Mercredi 27 juin 2007
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A la télé chilienne, on entend parfois des publicités en français. A chaque fois, des réclames pour des
parfums, qui se terminent par un slogan esthético-ésotérique dit par une voix sensuelle. Evidemment, l’immense majorité des téléspectateurs n’y comprend goutte, mais reconnaît probablement que
c’est du français.
Je trouve particulièrement arrogant de vendre un produit de cette façon, sans même prendre la peine de mettre un sous-titre en espagnol. Mais le français est associé au luxe, à la mode, donc au
parfum. Alors peu importe la traduction, la publicité esthétiquement bien léchée se suffit à elle-même. Et dans les grands magasins, les griffes
françaises comme Lacocoste ou L’eau-Réal sont en bonne place. On trouve même des marques qui se revendiquent de Paris, mais que je n’ai jamais vu dans l’Hexagone. Usurpateurs? Possible, je n’en
sais rien.
A propos de parfum, le métro de Santiago ne sent pas mauvais, à l’inverse de celui de Paris. C’est que les Chiliens sont très propres, peut-être plus
que nous. Même dans les classes ouvrières les plus pauvres où l’on touche des revenus dérisoires, on se lave tous les jours, on se met de l’eau de cologne bon marché, on se gomine les
cheveux…
Car si les Chiliens font attention à l’hygiène, ils ont des habitudes capillicoles particulières: beaucoup d’hommes font un usage surabondant de
gel pour les cheveux et de gomina. Tous âges et classes sociales confondus. On gomine pour faire une raie parfaite à la Thierry Ardisson d’autrefois; on gomine pour obtenir des
boucles (trop) reluisantes; on gomine pour se faire une coupe à la gothique émo; on gomine pour avoir un effet gras-mouillé au goût douteux… A croire que quand on gomine, ça donne bonne mine!
Intéressant cet article n’est-ce pas? Bon, on ne peut pas être pertinent et captivant tous les jours. Ca ira mieux
demain!
Par @tom
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Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur
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