La fin des temps
n'est pas une blague
Allez voir «Une vérité qui dérange» («The Inconvenient Truth») le documentaire avec Al Gore (vous savez, celui qui aurait dû être président des Etats-Unis à la place de Bush en 2001) sur le réchauffement de la planète. C’est un film de salut public, qui fait prendre conscience de choses que l’on sait déjà plus ou moins, mais dont on refuse de prendre conscience. Avec ce film, on est obligé: «Une vérité qui dérange» donne un vrai coup de pied au cul de tous ceux qui pensent que le réchauffement c’est pas si grave, que la Terre arrivera bien à réguler tout ça comme elle l’a toujours fait. Ceux-là se trompent. La vérité inconfortable, c’est qu’il est très urgent d’agir pour sauver la planète, et nous en même temps.
Je n’exagère pas: si les glaces des deux Pôles continuent de fondre, le niveau de la mer pourrait monter de 20 mètres en cinquante ans. Or les deux tiers de l’Humanité vivent sur les côtes. Vous vous rendez compte du désastre? D’ici là, il faut s’attendre, dans les années qui viennent, à de plus en plus de canicules, de périodes de sécheresse record, d’inondations «cataclysmesques», de tempêtes et d’ouragans toujours plus nombreux et plus violents, la raréfaction de l’eau potable, la disparition des lacs et des rivières, la mort de forêts entières à cause des changements climatiques… Jusqu’à ce que la glace fonde complètement, bouleverse les courant marins et aériens et donc le climat de la planète entière pour, peut-être, provoquer une nouvelle ère glaciaire...
Faire entendre raison aux financiers
Que faut-il faire? Diminuer de manière drastique les émanations de CO2 (le gaz carbonique), donc réduire fortement les émissions de gaz des usines et des véhicules dans le monde entier. Il faut qu’il y ait une volonté politique internationale suffisamment forte pour faire entendre raison aux grandes entreprises pollueuses, c’est-à-dire aux actionnaires. Et que les Etats-Unis ratifient le Protocole de Kyoto. Je suis persuadé que si eux l’appliquent, le reste du monde suivra. C’est un énorme challenge, mais il y a de l’espoir: on a bien réussi, il y a quelques années, à réduire (un peu) le trou de la couche d’ozone en réduisant les émanations gazeuses de certains produits chimiques.
Allez voir ce film (certes, ça fait de la pub à Al Gore, mais ça n'a aucune importance), et vous verrez que tous ensemble, à notre modeste niveau, nous pouvons faire quelque chose: planter un arbre, ne pas laisser couler l’eau pendant qu’on se savonne sous la douche, éteindre la lumière et la télé systématiquement quand on sort d’une pièce, utiliser les transports en commun, marcher ou faire du vélo au lieu de sortir la voiture… C’est tout con, mais si chacun s’y met c’est déjà un grand pas.
Katrina. Observer un tel monstre de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre pourrait bien devenir un phénomène commun
Et si vous connaissez des gens d’influence, dirigeants d’entreprise, actionnaires ou politiques, sensibilisez-les au problème, montrez-leur ce film, ouvrez-leur les yeux et dites-leur que le monde entier attend des actions, que de leurs actions dépend l’avenir de l’Humanité. Peut-être qu’ils se rendront compte qu’il faut agir, et qu’ils essaieront à leur tour de sensibiliser des gens encore plus influents. Il est très important d’insister sur le fait que le peuple attend beaucoup d’eux, et que leur action peut sauver le monde: ça flattera leur ego, et c’est ce qui les fera avancer.
Enfin, il y a un autre espoir: la fin annoncée du pétrole. Les carburants automobiles sont la première source de pollution au CO2, or leur disparition a priori inéluctable devrait permettre à la planète entière de se refaire une santé. Mais si l’on en croit les prévisions scientifiques, quand le pétrole sera tari, il sera déjà trop tard…