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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Lundi 6 juillet 2009
Vous avez sans doute remarqué que lorsqu'on les interviewe, la plupart des artistes actuels se disent influencé par tel ou tel artiste d'une époque antérieure. C'est normal, mais c'est triste. Car dans bien des cas, cela constitue un appauvrissement artistique. On prend un ingrédient-clé d'un artiste reconnu, on le mélange à sa propre sauce, et ca fait au final un plat plus fade que l'original, et sans grande créativité.

Pour prendre un exemple populaire: Beyonce Knowles. La diva du R&B est influencée par Aretha Franklin. Bon, j'aime bien Beyonce, mais je trouve que son potentiel est largement inexploité. Elle pourrait, effectivement, se hisser au niveau d'Aretha. Mais ce n'est pas avec l'ersatz de rhythm'n'blues et de soul qu'on nous sert actuellement que ca va arriver. L'heure est la simplification des mélodies et des textes, à l'abrutisation des oreilles par des musiques délibérément simplistes. Conséquence de l'industrialisation massive de la musique et des arts en général? Peut-être. Il est sans doute plus facile pour un producteur de faire du fric avec une lisse et docile Lorie qu'avec un tortueux Dominique A.

Tout comme l'Homme du XIXe siècle est incapable de construire une cathédrale gothique ou une pyramide d'Egypte, il risque de perdre peu à peu les techniques artistiques les plus difficiles à maîtriser, à force de se complaire dans le nihilisme et la simplification à outrance. Epure, diront certains. Facilité, dis-je.

Si vous voulez mieux comprendre de quoi je parle, nettoyez-vous les oreilles: retournez aux sources du rock et du jazz, écoutez les classiques, aventurez-moi aux musiques du monde, tentez la musique concrète (plus ardu, ca!)... puis comparez avec la soupe actuelle. A part quelques exceptions, vous verrez, les vieux pots étaient bien meilleurs.

Faites de même avec les autres disciplines artistiques: comparez Racine à Eric-Emmanuel Schmitt (qui n'est pas mauvais du tout, je tiens à préciser!), Christine Angot à Simone de Beauvoir. Allez successivement au musée d'Orsay et au Palais de Tokyo. Je ne suis pas un chantre du classicisme (j'aime la peinture contemporaine, par exemple), mais je préfère un chef-d'oeuvre basé sur l'esthétisme pur, la technique, la beauté d'une expression, à une production artistique dont la seule réelle valeur est le concept. Trop intellectuel, trop peu d'émotion. Et c'est toujours pareil: peintres, plasticiens et sculpteurs actuels se disent inspirés par Untel ou Unetelle. Et qu'ont-ils gardé de ces maîtres du passé? Ils sont allés vers "la simplification". C'est ce que j'appelle l'appauvrissement culturel. Et ce n'est pas la globalisation qui va améliorer les choses.
Par @tom - Publié dans : Un peu d'art
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Mercredi 4 février 2009
Totalement à contre-courant des modes littéraires actuelles, du post-modernisme, des autobiographies dépravée-sexo-dépressive égocentrée, des romans pseudo-historico-mystiques, du slam, etc. voici un artiste qui revisite les vieilles légendes campagnardes, avec sa poésie truculente. Des histoires souvent oubliées, qui font pourtant partie de notre patrimoine culturel. Je lui laisse la parole:

"Dire qui on est, dire qui nous sommes, voici le vœu constant des poètes cherchant à donner un verbe, une parole à un terroir, une province, un pays. Car parler c'est engendrer des créations… et savoir par avance s'en égayer.

Parmi tout ce qui braille, émet, crie, tourmente et finalement souffre aujourd'hui il nous faut prendre un repos, prendre attention. Dans tout ce que rabâche le Monde bien peu nous concerne. Nous concerne le petit cercle d'action que nous pouvons transformer, où nous pouvons exprimer, par nos talents, nos souhaits.

Si Jean-François Poussard a repris des récits anciens, des légendes et des mythes c'est autant parce que leur temps, plus lent, offrait une saveur venue, un mûrissement coloré, une densité aux choses, mais aussi parce qu'il pense que ce « passé » recèle des semences d'avenir.

Et quoi, l'avenir ne s'arrache pas de l'inconnu par des études statistiques! Ça vient par le désir, la bonne humeur et surtout la rencontre qui, toujours, engendre…

D'où que ces historiettes, poétiques, historiques, bouffonnes, sont faites pour rassembler et se dire: « Tiens, nous étions ceci, nous avons fait cela… Nous n'étions pas « égaux » aux autres (ça c'est l'ennui) mais différents (ça c'est la surprise et l'aiguillon de l'Économie). »

…Ou rien se dire du tout mais tâcher de se réjouir; donc réchauffer un peu de vie autour de nous."


Pour en savoir plus et écouter des extraits, une seule adresse: http://www.poussard-poesie.fr/
Par @tom - Publié dans : Un peu d'art
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Mardi 8 juillet 2008
C'est l'histoire d'un jeune peintre argentin, fauché comme les blés, qui débarque à Valparaiso, attiré par le mythe de la ville des artistes. Un jeune peintre va-nus-pieds qui espère y trouver l'inspiration et... des clients. Gonzalo Etcheto est tellement fauché qu'il utilise des vieilles chemises de récup' comme toile pour peindre ses oeuvres. Un jour, il rencontre mon ami Bertrand dans les rues de Valparaiso. Bertrand, qui a transformé sa maison en galerie d'art et organise des expositions, est séduit par son travail. Depuis, il vend les toiles de Gonzalo, et plutôt bien. J'ai craqué, j'en ai acheté une.



Ca s'appelle Temporal, en référence aux pluies diluviennes qui s'abattent parfois sur Valparaiso. Au goût des Chiliens, c'est avant-gardiste (vous ai-je déjà dit qu'en terme d'art, les Chiliens ont en général des goûts très classiques, et n'osent pas trop prendre de risques?). Pour moi, c'est de la bonne peinture contemporaine, avec une touche personnelle, mais sans grande audace. Voici un autre tableau de Gonzalo, fait juste avant le précédent, quand les nuages commençaient à couvrir la baie de Valparaiso:



Si vous voulez en voir plus (ainsi que d'autres artistes), je vous conseille d'aller visiter le site http://bahia.utopica.over-blog.com/, où l'on retrouve tous les artistes exposés dans la galerie de Bertrand, ainsi que les événements qu'il organise.
Par @tom - Publié dans : Un peu d'art
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Vendredi 29 février 2008
En clin d'oeil à cette journée bien étrange qui n'existe qu'une fois tous les quatre ans, je voudrais vous parler d'un petit film français, «Les jours où je n’existe pas». Son auteur, Jean-Charles Fitoussi, imagine le calvaire d’un homme qui ne vit qu’un jour sur deux. Une fable philosophique sur le temps, invitation à l’épicurisme. Suffisamment envoûtant pour que j'en fasse une critique.


Intermittent de la vie

Chaque nuit qu’il vit est une petite mort pour Antoine. Chaque nuit, à minuit, il disparaît pendant vingt-quatre heures. Chaque jour qu’il vit est un long calvaire. Chaque jour, invariablement, il achète le journal de la veille, pour essayer d’avoir prise sur ces vingt-quatre heures qu’il n’a pas vécu.

Antoine (Antoine Chappey, granitique) est un intermittent de la vie. Depuis quarante ans qu’il existe à mi-temps, il est étouffé par son étrange particularité, qu’il s’emploie à cacher. Il est seul, oisif, sans ami. Sans vie. Jusqu’à ce qu’il rencontre Clémentine (Clémentine Baert, diaphane): l’amour. Une parenthèse enchantée, mais empoisonnée, s’ouvre dans l’existence quasi-monacale d’Antoine. Comment être heureux en couple quand on disparaît la moitié du temps? Que fait l'autre une fois seule?...

18363799.jpg
Pour son premier long-métrage, Jean-Charles Fitoussi allie la beauté brute de Bresson au conte philosophique rohmérien. Combine le surréalisme de Bunuel (dans le propos) avec le réalisme d’Eustache (dans la mise en scène, remarquable d’épure, sans effets ni raccords). Fitoussi prend surtout son temps, déroute le spectateur avec ses longs plans silencieux et austères, ses dialogues minimalistes, presque atones.

Le Temps, voilà le véritable personnage principal du film. Celui qui conditionne la demi-existence d’Antoine, qui le ronge, l’empêche de faire autre chose que survivre. Scène révélatrice: cette tentative de meurtre (peut-être la plus douce de l’histoire du cinéma) où, pour empêcher Antoine de réapparaître, on recouvre son lit de tonnes de journaux. Sous le poids du quotidien, c’est la mort lente qui nous guette, semble dire Fitoussi. A travers le calvaire d’Antoine, il invite le spectateur à se questionner sur son existence, à profiter de la vie et ne pas se laisser tuer par le Temps. Ce qui fait de «Les jours où je n’existe pas» un film à la fois austère et profondément épicurien.


J'avais écrit ce texte pour un concours de critiques, et j'avais été sélectionné parmi les finalistes (c'est pour ça que le troisième paragraphe se la joue intello cinéphile. D'ailleurs c'est un peu du bluff parce que j'ai jamais vu de film d'Eustache! c'est aussi pour ça que le texte n'est pas très long, le format était imposé). J'espère en tout cas vous avoir donné envie de voir ce joli film. Mais je ne sais pas s'il est sorti en DVD...
Par @tom - Publié dans : Un peu d'art
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Vendredi 15 février 2008
Les statues de l'île de Pâques, vues comme ça, elles ont l'air plutôt austères et un peu intimidantes. En fait, pas tant que ça, je vais vous en apporter la preuve. Un ami d'ami, qui fait une thèse sur la récupération marketing des moais, m'avait demandé de chercher quelques exemples de "détournement de statues". Du coup, je vous en fais profiter aussi:

Easter.teeth.jpg Easter.Sony.jpg


Ca c'est du détournement publicitaire, mais il y a aussi des bandes dessinées:

moai-cartoon-diver-copie-1.jpg
moai-3-copie-1.jpg - A quelle heure termine notre tour?
- Normalement il devait finir à 9h30...
- Voilà la relève...


Il y en a toute une série sur le site de l'auteur, www.karlo.cl Il a de bonnes idées, c'est souvent absurde, et ça me rappelle parfois le Chat de Philippe Gelluck.

Et puis enfin, il y a la statue-objet. Une marque de pisco (l'alcool national) a ainsi fait des bouteilles en forme de moai. Il y a aussi une lampe dont l'abat-jour rappelle la silhouette de la statue. Mais je préfère largement ça:

tissue-dispenser.jpg
Le moai distributeur de mouchoir. Le type qui a pensé à ça avait du nez, pour sûr!
Par @tom - Publié dans : Un peu d'art - Communauté : Voyages
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