Il suffit de pousser la porte pour être envahi d’effluves parfumés, de complexes vapeurs d’alcool, fruitées ou épicées. Sous la
charpente en bois, un colosse de cuivre écarlate, tout en rondeurs élégantes: un alambic
charentais. Dans la vaste distillerie perdue au milieu des vignes, seul le souffle de la chaudière trouble
la silencieuse élaboration du cognac. Dans un coin, une petite pièce ne manque pas d’intriguer le visiteur. C’est la chambre du vigneron, utilisée uniquement pendant la période de
distillation, l’hiver: un sommier vétuste mais robuste, deux meubles poussiéreux en formica, un bidet d’avant-guerre, le tout surveillé par l’œil fixe et autoritaire d’un héron empaillé. Spartiate.
A deux pas, le chai de vieillissement se remarque par sa toiture anthracite. De la crasse? Non: c’est le torula cognaciensis, un champignon microscopique né de l’évaporation de l’eau-de-vie, la «Part des anges». Dans le secret des vieux murs sombres, à même la terre battue, parsemée de moisissures et de toiles d’araignée, sommeillent des fûts de chêne sagement alignés, comme hors du temps. C’est là que s’effectue la lente alchimie qui donnera corps au cognac.
Aucun commentaire pour cet article
Un prof à mourir de rire
On est rarement d'accord, mais c'est intéressant
Réseau de blogs latinos francophones
Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires
Elections 2007, blog pérennisé
Dans les coulisses du journalisme
Un citoyen propose son programme politique
Ca fait penser à Sex & the City
Jean Véronis décrypte le langage des politiques
Drôle, féroce et un poil vulgaire
Un monument de conneries
Un autre regard sur le Brésil
La vie d'aujourd'hui vue par un homo erectus
Les tribulations d'Eulalie et M. Muche
Secrets d'infirmière
La vie et la politique par un chat