Effectivement, Curieuse, c’était une question difficile, dans la mesure où il n’y a pas de consensus scientifique sur le sujet. Certains estiment que le bâillement (tel qu’on le définit pour l’être humain) n’existe pas chez les oiseaux. D’autres affirment le contraire.
Commençons donc par définir le bâillement humain: «Il possède une caractéristique musculaire: écartement large des mâchoires, extension et raideur des extrémités et du tronc. Et une caractéristique respiratoire: inspiration longue suivie d'une expiration lente». Essayez, vous verrez, c’est facilement vérifiable. D’ailleurs, si ça se trouve, rien que la définition a suffi à vous faire bâiller.
Le bâillement fait partie des mouvement dits «de confort» (étirements, grattage, nettoyage…). Il existe a priori chez tous les vertébrés, notamment les mammifères. Mais chez les oiseaux, c’est plus discutable. La confusion entre le «vrai» bâillement et de simples mouvements d’ouverture du bec est possible. Certains chercheurs préfèrent d’ailleurs utiliser le terme «jaw-stretching» (étirement des mâchoires) évitant ainsi l’analogie avec le bâillement humain.
Chez les oiseaux, le jaw-stretching réalise deux fonctions différentes: geste social de quête, ou geste d’oxygénation par étirement (comme le bâillement chez l’être humain). Le bâillement de quête de la nourriture se déclenche quasi-automatiquement pendant les premiers jours de la vie des oisillons.
Donc, pour en arriver à nos poussins, ils bâillent, oui, mais pour quémander leur pitance. Et ils s’étirent aussi la mâchoire pour effectuer des mouvements d’oxygénation. A toi de voir, Curieuse, si tu veux appeler cela ou non un bâillement. Personnellement, je dirais que oui.

Si vous voulez en savoir plus, il existe un site très sérieux et complet (mais mal présenté) qui rassemble les recherches scientifiques sur le bâillement: www.baillement.com Sur ce, Réponsatout va faire une petite séance d’étirements sous la couette. Tout ceci lui a donné sommeil.
