En mettant de l'ordre dans mes fichiers je viens de tomber sur le journal que j'avais tenu lors de mon premier voyage au Chili, en décembre 2005. Ca date un peu, mais j'ai envie de vous faire partager mes premières impressions d'alors (en corrigeant celles qui étaient fausses).
Première sortie à Quilpué, la ville où habite ma copine Caro. J’en profite pour regarder tout autour de moi. Les rues d’abord. Elles sont presque toutes rectilignes et perpendiculaires. Comme à San Francisco, avec parfois des pentes à trente degrés, et souvent une chaussée défoncée. Les maisons et les boutiques ensuite. Elles ne paient pas de mine, surtout les magasins, qui ressemblent à un mélange de l’arabe du coin et d’un bric-à-brac type Emmaüs. Les poubelles, de grand paniers en métal, ressemblent vaguement à des paniers de basket. Pour les protéger des nombreux chiens errants: il parait qu'il y a plus de chiens que d’hommes au Chili.
Nous filons jusqu’à Vina del Mar. A dix jours des élections présidentielles, les affiches électorales s’entassent anrchiquement aux points névralgiques du centre ville. Des voitures à cheval vintage transportent les touristes entre les voitures. Plus loin, je vois un cireur de chaussures en action, comme je ne pensais pas en voir ici. Au Chili, ces gens-là ne sont apparemment pas traités comme des sous-merdes. Tant mieux!
Mais le plus surprenant, ce sont les chauffeurs de bus. Ils roulent comme des fous pour faire le trajet plus vite et plus souvent, et donc gagner plus (les compagnies de bus sont privées). A tel point qu’on a à peine le temps de descendre qu’il est déjà reparti. Parfois, "des rabatteurs" descendent du bus à chaque arrêt, hèlent les passants et font baisser les prix pour attirer les clients. Certains vous forceraient presque à monter alors que c’est pas votre route! Un vrai bordel!
Sinon, Vina est sans grand intérêt à part l’océan, mais c’est plutôt commun ici. C'est une grande cité balnéaire avec des palmiers, des grands buildings, des bars-resto fashion, un casino et des riches touristes. Autre surprise du jour: il existe des quartiers tout entiers protégés par une enceinte et un gardien. Ca pourrait donner des idées à Sarkozy…
Cette première sortie m’a surtout permis de réaliser que personne ou presque ne parle anglais ici, y compris les amis de Caro, et donc que je risque de galérer un peu. Tant pis pour moi! J'avais qu'à prendre espagnol au lycée! Ah oui mais alors j'aurais jamais fait Erasmus en Allemagne et j'aurais jamais rencontré Caro à Dortmund et je serais pas au Chili en ce moment…