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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Lundi 12 mai 2008
Le jeu de l'oreille, à mon grand regret, n'a pas eu grand succès d'audience. Je rappelle que le but était de trouver une chute rigolote à une info sérieuse:

"Il y a quelques semaines, un touriste suédois s'est fait arrêter pour avoir coupé une oreille d'une statue de l'île de Pâques, qu'il voulait emporter chez lui comme trophée."

Parmi les quelques propositions que j'ai eu, j'ai préféré celle du
Pot de fleur: "Tintin est sur le coup pour retrouver l'oreille." Mais merci à tous d'avoir participé!
par @tom publié dans : Pensées du jour
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Dimanche 11 mai 2008
Vous avez peut-être entendu parler de l'éruption du volcan Chaiten, au sud du Chili, la semaine dernière. Ce n'est pas dans mon habitude de parler de faits divers ou de catastrophes, mais là, je vais vous en parler, pour une raison qui arrive plus bas dans l'article.


Cela fait maintenant près de dix jours que la montagne de feu s'est réveillée, et elle n'a toujours pas sommeil: le cratère continue à cracher du soufre sans discontinuer, et la colonne de fumée s'élève toujours aussi haut dans le ciel, à plusieurs dizaines de kilomètres. Le nuage de cendres a passé les haut sommets des Andes, a pollué le ciel d'Argentine jusqu'à l'Atlantique, à des centaines de kilomètres de Chaiten. Ce n'est que là que le nuage a commencé à se disperser légèrement. Et encore: les cendres ont atteint hier les côtes d'Afrique du Sud! Alors quand on nous dit que le nuage radioactif de Tchernobyl n'a pas passé les Alpes, mon oeil!

Il n'y a pas de morts à déplorer, en revanche, la zone est sinistrée sur des dizaines de kilomètres, recouverte d'une neige hostile qui va mettre des semaines à disparaître. Une neige de cendres qui a dévasté les rivières, empêche les animaux de se nourrir, les plantes de respirer...


Et au milieu de cette zone se trouve la rivière Futaleufu, aux eaux bleus claires et cristallines, un collier de perle accroché aux montagnes. Un cours d'eau mondialement connu des amateurs de canoé, kayak et rafting, qui viennent en nombre défier les eaux tumultueuses. Mais la rivière devenue de cendre, les touristes ont déserté. Et pour un bon moment. Quoique...

Et c'est là qu'arrive le pourquoi de cet article. Je sais, c'est un peu tard, mais il fallait que je pose le décor.

Le patron d'une agence touristique de la région l'a clairement dit aux journalistes: "je suis sûr qu'on peut développer un aute type de tourisme ici, que des gens vont payer pour venir voir le désastre". A chaud, comme ça, ça paraît choquant. Mais le type n'a pas tort: regardez Oradour-sur-Glane, ville bombardée par erreur, aujourd'hui centre touristique. Ou Pompéi, pour parler d'une autre ville tuée par un volcan. Certes, Chaiten n'a pas la même "valeur" historique que les villes précitées. Mais je crois que l'Homme est suffisamment morbide pour se rendre en pélerinage dans des sites sinistrés (je crois que ça s'est passé pour la Nouvelle-Orléans après Katrina, notamment).

Et comme pour corroborer ce que je dis, je viens d'apprendre qu'une entreprise argentine a eu l'idée de récupérer les cendres du volcan et de les vendre dans de petites bouteilles aux touristes (-comme d'autres, à Berlin, vendent de soi-disant morceaux du mur dans des bulles en plastique avec la neige carbonique qui tombe dessus quand on secoue). Vous savez quoi? J'ai trouvé que c'était une idée fumeuse!
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Voyages
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Jeudi 8 mai 2008
En ce 8 mai, parlons un peu de paix... des ménages. Depuis un an et demi que je vis au Chili chez Caro et sa famille, tous les soirs, c’est la même comédie. Tous les soirs, je fais semblant de dire bonne nuit à Caro et d’aller dans ma chambre. Tous les soirs, je reviens en catimini pour aller me coucher avec elle. Cest un peu contraignant, mais à force c'est devenu un jeu. Ici, quand on n’est pas marié, on doit faire lit à part. Déjà, le simple fait que je sois venu au Chili pour habiter dans la même maison que Caro, chez ses parents, ça fait un peu jaser dans l'entourage, surtout les vieux et les conservateurs. Alors imaginez s’ils venaient à penser que Caro et moi partageons le même lit!

Une fois, les JT du matin ont annoncé qu’il y aurait une coupure d’eau pendant 24 heures. La mère de Caro est aussitôt rentrée dans la chambre de sa fille pour lui dire d’aller vite se doucher. Elle nous a surpris à demi-nus dans le lit. Sur le coup elle n’a rien dit, mais après, Caro en a entendu parler…

Caro est persuadée que ses parents pensent qu’après ce fâcheux épisode, nous ne nous risquons plus à dormir ensemble. Moi je suis sûr qu’ils ne sont pas dupes, mais qu’ils laissent faire. Pas vu, pas pris, fermons les yeux et l’honneur est sauf. C’est ce que j’appelle l’hypocrisie du lit.

Mon amie Mireille, Française de Santiago qui sort avec un Chilien, a vécu une expérience assez terrible pour elle. Quand son « pololo » l’a emmenée pour la première fois chez sa famille (ce n’est pas anodin au Chili!), pas question de dormir dans la même chambre. Mireille a dû aller coucher dans le même lit que la sœur de son copain, qu’elle connaissait depuis à peu près deux heures.

Pour le copain de Mireille (et pour beaucoup de Chiliens), il est très important de mettre un nom sur la nature de leurs relations. C’est très codifié. Petit manuel explicatif:

- Etape 1: On sort ensemble. Ca n’engage à rien, et ça peut durer de quelques jours à 3 ou 4 mois.
- Etape 2: On est « pololos », c’est-à-dire petit-e-s ami-e-s. « Pololear », c’est officialiser que l’on sort bien avec quelqu’un. Mieux vaut atteindre assez vite l’étape « pololos », parce que sinon, ça peut vouloir dire que votre pareja a honte de vous ou ne tient pas à s’engager, ne souhaite pas officialiser votre relation, ni vous présenter à ses amis. On reste généralement pololos quelques mois, mais ça peut parfois durer plusieurs années. (Ce qui signifie que l’on peut très bien avoir des relations sexuelles quant on est pololos… enfin ça dépend de l’éducation religieuse)
- Etape 3: On devient « novios », c’est-à-dire que là, c’est une relation sérieuse. Ca vous intègre automatiquement au cercle d’amis de votre pareja, qui vous présentera alors à sa famille (ce qui peut aussi se faire au stade « pololo », ça dépend de l’éducation). Moi par exemple je suis à cette étape-là, et je ne compte pas aller plus loin.
- Etape 4: Comprometidos: ça y est, vous êtes fiancés, ce qui est évidemment un statut très passager avant l’étape 5.
- Etape 5: Le mariage. A l’église de préférence. Et la mariée en blanc.
- Etape 6: On fait des enfants (oui, avant le mariage, on évite, sinon ça oblige à sauter des étapes).
- Etape 7: On divorce (ah non ça c’est pas au programme).

Bon évidemment je caricature un peu, c’est pas aussi codifié pour tout le monde. Caro, par exemple, n’a jamais fonctionné comme cela, et trouve ça complètement dépassé. Et il y a aussi beaucoup de familles chiliennes qui sont bien plus libérales avec la sexualité (généralement, ce sont les moins catholiques). Et puis je suis sarcastique, mais je sais qu’en France c’était comme ça il y a encore pas si longtemps. Et que ça existe toujours.
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Expatrie(e)s
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Vendredi 2 mai 2008
La radio chilienne est parfois bien étonnante. L'autre jour, entre une chanson de rock bien dur et un reggeaton au paroles sexuellement explicites, j'ai eu la surprise d'entendre une publicité pour... l'Eglise catholique. Un prêtre à la voix amène appelait les auditeurs à faire des dons à l'Eglise. L'accompagnait une fille à la voix nunuche-nitouche à la Sainte-Bernadette de Lourdes (enfin... telle que je me l'imagine!) qui disait quelque chose comme "Seigneur, ne m'oublie pas seigneur!"

En gros, c'était tourné de façon à ce que l'auditeur catholique se sente coupable de ne pas remplir le tronc de sa paroisse, à ce qu'il sente le courroux de Dieu envers cet ingrat grigou. Et voilà notre pauvre auditeur catholique forcé à faire une offrande pour apaiser la colère divine et éviter d'aller griller en enfer. Sérieusement, ça m'a fait penser à la Rome antique cette publicité! Surtout que la chanson qui suivait avait des paroles orgiaques: ce n'est pas le corps du Christ qu'on y célébrait...


Et n'oubliez pas de jouer à trouver la chute à
mon histoire d'oreille...
par @tom publié dans : Le Chili vu de l'intérieur communauté : Merveilleuse Amérique Latine
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