Dimanche 13 janvier 2008
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Il y a plusieurs mois déjà, Caco
m'avait invité à répondre à ce questionnaire des livre. J'y réponds enfin. Il n'est pas précisé quel type de livres, mais j'ai décidé de me restreindre à la littérature.
4 livres de ma jeunesse:
"Les contes du chat perché", de Marcel Aymé. J'avais une dizaine d'années et je suivais avec plaisir les (més)aventures de Delphine et Marinette.
"Le roman de Renard", d'Ann O'nyme. Je trouvais ça vachement plus marrant que les fables de La Fontaine, et plus finement moraliste. Bon, à l'époque où je l'ai
lu, j'aurai sans doute pas pu dire "plus finement moraliste", mais c'est ce que j'aurais exprimé avec mon vocabulaire d'enfant.
"La bande des Ayacks", de je ne sais pas qui. Un livre que me lisait mon père, ainsi que d'autres histoires du même genre qui ont inspiré des générations de
scouts et de gamins qui jouaient dans les bois.
"Gargantua", de Rabelais, parce que ce géant truculent a occupé la vie professionnelle de mon père pendant des années, et que, d'une certaine façon, j'ai baigné
dedans.
4 livres que je lirais encore et encore:
Tout Boris Vian, parce qu'à chaque lecture j'y trouve de nouvelles choses, des jeux de mots, des trouvailles stylistiques, des interprétations
différentes...
"Crime et châtiment", de Dostoievski, qui aurait fait un excellent psy. J'ai l'impression de rentrer dans la tête du personnage, et ça c'est grand!
"La nuit des temps", de Barjavel, parce que de tous les ouvrages de science-fiction que j'ai lus, c'est celui auquel je crois le plus, qui me fait le plus
vibrer.
Et le quatrième... je l'ai pas encore trouvé, mais ce pourrait bien être un Edgar Poe ou du Oscar Wilde. Ou un Bukowski, tiens.
4 écrivains que je ne lirai plus:
Chateaubriand, qui m'ennuie.
Proust, qui a un style incomparable mais qui serait capable de se noyer dans un verre d'eau.
Djian, qui ne m'apporte rien.
Senghor. Déjà, j'ai du mal avec la poésie. Mais quand en plus on doit étudier l'oeuvre pour le bac, disséquer le texte et en faire un commentaire (j'ai toujours
eu horreur de ça! la dissection, c'est bon pour les cours de biologie! Une oeuvre littéraire doit s'apprécier sans avoir à répertorier les références et les figures de style) Bref, je m'excuse,
mais Senghor, sans moi!
4 livres que j'emporterais sur une île déserte:
"L'Encyclopédie" de Diderot et d'Alembert, ça aiderait à passer le temps.
"Robinson Crusoé", pour apprendre les techniques de survie.
Un livre du marquis de Sade. D'une part pour pimenter un peu la vie tout seul, d'autre part parce que ça doit aider de savoir être masochiste dans de telles
circonstances.
Et le dernier, je l'écrirais moi-même.
4 livres de ma pile à lire:
Ma pile a diminué: je n'ai pas emporté beaucoup de livres au Chili, et il ne m'en reste plus que deux avant de devoir aller emprunter à l'Alliance française: "Ainsi
parlait Zarathoustra" de Nietzsche, dont j'aime le côté provocateur, et "Sur la route" de Kerouac, qu'en tant que voyageur je me dois de lire. Mais je
viens de terminer "Ubik", passionnante réflexion de science-fiction de Philip K. Dick, et avant j'ai lu "Chronique d'une mort
annoncé" de Garcia Marquez.
Voilà. Logiquement je dois refiler le bébé à quatre blogueurs. Je proposerais bien au Pot de fleur, à El Nino, à Benoît
et à Nono
Ça m'a fait sourire, le Senghor, parce que je pass souvent du temps dessus à essayer d'en toruver les beautés cachées. Mais à force d'autopersuasion, ça vient!
Quant à Senghor... j'ai toujours eu du mal avec la poésie. Si ça ne me touche pas immédiatement, c'est pas la peine d'insister
Et puis je suis d'accord sur un point : la dissection tue !
J'aime bien ton choix du Marquis de Sade, j'ai éclaté de rire en lisant l'explication :)
C'est un plaisir de rattraper mon retard de lecture par ici !
Mais je vais le tenter !
Quand? Je ne sais pas! ;-)