Samedi 8 décembre 2007
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En l’espace de quatre semaines, Björk, les Chemical Brothers, Toto, Beck et Police sont venus au Chili. Ce n’est pas souvent que le pays accueille
autant d’artistes internationaux aussi connus en si peu de temps. Mais les prix des entrées sont parfois exhorbitants: jusqu’à 300 euros la place
pour être aux premières loges. C’est presque le salaire moyen d’un Chilien.
Mais ces places partent quand même comme des petits pains. D’une part parce que les classes supérieures peuvent se le permettre. D’autre part parce
que le paraître est important, et que pour montrer qu’on a les moyens, on est prêt à s’endetter pour payer les places les plus chères et faire le
beau juste devant la scène.
Avant, tout ça n’était pas possible, car il fallait payer l’entrée cash. Mais maintenant, grâce aux cartes de crédit des grands magasins qui vendent
les tickets, beaucoup de gens peuvent se le permettre. En réalité, la place à 300 euros, vous la paierez 450, mais en douze fois. Du coup, c’est une aubaine pour
tout le monde: le fan qui peut se payer la place grâce à sa carte de crédit, le grand magasin qui se régale en intérêts, les organisateurs de concert qui peuvent ainsi faire
monter le prix des entrées.
Y’a que les artistes qui râlent (enfin... pas tous), parce que bien souvent ils sont favorables à la démocratisation de la culture, et que ce diktat
du prix d’entrée va à l’encontre de leur idéal. Et puis, bien sûr, tous ceux qui, faute de moyens, se contentent d’écouter les concerts depuis l’extérieur du
stade. C'est mieux que rien...