DANS LE MONDE DES TOONS
C'est toujours pareil. Le 31 décembre, je ne peux pas m'empêcher de penser à Titi et Grosminet. On n'a
pas idée, aussi, d'appeler un chat Sylvestre (en anglais, Sylvester, comme Stallone. Vu que le chat de Looney Tunes est légèrement sot, on pourrait y voir un lien... mais je
m'égare!)
Bref, venons-en au fait: entre Titi et Rrrrrrrominet, qui préférez-vous? Et entre Tom et Jerry (au fait, vous avez jamais trouvé que c'est
violent, Tom et Jerry?), et Bip-Bip et Coyote? Pendant longtemps, j'ai préféré Titi, Jerry et Bip-Bip. Parce que chacun représentait la petite créature faible
chassée par le grand méchant aux dents longues; parce que les trois s'en sortaient toujours grâce à leur intelligence. J'étais un petit garçon bien sage, à l'époque, qui
appréciait la morale tarte-à-la-crème...
Aujourd'hui, ma préférence va aux pauvres chasseurs loosers qui s'en prennent toujours plein la figure. Sylvestre, Tom, Coyote:
des anti-héros magnifiques face à ces trois pestes, énervantes à souhait. Aujourd'hui, j'aurais envie de leur filer un coup de main pour attraper
souris, canari et bip-bip. Et puis Speedy Gonzales aussi, tant qu'à faire. Et même Bugs Bunny, tiens!
La question est la suivante: suis-je devenu un rebelle? Je crois que oui. Et pour vous
montrer jusqu'où va ma rébellion, je ne vous souhaite pas la bonne année, na! Sur ce, je m'en vais voir les plus grands feux d'artifice du monde (paraît-il) à Valparaiso.
Dimanche 30 décembre 2007
Suite et fin de mon "opération coups de coeur" de fin d'année. Comme ceci est avant tout un blog de voyage, je tenais à mettre
en lumière ici d'autres blogs de francophones expatriés. Des gens qui, comme moi, ne se contentent pas de cartes postales, mais racontent et analysent la vie dans leur pays d'adoption.
Il y a d'abord le blog d'El Nino, au Pérou. Il y a aussi Francis, à Vitoria, au Brésil. Pour ceux qui
parlent espagnol, je vous conseille le blog de Cochayuya, une Chilienne qui vit en France. Et puis il y a aussi, plus journalistique, le site de
NOR, regards croisés sur l'Allemagne et la France.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Bonne lecture, bon voyage! Et bonne année!
PS: désolé s'il y a des déçus, je ne peux pas donner de coup de coeur à tout le monde!
Vendredi 28 décembre 2007
Arrive la fin de l'année et l'heure des bilans, des revues d'effectif, des inventaires à la Prévert et des rétros. Je pourrais
faire un bilan de la fréquentation du blog, mais pfff!... Je préfère vous dire que ce fut une bonne année bloguesque, qui m'a permis de rencontrer des gens, apprendre plein de choses, trouver des
clients aussi... Et puis j'ai découvert en chemin, sur le bord des autoroutes virtuelles, d'autres blogs qui m'ont captivé. Et j'ai envie de leur donner un petit coup
de projecteur ici.
Il y a des blogs que j'apprécie de longue date, comme ceux de la fine Caco et de Bertrand, mon voisin à Valparaiso. Il y a aussi Ray Ponsatoo, le Monsieur Je-sais-tout de la
blogosphère. Mais ce n'est pas d'eux que je veux vous parler. Cela dit, allez donc faire un tour sur ces blogs aujourd'hui, je continuerai cet article demain.
Mercredi 26 décembre 2007
Voici un petit cadeau de Noël avec un jour de retard: un carnet de voyage à Quintay, petit port de pêche à quelques encâblures de
Valparaiso.
Le lieu est tellement escarpé qu'on pourrait penser à la côte des Maures ou de l'Estérel, mais en plus vert. Plus inaccessible
aussi. Pendant longtemps, il n'y avait pas de route pour rejoindre Quintay. Ce petit village de pêcheurs était uniquement accessible par la mer, ou
par les sentiers qui montent dans les collines vers la grand'route Santiago-Valparaiso, à 25 kilomètres de là. Quand on voit la côte, on comprend pourquoi:
Aujourd'hui, la route sinueuse qui traverse la forêt sent encore le bitume frais. Elle n'est pas tout-à-fait terminée. Après de nombreux méandres entre les pins, soudain un à-pic apparaît:
la route plonge vers l'océan, littéralement. De lacet en épingle à cheveu, on atteint souvent une pente à 20-25%, parfois plus. le Tourmalet, à côté,
c'est du nanan, ça se monte les doigts dans le nez!
Et puis tout à coup on débouche sur le mignon et discret port de pêche de Quintay. Ca sent l'iode, les algues et la friture. En début d'après-midi, goélands et
pélicans guettent les restes de poissons délaissés par les pêcheurs. Les petites barques multicolores s'alignent sur la minuscule plage, à l'abri des vents et des vagues.
Pendant 25 ans, Quintay a été un port baleinier, les cétacés venant régulièrement dans la baie. La chasse à la baleine a fait vivre un millier de
personnes jusqu'un 1967. Aujourd'hui, il ne reste plus que les installations en béton, délabrées et rouillées. Et il arrive encore, quelquefois, que des baleines s'attardent un moment au large du
village.
Un peu plus loin, la grande plage est restée assez sauvage, même si les promoteurs immobiliers ont trouvé le moyen d'incruster des résidences et un petit parcours de golf dans l'encaissé vallon.
Ici, plus de rochers pour se protéger. L'océan nous fait face, dans toute sa grandeur et toute sa force.
Le souffle incessant du vent salé qui vous lèche les joues, le grondement des vagues impressionnantes de 2 à 3 mètres de haut, les plus grosses que
j'aie jamais vu (bon, je ne suis pas allé à Hawaii, faut dire!), le ballet des oiseaux marins qui volent, plongent et trottinent sur le sable... si j'étais poète, j'aurais écrit une ode à l'océan
derechef.
Mais si le Chili est une terre de poètes, je ne suis pas Neruda. Alors je me contenterai de laisser parler les images, et de vous dire que face au
Pacifique, on se sent tout petit...
Vous pouvez retrouver ces photos (et d'autres) dans l'album Region
Valparaiso.