Flux et reflux...

  • Flux RSS des articles

Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Samedi 31 mai 2008
Voilà un exemple de plus qui montre bien que le Chili a encore des restes de l'époque militaire de Pinochet. Le chef suprême de la police chilienne est décédé jeudi dans un accident d'hélicoptère au Panama. Résultat: le gouvernement décrète le deuil national pour ce week-end. Dommages colatéraux: la finale du championnat de football national, l'événement le plus attendu de l'année, est repoussée à la semaine prochaine. Motif: il ne serait pas correct de faire la fête samedi soir alors que le chef suprême de la police est allé s'écraser sur un building à Panama. En football, on aurait appelé ça la mort subite.

Dans les faits, le peuple chilien s'en fout un peu. Le chef de la police est important, certes. On le surnommait le Général du peuple. Mais décréter deux jours de deuil national, en faire un événément de toute première importance, c'est "ponerle mucha color", comme on dit ici. "Lui mettre beaucoup de couleur", en rajouter avec une bonne dose d'emphase, de dramatisation et d'exagération. Comme le fait la Commedia dell'arte avec son Polichinelle (oui, je sais, le jeu de mot entre police, Chili et polichinelle est un peu tiré par la casquette, mon général).

Bref... Personnellement, cette disparition me laisse de marbre comme un officier au garde à vous. La même chose en France, à mon avis, ça ferait même pas la Une des journaux, et peut-être 3 minutes de silence dans les écoles et les administrations. A moins que le grand patron de la police française se fasse tuer par des terroristes ou des jeunes des banlieues; alors là, notre Iznogoud national ferait une intervention présidentielle dramatique pour fustiger le comportement de ces jeunes délinquants, louer les efforts de la police, et en profiterait au passage pour prendre de nouvelles mesures restrictives pour "restaurer l'ordre", tout en contribuant à faire monter le taux de paranoïa de la population.

Bon j'exagère peut-être. J'extrapole peut-être. J'élucubre peut-être. N'empêche que le gouvernement panaméen a un instant cru que le crash d'hélico, c'était un remake miniature du 11 septembre 2001 au World Trade Center, avant de se rendre compte rapidement que l'idée était ridicule. Surtout que le petit pays a de bonnes relations avec le Chili (malgré le fait que le canal de Panama a ruiné Valparaiso. Mais c'était il y a un siècle).

Bon, le paragraphe précédent, c'étaient des conneries, hein! Au fait: quelqu'un sait-il si le sobriquet de Paris (Panam') a quelque chose à voir avec Panama? Non? Et bien ce sera votre travail scolaire pour lundi. A me remettre sans faute avant lundi minuit (heure chilienne) en commentaires!
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 28 mai 2008
A Global Inc, on travaille dur, mais l'ambiance est cool. Par exemple, on s'habille de façon "semi-formelle"; c'est-à-dire que les femmes n'ont pas à venir en tailleur, et la cravate n'est pas obligatoire. Et le vendredi, on peut venir en jeans-basket (d’ailleurs, ça m’amuse toujours de voir notre directeur général arriver avec un pauvre T-shirt style bob Ricard –mais en T-shirt).

Néanmoins, lors des visites importantes, la cravate s'impose. Et je dois vous dire une chose: la cravate, j'ai horreur de ça. J'ai dû en mettre une il y a quelques semaines, chose qui, auparavant, avait dû m'arriver deux fois dans ma vie. Et pour la première fois, j'étais tout seul pour me la nouer. Autant vous dire que j'ai pesté ferme pendant une heure face au miroir de la salle de bain, essayant de me dépêtrer de cette histoire de noeuds, contre l'andouille qui a eu l'idée saugrenue d'inventer la cravate.

Non mais c'est vrai quoi! A quoi sert une cravate? Je veux bien que ça fasse joli, mais c'est complètement inutile (si c'est pour se réchauffer le cou, une écharpe, c'est mieux). Ca serre la glotte (c’est pas pour rien qu’en anglais ça s’appelle "tie", du verbe "serrer") un peu comme le voile islamique mais en moins pire. Et puis ça trempe dans l’assiette si l’on n’y prend pas garde.

A l’instar de Sheila qui se demandait qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école, je me demande donc bien qui a eu l'idée, un jour, de prendre un long bout de tissu et de se l'entortiller autour du cou en essayant de l'attacher. Un marin qui s'ennuyait en faisant des noeuds? un paysan qui n'arriver pas à attacher la longe à ses bêtes et qui cherchait un nouveau système? un suicidaire qui n'avait pas de corde pour se pendre?... Et surtout, quels sont les malditos qui ont propagé l’invention pour en faire un accessoire de mode indispensable dans le monde?



Ce serait une question pour Ray Ponsatoo, mais j’ai préféré chercher moi-même (parce que si je lui demande, qui sait quand il va me répondre? En 2012?)

Selon le site d’amoureux du petit bout de soie accesscravates.com, la cravate "fut inventée au XVIIe siècle par les cavaliers croates et retrouvée sur la représentation tombale du premier empereur de Chine (IIIe siècle avant notre ère). La cravate est la contraction et la déformation du mot croate." Ainsi donc, à l’origine, ce seraient les Chinois… pourtant la cravate telle qu’on la connaît n’a rien à voir avec les vêtements traditionaux chinois… A tout prendre, je préfère le col Mao…

D’autres sources disent toutefois que le petit accessoire de soie est apparu en France et en Italie au XIVe siècle, et s’est popularisé à partir du XVIIe comme marque d’élégance, sous l’impulsion de Louis XIV notamment. Et malheureusement, la Révolution française n’a pas réussi à tordre le cou à la cravate, accessoire pourtant noble.

Mais je suis finalement presque heureux que la cravate ait survécu. Car à la place, on aurait pu avoir ses prédécesseurs, le jabot de dentelle ou, pire, la fraise façon Henri IV ou Austin Powers! Remarquez, ce pourrait être rigolo d’arriver tous au bureau attifés de la sorte…

Par @tom - Publié dans : Chroniques de Global Inc.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008
Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle rubrique sur ce blog. Depuis trois mois que je suis rentré au service d'une grande firme multinationale, j'ai eu l'occasion de noter pas mal de détails intéressants sur le monde de l'entreprise globalisée. Bienvenue donc à Global Inc., le nom virtuel que j'ai choisi à mon employeur.

Je ne sais pas encore exactement ce que je vais vous raconter, mais je pense vous parler de divers personnages, tels que Mr Jargon (l'informaticien qui me raconte des trucs auxquels je ne pipe mot), Mme Restobeurk (la serveuse du resto d'entreprise que même pas mon chien il en mangerait), Mr Blablabla (mon chef et voisin bavard), Chef-qu'est-pas-chef (pas besoin de décrire plus), ou encore Mr profiteur (le DRH). Je ne sais pas si ce que je vais vous raconter là vous paraîtra intéressant ou non. Je compte sur vous pour me dire en commentaire si ça vous ennuie ou pas. Rendez-vous demain avec un premier chapitre, où je vous conterai ma répugnance pour les cravates.
Par @tom - Publié dans : Chroniques de Global Inc.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 25 mai 2008
C'est une petite révolution qui vient de se passer au Chili. Pour la première fois, le diesel n'est plus le carburant le moins cher. Son prix a dépassé celui du sans-plomb 93. Ici comme un peu partout dans le monde, on ressent les conséquences de la hausse des cours du pétrole dans la vie de tous les jours. Les prix d'à peu près tous les produits augmentent, les gens râlent et en veulent au gouvernement chilien... qui n'y est pour rien!

Et pourtant les solutions existent. Par exemple, je viens de recevoir par email un reportage diffusé sur TF1 en 2005, montrant les mérites d'un moteur de voiture mixte fonctionnant au pétrole et à l'eau. Apparemment, c'est pas très compliqué à fabriquer, c'est économique, et surtout très écologique. Jetez un coup d'oeil, ça vaut la peine.


Et apparemment, depuis 2005, rien n'a changé, et cette belle invention n'est pas encore exploitée. Sans doute parce que les puissant lobbies pétrolier et automobile ont tout fait pour l'en empêcher. Alors je vous le demande: jusqu'à quand quelques poignées de décideurs continueront d'hypothéquer l'avenir de la planète pour leurs propre profits? Jusqu'à ce qu'il soit trop tard?
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 21 mai 2008
Le Chili a beau être une démocratie depuis 18 ans, ça reste un pays où l'armée a du poids.
Je ne dis pas ça parce que l'armée chilienne reçoit par décret 10% des revenus de l'industrie du cuivre, qui rapporte des milliards ces dernières années (je rappelle que le Chili est premier producteur au monde).
Je ne dis pas ça parce que l'armée chilienne reçoit une part conséquente du budget du gouvernement (ça doit être environ 10% aussi)
Je ne dis pas ça parce que l'armée chilienne a son propre jour férié, au lendemain de la Fête nationale.

Je dis ça parce que l'armée est très respectée par les Chiliens, et réputée peu corrompue. Ils sont même fiers de leur armée qui n'a jamais perdu une guerre.
Je dis ça parce que d'anciens généraux de Pinochet, suspectés de crimes mais toujours en exercice, n'ont jamais été inquiété par la justice.
Je dis ça parce qu'en ce 21 mai, jour de commémoration de la bataille d'Iquique entre le Chili et le Pérou (tiens, il faudra que je vous raconte ça!), les élèves des collèges défilent dans les rues, en l'honneur des soldats morts pour la patrie il y a presque 130 ans.


Voir cela m'a fait penser à la Chine, à ces défilés militaires d'écoliers à la baguette. En plus relax, évidemment. C'est pure coïncidence, mais justement, la Chine est le premier acheteur de cuivre chilien. Et justement, les deux pays ont signé récemment un accord de libre-échange. Mais ça n'a rien à voir, je trouve juste la coïncidence amusante.

Et quand, cet été à Pékin, les sportifs défileront dans le stade olympique, je ne pourrai m'empêcher de penser à ces petits Chinois qui marchent en rang et en bon ordre, obéissant sans broncher et sans comprendre aux ordres rigides de leur maîtres. Athlètes et enfants, tous disciplinés en quête de médailles. D'or, d'argent, de cuivre (chilien), ou du mérite.

Rompez les rangs, et repos (de la plume) pour moi.
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

En perte de repères?

Blogs à voir

Un prof à mourir de rire
 
On est rarement d'accord, mais c'est intéressant 

Réseau de blogs latinos francophones

Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires

Elections 2007, blog pérennisé

Dans les coulisses du journalisme

Un citoyen propose son programme politique

Ca fait penser à Sex & the City

Jean Véronis décrypte le langage des politiques

Drôle, féroce et un poil vulgaire

Un monument de conneries

Un autre regard sur le Brésil

La vie d'aujourd'hui vue par un homo erectus

Les tribulations d'Eulalie et M. Muche

Secrets d'infirmière

La vie et la politique par un chat

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus