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Visitez Valparaiso 1 

Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 11:49
Aujourd'hui je ne vais pas vous parler de la fêtes des mères (c'était il y a deux semaines au Chili, y'a prescrpition!), mais de la saint Erasmo. Oui, selon le calendrier chilien, c'était hier la saint Erasme. L'occasion pour moi de rendre hommage à ce programme Erasmus qui m'a tant apporté, et sans lequel je ne serais pas à Valparaiso à l'heure qu'il est.

 
 
 

2005. Une grande année. Belle, enrichissante, inoubliable. Une année Erasmus. Je suis parti en Allemagne célibataire, et je dois bien avouer que je pensais me trouver «une petite Tchèque» là-bas. Ce que je peux être con des fois! J’y ai trouvé une Chilienne adorable, qui allait changer le cours de vie.

L’idée était, évidemment, de progresser en allemand, et aussi, évidemment, de faire la fête, rencontrer des gens, visiter... De ce côté-là j’ai été servi. Par contre, pour la langue… je me suis retrouvé en colocation avec un Belge francophone, un Rwandais francophone (dont l’histoire vaut la peine d’être contée, mais pas ici) et un Bulgare. Vous allez me dire, «ah, au moins avec lui, il pouvait parler allemand». Ben non. Le Bulgare était rien-du-tout-phone. En cinq mois de coexistence, je n’ai pas pu tirer de lui autre chose qu’un «hallôô» forcé, comme s’il parlait avec un yaourt entier (bulgare, évidemment) dans la bouche. Asocial le garçon. En plus, la majorité des étudiants Erasmus étaient anglophones ou francophones. Bon, au moins, j’ai progressé en anglais. De toutes façons, l’allemand, j’en ai oublié la moitié depuis que je suis au Chili et que je parle espagnol tous les jours.


Erasmus, c’est l’insouciance, une paranthèse enchantée. Un semestre sans avoir de comptes à rendre à personne, la liberté quoi. Erasmus, c’est faire des choses qu’on aurait pas pu ni osé faire chez soi, la faute aux contraintes sociales. Et puis si on se fait réprimander, «euh, je suis pas allemand, je savais pas…» J’ai lu quelque part qu’Erasmus avait été créé dans le but de rapprocher les futures élites européennes. Si on entendait par «rapprocher» faire la nouba et boire de la bière, c’est très réussi! Vivant comme en communauté en pays étranger, on avait la sensation d’être en vacances prolongées en Allemagne, pas vraiment d’y vivre.

Et pourtant! Dortmund, Ruhrgebiet, Nord-Rhein Westfallen, Deutschland. L’endroit ne fait pas rêver, à part peut-être les amateurs de foot. Par rapport à mes collègues qui allaient en Angleterre ou en Andalousie, Dortmund, ça faisait même un peu looser. Dortmund, peut-être, mais Nuremberg l'historique, la vallée du Rhin, Berlin la fascinante, le luxueux palais de Sans-Souci à Potsdam, Bruxelles la cosmopolite, Bruges la belle carte postale, Amsterdam l’enchanteresse…? Tous ces lieux je les ai visités, ils m’ont donné le goût du voyage. Ca c'est inestimable.


J'ai déjà publié ce texte (avec quelques modifs) dans les Ricochets, mais j'ai eu envie de le publier ici. Et puis comme ça, ça me fait un article de plus sans rien faire ;)
Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs
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Commentaires

hé hé j'ai vu l'auberge espagnole moi :)

 

Commentaire n°1 posté par chriscraft_ le 05/06/2007 à 20h34
Voilà une expérience qui m'a toujours tentée... mais l'occasion ne s'est jamais présentée en fait. J'ai dû voyager autrement - par je ne sais quel mystère, je l'ai toujours eu, le goût du voyage...
Commentaire n°2 posté par caco le 06/06/2007 à 10h56
Je crois que le goût du voyage, c'est quelque chose qu'on a dans le sang (c'est génétique, dirait le nouveau président de la France qui n'est pas la mienne)
Réponse de @tom le 07/06/2007 à 03h17

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