Vendredi 9 novembre 2007
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Une soldate de l'Armada chilienne à poil sur Internet, ça fait pas sérieux. Cette semaine, une jeune femme l'a appris à ses dépends. Prise en photo
nue par son copain, cette jolie lieutenant a ensuite diffusé ces images sur Internet. Ses supérieurs en ont eu vent (ou l'un d'entre eux l'aurait-il vu par hasard sur ordinateur personnel?) et
la pauvre militaire exhibitionniste a dû rendre uniforme et insignes. Virée de l'armée. En janvier, aux Etats-Unis, il est arrivé la même mésaventure
à une sergent qui avait posé pour Playboy. Je me demande ce qui serait passé dans l'armée française. Bridget, si tu passes par ici, pourrais-tu demander à ton militaire préféré?
Cette anecdote est assez révélatrice sur la rigidité et le conversatisme des Chiliens en ce qui concerne la sexualité. Mais il y a pire.
Il y a quelques mois, le Chili a adopté une loi autorisant la vente libre de la pilule du lendemain dans les pharmacies. Et bien la pilule ne passe toujours pas. Une commission gouvernementale a
constaté que bon nombre d'officines ne proposent pas ledit mécidament aux clients. Soi-disant à cause de problèmes d'approvisionnement. Ce serait
crédible si la loi avait été votée il y a deux semaines, mais ça fait plusieurs mois que ça dure. Et je me rappelle qu'avant mon retour en France, on avait déjà constaté que ces fameuses pilules
étaient introuvables dans de nombreuses pharmacies. Et que le gouvernement avait, déjà, sermonné les patrons pour qu'il délivrent ces satanées pilules. La mauvaise foi, ça se soigne plus
difficilement qu'un mal de gorge!
En même temps, je suis favorable à la désobéissance civique quand j'estime que nos dirigeants prennent des mesures mauvaises et commettent des
erreurs graves. Donc d'une certaine façon, je comprends l'attitude des dirigeants des chaînes de pharmacies, très vraisemblablement de riches Chiliens conservateurs, et donc farouchement opposés
à cette pilule du lendemain.
Mais quand on voir les moeurs sexuels pour le moins débridés de la jeunesse chilienne, on serait enclin à penser que la pilule du lendemain est une bonne chose. Ici, les ados se filment en pleins
ébats, souvent en groupe, et mettent ensuite leurs vidéos sexuelles sur Internet. Ils se bésouillent sans pudeur dans les parcs et jardins publics, et il est courant de croiser des filles-mères
dans les rues. Je ne suis pas pudibond (je pense que j'aurais aimé connaître la vague de libération sexuelle de la fin des années 60) mais je crois que l'éducation
sexuelle des jeunes Chiliens est un vrai problème, et qu'une grande campagne d'information et de contraception, n'en déplaise à la puissante église catholique, serait un
bienfait.
Ce blog aussi aurait besoin de médicaments. Il a pris un petit coup de froid, et aurait besoin qu'on lui administre plus de
commentaires pour lui redonner un peu de chaleur. C'est tout simple comme prescription, et en plus ça coûte rien!