu de chaleur humaine. Cécile, qui a un grand cœur croisé Playtex, a été enchantée par l’idée dès qu’elle en a eu connaissance et s’est tout de suite acheté un t-shirt de free-huggeur. Dès sa première sortie dans la rue, ce fut un succès: «Toutes les personnes que j’ai embrassées étaient ravies. Il y a même des ados qui sont venus me donner un hug rien qu’en voyant mon T-shirt…» en reluquant l’abondante poitrine qui pointe dessous, diront certains… C’est vrai que Cécile, rien qu’en la voyant, on a envie de lui donner un câlin (non, ce n'est pas elle sur la photo en-dessous).

Juan-Mann-free-hugs.jpg
Victor a la cinquantaine passée, c’est un vieux hippie bedonnant, à moitié édenté, aux cheveux poivre et sel fins comme du poil d’âne. Lui aussi est free huggeur. Sympathique, le bonhomme. Souriant, jovial. Mais en revanche, il est un peu déçu du free hug. «La plupart du temps, quand je veux donner une embrassade à un quidam dans la rue, on me repousse. Les gens sont pas ouverts, de nos jours. Il y en a même qui ont peur de moi, je les vois changer de trajectoire quand ils approchent! Alors qu’un peu de chaleur humaine, ça a jamais fait de mal à personnes, au contraire!» Lui-même, hors caméra, avoue qu’il a aussi adhéré au mouvement parce qu’il se sent en manque de contact physique, d’affection.

Voilà, Victor a lâché le morceaux: je soupçonne la communauté des free huggeurs d’être un rassemblement de gens laids, d’êtres en manque d’affection, qui a trouvé là un concept en or pour avoir droit à des câlins et tripoter un peu gratis.

Bon je crois que sur ce coup-là, j’ai mauvais esprit. En réalité, j’aime bien ce concept de free hugs, parce que je pense, comme beaucoup, que ce monde manque d’amour et de tendresse, bordel!

***

Ca me rappelle un artiste de rue, vu en 2002 au Coup de Chauffe (le festival d’arts de la rue de Cognac). Il s’appelait le Caresseur public. C’était un personnage intrigant, silencieux. Une grande cape noire, des gants de velours rouge, un long masque blanc mélancolique: on aurait dit un mélange entre un personnage de bal masqué du carnaval de Venise et une statue de cire. Car le Caresseur restait de longues minutes assis sur sa chaise, sans bouger. Il apparaissait de nulle part, discrètement, s’installait sur une pelouse ou dans une ruelle, et attendait.

Et puis soudain, le Caresseur se levait doucement, marchait lentement vers un passant, et délicatement, en silence, posait une main de velours sur sa joue. Le passant, déconcerté, se laissait presque toujours faire. Les réticences tombaient vite, il se laissait embrasser par la longue cape noire, caresser le visage par les gants. Et ressortait tout chamboulé de ces quelques secondes d’étreinte muette et surréaliste.

caresseur-public.jpg
J’ai eu la chance, en tant que journaliste, de rencontrer l’homme qui se cachait derrière ce déguisement. Il nous a expliqué qu’il observait attentivement les passants avant d’en choisir un et de l’aborder en douceur. Avec l’expérience acquise au cours des années, il parvenait à déceler les gens qui manquent d’affection, et qui ne se fermeraient pas à ses caresses.

Et le voir à l’œuvre était fascinant. J’ai vu une dame pleurer dans ses bras. Au début, elle rigolait nerveusement en direction de ses copines avec qui elle se promenait. Et puis soudain, elle s’est abandonné dans ces bras inconnus, doux et forts, rassurants. Elle s’est laissé aller, a serré très fort le Caresseur, et a fondu en larmes. "Cela arrive souvent, nous confiait l’artiste. C’est pour cela que je continue. Parce que des milliers de gens ont besoin de cette petite dose d’amour que je peux leur apporter. Et parce qu’ils me le rendent bien."

Alors à toi qui lis ces lignes, je t’envoie, moi aussi, un free hug virtuel. Prends soin de toi.
par @tom publié dans : Un autre monde, réel ou fiction
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Jeudi 24 mai 2007
Le week-end dernier, j’ai effectué pour la troisième fois un aller-retour express en Mendoza, en Argentine. Comme je ne dispose toujours que d’un visa de touriste, je suis obligé de sortir du Chili tous les 90 jours. Donc on traverse les Andes, 8 heures de trajet aller, 8 heures retour, notamment à cause des centaines de camions arrêtés sur la route en attendant de pouvoir passer a douane.

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On passe la nuit à Mendoza, et on revient. Juste le temps d’aller se faire un bon resto, faire un petit tour en ville nocturne et d’acheter quelques boîtes d’alfajores, la pâtisserie locale. Donc, encore une fois, pas le temps de faire de photos de la ville. Juste une: je me rappelle avoir parlé ici-même des douches-WC-2-en-1 vues dans un hôtel de Mendoza, lors de mon précédent aller-retour. Et bien je suis retourné exprès dans le même hôtel, et… voilà la photo!


Pratique n'est-ce pas? Ca donne pas vraiment envie de se doucher. En plus le PQ est trempé, le sol pas très propre... Heureusement, dans le centre de Mendoza, j’ai vu à plusieurs reprises un panneau indiquant «playa». Je me suis dit: chouette, il y a une plage en plein centre ville, je vais pouvoir me baigner! J’ai suivi le panneau, et je suis tombé dedans: je suis arrivé à une plage… de stationnement! Ici, les parkings s’appellent playas. Quelle déception!

***

L’une des plus grandes avenues de Mendoza s’appelle Boulogne-sur-mer. Je me suis demandé pourquoi. Qu’il y ait une rue de France ou une place de Paris, ça n’aurait rien d’anormal. Mais une avenue Boulogne-sur-mer? C’est comme s’il y avait à Bordeaux un boulevard Pichilemu, ou un parc Perpète-les-oies-de-Patagonie à Lyon. J’ai l’explication: San Martin, l’un des libérateurs du Chili et de l’Argentine du joug espagnol, est mort exilé à Boulogne-sur-mer.

Voilà, c’était la minute historique. Là-dessus, je vous laisse avec cette photo des Andes, enneigées et solennelles.

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par @tom publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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