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Envies de blog?

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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com

SIGNEZ LA PETITION ANTI-DAKAR AU CHILI ET EN ARGENTINE: www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514
Samedi 23 août 2008
Dans le domaine de la communication, les informaticiens sont pas loin d'être champions du monde. L'autre jour, Mr Jargon (le chef informatique de Global Inc) a envoyé à tous un document PDF détaillé pour nous expliquer simplement le processus à suivre en cas de problème informatique. Trois tableaux visant à clarifier la démarche appropriée pour alerter le service informatique, selon le type de problème rencontré.

En réalité, le tableau principal était aussi complexe qu'un problème de Maths Spé pour un élève de sixième. Y'avait des cadres et des flèches dans tous les sens, ça m'a fait penser à une photo d'Einstein où on le voit face à son tableau noir blanchi de gribouillis et de formules à-la-craie-brantesques.

Bref, je pense que 94,72% (en gros) des employés de la boîte ont ouvert le document et... l'ont refermé aussitôt. Et je m'attends, à mon retour de vacances, à trouver un email avec le même document, simplifié, vu que personne ou presque n'aura changé sa façon de procéder suite à ce premier mail. Mais ce sera sans doute encore pas assez. Ce n'est pas pour rien que je l'appelle Mr Jargon.
par @tom publié dans : Chroniques de Global Inc.
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Samedi 2 août 2008
P'tit Nouveau me disait l'autre jour: "je suis embêté, vous avez tous l'air sympa ici, je sais pas vers qui aller pour créer des liens".

C'est vrai qu'à Global Inc, on est tous jeunes et presque tous sympas, à la différence de la plupart des boîtes. Normalement, quand un jeune débarque dans une entreprise, il va spontanément et naturellement faire copain-copain avec les autres jeunes arrivés avant lui. Mais à Global Inc, la moyenne d'âge doit être de 28 ans...

Voilà donc P'tit Nouveau bien embêté. Alors, du haut de mes cinq mois d'expérience globalinquienne, je lui ai dit:
"Si tu ne sais pas qui choisir, n'essaie pas d'entrer en contact avec tout le monde, parce qu'au final, tu ne créeras de vrais liens avec personne. Laisse faire les choses naturellement, et tu te feras des amis comme ça.
-Oui, mais il y a tant de gens sympas ici, j'ai peur de perdre quelque chose si je ne cherche pas à les connaître un par un.
-Tu ne perds rien: tu ne les connaissais pas avant. Mais tu ne gagneras rien à les sonder un par un.

Et là, face à son air perplexe, j'ai sorti la fameuse maxime mitterrandienne:
-Il faut laisser le temps au temps. Commence par faire connaissance avec tes collègues directs, et ensuite va faire connaissance avec les autres. Profite des sorties entre collègues, tout ça... et tu te feras des amis naturellement.

P'tit Nouveau a hoché la tête, l'air content. Alors qu'il me remerciait en tournant les talons, je lui ai lancé:
-Et puis surtout, n'oublie pas qu'il y a une vie en dehors de Global Inc!"
Certains auraient tendance à l'oublier...
par @tom publié dans : Chroniques de Global Inc.
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Vendredi 11 juillet 2008
J’ai déjà expliqué qu’à Global Inc, on prend soin des employés. Par exemple, le manager général lui-même veille à ce que l’on ne fasse pas trop d’heures sup (payées ou non), on nous incite à prendre la journée libre si l’on ne se sent pas bien, on nous félicite ou nous encourage quand on travaille bien… Ca paraît l’entreprise rêvée.

Mais des fois, ça va trop loin. Exemple. Tous les soirs, l’un des cinq membres de mon service doit envoyer par email un tableau décrivant le travail fourni par chacun dans la journée. En gros, il y a une liste de 14 produits différents, et il faut remplir les cases avec les noms correspondants et le temps estimé pour chaque tâche. Ce tableau, c’est toujours un vrai bordel parce que rempli à la va-vite à la fin de la journée. Alors j’ai eu l’idée d’en créer un nouveau, avec la liste des 14 produits par ordre alphabétique, pour que ce soit plus facile de s’y retrouver. C’est tout bête, mais ça m’a valu les félicitations de Chef-qu’est-pas-chef, de son supérieur, et jusqu’au manager général! C’est trop, non?

Autre exemple. La semaine dernière, Chef-qu’est-pas-chef m’a emmené dans la salle de conférence pour me faire remarquer gentiment et en tournant précautionneusement autour du pot que je devrais faire attention à ne pas trop arriver en retard (j’ai la mauvais habitude d’avoir en moyenne un quart d’heure de retard, c’est vrai). Je lui ai dit d’accord, je vais faire attention, mais tu pouvais me le dire en deux phrases, je l’aurais pas mal pris. C’est sans doute parce que Chef-qu’est-pas-chef n’est pas encore officiellement chef, et qu’elle ne sait pas encore bien gérer les rapports de chef-qu’est-pas-chef à subordonné-qu’est-pas-officiellement-subordonné.

Mais tout cela confirme ma pensée: ici, on prend tellement soin de l’employé, on le valorise tellement, qu’il donne le meilleur de lui-même pour l’entreprise, sans rechigner. Et c’est souvent trop, par rapport à ce qu’on lui demande, et par rapport à ce qu’on le rémunère.
Et c’est vrai avec le degré de compétences qu’il y a dans cette entreprise, beaucoup d’entre nous pourraient prétendre à plus de responsabilités, un meilleur salaire, etc. Comme dirait ma mère, ce sont des Rolls Royce payées au prix d’une 2CV. Après, faut pas s’étonner qu’on soit choyés!
par @tom publié dans : Chroniques de Global Inc. communauté : Expatrie(e)s
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Samedi 7 juin 2008
Quand je suis arrivé à Global Inc, on m’a presque tout de suite demandé si je voulais que mon numéro de portable apparaisse sur ma carte de visite.
-Euh… j’ai pas besoin de carte de visite!
-Tu en auras de toute façon, on en commande automatiquement pour chaque nouvel employé.
-Mais c’est du gaspillage! Je vais jamais m’en servir, je n’ai aucun contact avec un quelconque client ou interlocuteur (c'est vrai: je fais des revues de presse moi, pas du public relation!)

Mais rien n'y fit: une semaine après, me voilà avec un lot de 100 cartes de visite papier bristol à mon nom, qui vont moisir au fond d’un tiroir de mon bureau. Bon, j'ai décidé de les utiliser pour faire la liste des courses.

En revanche, j'ai demandé un stylo de l'entreprise, ou un tapis de souris, que je trouve cent fois plus utile. Ah ben ça non, y'a pas, désolé. Alors que je sais très bien que c'est pas vrai parce qu'aux ressources humaines, ils en ont. D'ailleurs c'est pas juste, aux RH ils ont plein de trucs sympas, de petits cadeaux et gadgets publicitaires.
Et là, je vais faire tomber un mythe. On dit généralement que le service des ressources humaines est impopulaire parce qu'il est chargé de virer les gens. C'est faux! Il est d'abord impopulaire parce qu'il bénéficie de ces petits traitements de faveur inaccessibles aux autres employés. C'est pas pour rien que j'appelle le DRH Mr. Profiteur! Mais à Global Inc, l'équipe de RH est sympa. Ici ils ont compris qu'en chouchoutant l'employé, il se sent valorisé et travaille mieux. Et puis en plus, ça inhibe chez l'employé lambda toute volonté ou tentative de créer une section syndicale dans l'entreprise. Bien pensé, non?

Alors la carte de visite d'emblée pour tout le monde, ça fait partie de cette "valorisation" de l'employé. Et puis je sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve que carte de visite et syndicaliste, ça va pas trop ensemble. Il leur faudrait des tracts de visite "CGT Global Inc".
par @tom publié dans : Chroniques de Global Inc. communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 28 mai 2008
A Global Inc, on travaille dur, mais l'ambiance est cool. Par exemple, on s'habille de façon "semi-formelle"; c'est-à-dire que les femmes n'ont pas à venir en tailleur, et la cravate n'est pas obligatoire. Et le vendredi, on peut venir en jeans-basket (d’ailleurs, ça m’amuse toujours de voir notre directeur général arriver avec un pauvre T-shirt style bob Ricard –mais en T-shirt).

Néanmoins, lors des visites importantes, la cravate s'impose. Et je dois vous dire une chose: la cravate, j'ai horreur de ça. J'ai dû en mettre une il y a quelques semaines, chose qui, auparavant, avait dû m'arriver deux fois dans ma vie. Et pour la première fois, j'étais tout seul pour me la nouer. Autant vous dire que j'ai pesté ferme pendant une heure face au miroir de la salle de bain, essayant de me dépêtrer de cette histoire de noeuds, contre l'andouille qui a eu l'idée saugrenue d'inventer la cravate.

Non mais c'est vrai quoi! A quoi sert une cravate? Je veux bien que ça fasse joli, mais c'est complètement inutile (si c'est pour se réchauffer le cou, une écharpe, c'est mieux). Ca serre la glotte (c’est pas pour rien qu’en anglais ça s’appelle "tie", du verbe "serrer") un peu comme le voile islamique mais en moins pire. Et puis ça trempe dans l’assiette si l’on n’y prend pas garde.

A l’instar de Sheila qui se demandait qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école, je me demande donc bien qui a eu l'idée, un jour, de prendre un long bout de tissu et de se l'entortiller autour du cou en essayant de l'attacher. Un marin qui s'ennuyait en faisant des noeuds? un paysan qui n'arriver pas à attacher la longe à ses bêtes et qui cherchait un nouveau système? un suicidaire qui n'avait pas de corde pour se pendre?... Et surtout, quels sont les malditos qui ont propagé l’invention pour en faire un accessoire de mode indispensable dans le monde?



Ce serait une question pour Ray Ponsatoo, mais j’ai préféré chercher moi-même (parce que si je lui demande, qui sait quand il va me répondre? En 2012?)

Selon le site d’amoureux du petit bout de soie accesscravates.com, la cravate "fut inventée au XVIIe siècle par les cavaliers croates et retrouvée sur la représentation tombale du premier empereur de Chine (IIIe siècle avant notre ère). La cravate est la contraction et la déformation du mot croate." Ainsi donc, à l’origine, ce seraient les Chinois… pourtant la cravate telle qu’on la connaît n’a rien à voir avec les vêtements traditionaux chinois… A tout prendre, je préfère le col Mao…

D’autres sources disent toutefois que le petit accessoire de soie est apparu en France et en Italie au XIVe siècle, et s’est popularisé à partir du XVIIe comme marque d’élégance, sous l’impulsion de Louis XIV notamment. Et malheureusement, la Révolution française n’a pas réussi à tordre le cou à la cravate, accessoire pourtant noble.

Mais je suis finalement presque heureux que la cravate ait survécu. Car à la place, on aurait pu avoir ses prédécesseurs, le jabot de dentelle ou, pire, la fraise façon Henri IV ou Austin Powers! Remarquez, ce pourrait être rigolo d’arriver tous au bureau attifés de la sorte…

par @tom publié dans : Chroniques de Global Inc.
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