Voilà un exemple de plus qui montre bien que le Chili a encore des restes de l'époque
militaire de Pinochet. Le chef suprême de la police chilienne est décédé jeudi dans un accident d'hélicoptère au Panama. Résultat: le gouvernement décrète le deuil
national pour ce week-end. Dommages colatéraux: la finale du championnat de football national, l'événement le plus attendu de l'année, est repoussée à la semaine prochaine. Motif: il ne
serait pas correct de faire la fête samedi soir alors que le chef suprême de la police est allé s'écraser sur un building à Panama. En football, on aurait appelé ça la mort subite.
Dans les faits, le peuple chilien s'en fout un peu. Le chef de la police est important, certes. On le surnommait le Général du peuple. Mais décréter deux jours de deuil national, en faire un
événément de toute première importance, c'est "ponerle mucha color", comme on dit ici. "Lui mettre beaucoup de couleur", en rajouter avec une bonne dose
d'emphase, de dramatisation et d'exagération. Comme le fait la Commedia dell'arte avec son Polichinelle (oui, je sais, le jeu de mot entre police, Chili et polichinelle est un peu tiré par la
casquette, mon général).
Bref... Personnellement, cette disparition me laisse de marbre comme un officier au garde à vous. La même chose en France, à mon avis, ça ferait même pas la Une des
journaux, et peut-être 3 minutes de silence dans les écoles et les administrations. A moins que le grand patron de la police française se fasse tuer par des terroristes ou des jeunes des
banlieues; alors là, notre Iznogoud national ferait une intervention présidentielle dramatique pour fustiger le comportement de ces jeunes délinquants, louer les efforts de la police, et en
profiterait au passage pour prendre de nouvelles mesures restrictives pour "restaurer l'ordre", tout en contribuant à faire monter le taux de paranoïa de la population.
Bon j'exagère peut-être. J'extrapole peut-être. J'élucubre peut-être. N'empêche que le gouvernement panaméen a un instant cru que le crash d'hélico, c'était un remake miniature du 11 septembre 2001 au World Trade Center, avant de se rendre compte rapidement que l'idée était ridicule. Surtout que le petit pays a de bonnes
relations avec le Chili (malgré le fait que le canal de Panama a ruiné Valparaiso. Mais c'était il y a un siècle).
Bon, le paragraphe précédent, c'étaient des conneries, hein! Au fait: quelqu'un sait-il si le sobriquet de Paris (Panam') a quelque chose à voir avec Panama?
Non? Et bien ce sera votre travail scolaire pour lundi. A me remettre sans faute avant lundi minuit (heure chilienne) en commentaires!
Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle rubrique sur ce blog. Depuis trois mois que je suis rentré au service
d'une grande firme multinationale, j'ai eu l'occasion de noter pas mal de détails intéressants sur le monde de l'entreprise globalisée. Bienvenue donc à Global
Inc., le nom virtuel que j'ai choisi à mon employeur.
Je ne sais pas encore exactement ce que je vais vous raconter, mais je pense vous parler de divers personnages, tels que Mr
Jargon (l'informaticien qui me raconte des trucs auxquels je ne pipe mot), Mme Restobeurk (la serveuse du resto d'entreprise que même pas mon chien il en mangerait), Mr Blablabla (mon chef et
voisin bavard), Chef-qu'est-pas-chef (pas besoin de décrire plus), ou encore Mr profiteur (le DRH). Je ne sais pas si ce que je
vais vous raconter là vous paraîtra intéressant ou non. Je compte sur vous pour me dire en commentaire si ça vous ennuie ou pas. Rendez-vous demain avec un premier
chapitre, où je vous conterai ma répugnance pour les cravates.
C'est une petite révolution qui vient de se passer au Chili. Pour la première fois,
le diesel n'est plus le carburant le moins cher. Son prix a dépassé celui du sans-plomb 93. Ici comme un peu partout dans le monde, on ressent les
conséquences de la hausse des cours du pétrole dans la vie de tous les jours. Les prix d'à peu près tous les produits augmentent, les gens râlent et en veulent au gouvernement chilien... qui n'y
est pour rien!
Et pourtant les solutions existent. Par exemple, je viens de recevoir par email un reportage diffusé sur TF1 en 2005, montrant les mérites d'un moteur de voiture
mixte fonctionnant au pétrole et à l'eau. Apparemment, c'est pas très compliqué à fabriquer, c'est économique, et surtout très écologique. Jetez un coup d'oeil, ça vaut la peine.
Et apparemment, depuis 2005, rien n'a changé, et cette belle invention n'est pas encore exploitée. Sans doute parce que les puissant lobbies pétrolier et
automobile ont tout fait pour l'en empêcher. Alors je vous le demande: jusqu'à quand quelques poignées de décideurs continueront d'hypothéquer l'avenir de la planète pour leurs propre profits?
Jusqu'à ce qu'il soit trop tard?
Par @tom
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Publié dans : Sauver la planète
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