Lundi 18 février 2008
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QUAND LE REEL DEPASSE LA FICTION
Un épisode inédit de la Guerre des étoiles est attendu pour le 6 mars. Mais en vrai cette fois. Ce jour-là, l’armée
états-unienne doit faire décoller trois avions de chasse lance-missiles à la poursuite d’un satellite défaillant, et tenter de le réduire en poussière avant qu’il ne touche terre.
Il s’agit d’un satellite-espion (vous savez, un de ces petits Big Brother qui prend des images de la Terre et nous filme depuis l’espace) de 2,27 tonnes, de la taille d’une camionette. L’engin,
«out of control» depuis son lancement en décembre 2006, contient environ 500 kilos de carburant, qui a pour composant principal un gaz très toxique, l’hydrazine. Selon la Nasa, la moitié du
satellite devrait se détériorer en entrant dans l’atmosphère, mais il y a des risques que le reste se fracasse au sol, notamment le réservoir
d’hydrazine.
Et comme il est impossible de prévoir exactement où l’engin va tomber, mieux vaut détruire le satellite et éviter une possible catastrophe sur une zone peuplée. Même si, selon la Nasa,
il y aurait peu de risques qu’il atterrisse sur une zone peuplée, et que
les effets toxiques du gaz seraient limités à un petit périmètre, grand comme deux terrains de foot.
Ca, c’est la version officielle. Selon un ex-colonel de l’armée chilienne que je connais, il s’agirait d’une menace vraiment sérieuse, bien plus que ce dit officiellement le Pentagone. D’après
ses sources, la Nasa saurait à quelle heure précise l’engin entrera dans l’atmosphère, et connaîtrait approximativement la zone d’impact avec la Terre. Une zone qui se situe dans le Pacifique
sud, mais qui s’étend aussi sur la zone centrale du Chili et la pampa argentine. C’est-à-dire que le satellite pourrait tout à fait tomber sur Buenos Aires, Santiago
ou… Valparaiso! Plus grave: selon lui, l’engin serait à propulsion nucléaire. Et une explosion nucléaire, même avec un petit réservoir, on sait quels dommages ça cause…
Comme je l’ai trouvé un peu alarmiste et très divergent de la version officielle, j’ai décidé de demander moi-même à la Nasa. Qui pour l’instant ne
m’a pas répondu. A suivre, donc…