DANS LE MONDE DE L'INSOLITE
Dernière fournée des insolites que j'avais écrit en septembre. J'en rédigerai peut-être d'autres de temps en temps, si ça
vous plaît. Dites-moi en commentaire!
Tapez sur le patron!
«Prends ça! Et encore ça, peau de vache!» Voici, approximativement traduit, ce que crient les professeurs d’un lycée chinois lorsqu’ils se rendent au Bureau d’évacuation pyschologique. Ils peuvent
y passer leurs nerfs en boxant leur directeur. C’est-à-dire: son image reproduite sur un punching ball qu’il a fait lui-même installer, «pour que les professeurs se sentent mieux
en cours». Attentionné, ou prudent?
***
J’habite une base lance-missiles
Non, vous n’êtes pas dans un mauvais roman de science-fiction. Deux anciennes bases lance-missiles états-uniennes ont été mises en vente sur eBay il y a quelques
semaines. On y vante les grands espaces habitables comme les silos de lancement, mais aussi l’aspect historique, et la «sécurité inégalée». Certains y voient l’endroit idéal pour
accueillir des activités terroristes. La famille Ben Laden serait intéressée. Non, je plaisante!
***
J’y «croa» pas!
Les Japonais farfelus ont encore frappé. Des chercheurs ont créé des grenouilles transparentes à partir de manipulations génétiques. L’intérêt, c’est de pouvoir observer les organes sans devoir
disséquer l’animal. Ils pensent même créer des grenouilles qui s'illuminent lorsqu'un cancer se développe. Des grenouilles-lucioles, en somme. Je suis plus modeste: je me contente
de souris transparentes. Pour les ordinateurs.
***
A la queue leu leu…
Quand un jeune étranger vient étudier dans la so british île de Wight, il se doit de respecter les bonnes matières. Ici, on fait la queue, et en bon ordre, please!
Or ces désinvoltes étudiants ne se gênent pas pour doubler les autochtones à l’arrêt de bus. Shocking! Si bien que la compagnie de bus, lassée de recevoir des plaintes, a prié les écoles de
langues d’enseigner aux étudiants à faire la queue. En rang par deux en se tenant la main?
***
Par-LAY-vous le George Bush?
«Sar-KO-zee», avec l’accent sur la deuxième syllabe: c’est ainsi qu’est écrit le nom du président français dans les discours de George Bush. Presque tous les noms propres y sont épelés
phonétiquement, afin que «W» évite les écarts de langage. L’un de ces textes, à usage privé, a été publié par erreur sur Internet. Bizarrement, le nom de la Birmane Aung San Suu Kyi n’y
était pas épelé. Devinez quoi? George Bush a écorché son nom.
***
Expliquer l’inexplicable
Le tout nouvel Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (Inrees) est on ne peut plus sérieux. Il vise à étudier scientifiquement des phénomènes
surnaturels, comme des rencontres avec des esprits, une expérience de mort imminente, ou pourquoi Aung San Suu Kyi n’était pas épelé phonétiquement dans le discours de Bush. On
prétend que Jacques Pradel et Paco Rabanne ont été contactés. Comme patients.
***
Ca leur fait les pieds!
Voilà une nouvelle qui devrait ravir les voleurs de sac à main italiens: les femmes policiers sont chaussés de souliers trop petits. Le ministère de l’Intérieur a en effet commandé des chaussures
roumaines bon marché, et ne s’est pas rendu compte que les pointures roumaines étaient nettement plus petites. Les chapardeurs pourront donc facilement s’échapper en courant, les
femmes flics aux pieds meurtris ne pouvant pas les poursuivre.
DANS LE MONDE (PARFOIS STUPIDE) DU BLOG
Vous connaissez "racheumeuneu"? Non? Pour connaître, il faut avoir un blog. Je viens de découvrir, c'est tout bête: Ecrivez "racheumeuneu" sur votre
blog, et le 31 octobre à 20 heures, on regardera qui sera classé premier sur Google avec ce drôle de mot. J'ai effectué une recherche pour voir, pour l'instant le gagnant est un certain Luc
Muller, qui arrive en tête sur 19 200 résultats. Je vous propose un jeu: trouver une définition pour ce mot imaginaire, et postez-la en commentaire.
J'attends vos réponses!
Les Chiliens ont tendance à s’enthousiasmer quand ils font des projets, notamment professionnels. Par exemple, en juin dernier, une agence de voyage
me contacte avec enthousiasme et me présente un nouveau projet enthousiasmant de visites guidées pour touristes étrangers, et comme je parle quatre langue, ils ont pensé à moi avec enthousiasme.
Moi, je m’enthousiasme aussi, je m’investis, je travaille, je prépare, je fais des recherches… on se rencontre à nouveau, avec un enthousiasme encore plus grand, on
doit commencer la semaine prochaine c’est sûr!
Et puis plus rien: le projet enthousiaste est tombé à l’eau. Mes interlocuteurs qui m’avaient présenté l’idée avec tant d’enthousiasme m’annoncent ça calmement, comme si ça n’avait aucune
importance. Ils sont même étonnés parce que je suis visiblement déçu. C’est que pour eux, c’est tout à fait normal: au Chili, ça arrive dans 90% des
cas (statistique personnelle) que les projets tombent à l’eau. Alors c’est pas grave.
Donc j’ai appris. Appris à ne pas trop m’enthousiasmer, à être prudent. Appris la patience. Appris à gérer les déconvenues. Appris à ne pas être trop perfectionniste ni trop efficace, ce n’est
pas dans la culture chilienne. Mais dans un sens, c’est pas plus mal, parce qu’ils vivent plutôt bien ainsi, sans trop de pression. C’est pour éviter
ce genre de déconvenues que cette fois, j’ai décidé de travailler tout seul à mon compte comme guide touristique, ou bien avec mon ami (français) Bertrand, dans le journalisme ou la production
culturelle. Ca évite surprises et déconvenues.
Est-ce un échec de ne pas avoir su m’intégrer au milieu professionnel chilien, depuis novembre 2006? Oui et non, parce que j’ai tout de même eu quelques opportunités. Et si je n’ai pas saisi la
seule qui n’est pas tombée à l’eau, c’est parce que j’ai vu le fonctionnement de l’entreprise, et ça m’a fait peur. Car cette nouvelle chaîne de
télé, Artevision, me paraît encore moins bien organisée que Radio Campus Tours, la radio étudiante dans laquelle je me suis investi alors qu’elle n’était encore qu’un bébé, et fonctionnait avec
des bouts de ficelle. C’est dire…