Flux et reflux...

  • Flux RSS des articles

Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Samedi 20 juin 2009
La lumière viendrait-elle du tunnel? Après des décennies de bisbilles diplomatiques, le Chili a peut-être trouvé une solution aux revendications de la Bolivie, qui réclame depuis très longtemps un accès à la mer. L'idée, lancée par trois architectes chiliens, serait de creuser un tunnel de quelque 150 kilomètres, qui partirait du territoire bolivien et déboucherait sur une île artificielle, spécialement créée pour l'occasion. La Bolivie pourrait y créer des infrastructures portuaires, et la zone maritime, située au large d'Arica (Chili) et Tacna (Pérou) serait tri-nationale.

En plus de satisfaire le gouvernement de La Paz, cela pourrait aussi calmer les ardeurs de celui de Lima: le Pérou, qui a déposé une plainte devant le tribunal pénal international de La Haye pour un désaccord sur la frontière maritime avec le Chili, y trouverait son compte en récupérant un bout de mer.

L'île artificielle, qui serait créée avec les remblais du tunnel, appartiendrait à la Bolivie et permettrait enfin au pays d'exporter et importer sans devoir payer des millions de dollars de taxes. La mer qui l'entoure serait baptisée "Mer de la Concorde" et administrée par les trois pays. En plus du trafic routier et ferroviaire, le tunnel permettrait de faire passer oléoduc et gazoduc sous la frontière.

Le projet est pharaonique, et même si l'idée est acceptée par les trois pays, la question du financement s'annonce épineuse. Mais la Bolivie a tout à y gagner, et même si elle devait assurer seule le financement, ce serait rentable à moyen terme: selon les économistes John Luke Gallup et Jeffrey Sachs, “un pays sans port perd chaque année entre 0,6 % et 1 % de son PIB”. C'est énorme. Mais la Bolivie, l'un des pays les plus pauvres du monde, aura-t-elle les moyens de mener à bien un tel projet? L'idée est à creuser...

 

Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Libre pensée politique
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009
Au Chili, bidouiller les fils électriques est une sorte de culture locale. Dès qu'il y a une panne de courant en ville, on peut observer les techniciens passer des heures et des heures à déchiffrer et démailler des quantités invraisemblables de files et de prises, et parfois réparer au système D. Il suffit de se promener dans les rues de Valparaiso pour se rendre compte de l'inextricable défi qu'ils ont à relever:


Mais il n'y a pas que les professionnels qui s'en mêlent (s'emmêlent?). Au premier de l'An, quand toute la ville coupe l'électricité pendant une demi-heure pour le feu d'artifice sur la baie, il est courant que de petits malins aillent couper des mètres entiers de câble pour récupérer les fils de cuivre et les vendre au marché noir.


Mais surtout, il est commun de voir des branchements illégaux. Tels le coucou qui pique le nid des autres, beaucoup de Chiliens traficotent les poteaux électriques de leur quartier, voire l'installation de leur voisin, et se branchent illégalement. Résultat: ils ont l'électricité gratuite, mais leurs bidouillages amateurs ne correspondent évidemment pas aux normes de sécurité, et on déplore régulièrement incendies, électrocutions et autres accidents.


C'est pourquoi Chilquinta, la compagnie d'électricité de la région de Valparaiso, a mis en place une nouvelle campagne publicitaire qui invite textuellement à dénoncer les auteurs de branchements illégaux -en échange de quelque bénéfice. Certes, profiter sans payer, c'est dangereux et malhonnête. Mais appeler les usagers à dénoncer, c'est franchement pas beau. Ca sent des relents nauséabonds d'habitudes dictatoriales. Et ca, c'est pire que les branchements illégaux.
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Merveilleuse Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 13 juin 2009
Marco Enriquez-Ominami est un drôle d'animal. Fils d'un cadre du parti socialiste chilien, il vient de déchirer sa carte après vingt ans de militantisme et vise la présidence de la République en tant que candidat indépendant. Avant de commettre ce crime de lèse-majesté envers Papa, Ominami Jr navigait déjà entre différents courants politiques. Fermement opposé aux projets de barrages électriques en Patagonie (tous comme les écologistes), Ominami compte parmi ses plus influents conseillers un économiste ultra-libéral à la Alain Madelin. Il se revendique d'une gauche sociale mais prône la liberté des marchés financiers. Une sorte de grand écart politique à lui tout seul!


Entre une coalition de centre-gauche émoussée par vingt ans au pouvoir et Sebastian Pinera, sorte de Berlusconi local poussé par la droite (c'est un magnat de l'aviation et des médias), Ominami Jr grappille un peu à tous les rateliers. Exemple cette semaine: l'actuel président du Parti Socialiste l'accuse d’avoir récolté des signatures pour sa candidature en tant qu’indépendant alors qu'il est toujours inscrit au parti. Réaction quasi-immédiate d'Ominami: il déchire sa carte.

Mais au final, ce candidat un peu inattendu fait son trou dans les sondages d'opinion. Ominami, c'est la figure de la jeunesse et du renouvellement (alors qu'il est député et a déjà vingt ans de militantisme derrière lui, contrairement à Piñera). Il a les dents qui rayent le parquet, mais il passe bien dans les médias par rapport au vieux de l'avant-veille.


Même si cet Ominami ne s'est jamais dit proche de Sarkozy, je lui trouve pas mal d'affinités: relativement jeune, enclin à la rupture, prêt à picorer des alliés de tous horizons, quelque part entre le centre et ses extrêmes, doué pour l'exposition médiatique... C'est peut-être cela, la politique du futur: l'affaiblissement du système de partis, tout dans la com et la personnalité (du moins, la partie qu'on laisse voir publiquement!). Ca ne nous prédit pas de beaux lendemains...

Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Libre pensée politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009
Chaque année, aux Etats-Unis, des milliers d'écoliers reproduisent benoitement une version édulcorée du repas de Pocahontas avec les explorateurs blancs, autour du fameux dindon (la dinde de Thanksgiving). Edulcorée, parce que dans la version enseignée aux écoliers, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. En réalité, l'Histoire nous dit que les Indiens sont les dindons de la farce. Encore aujourd´hui: ils sont récupérés à des fins poliiques et électorales, mais au final on ne fait pas grand-chose pour eux.

C'est vrai aux Etats-Unis, ca l'est aussi au Chili. Lors des préparatifs de sa visite en France et au Pays-Bas, il y a une semaine, Michelle Bachelet affirmait lors d'une interview à la radio hollandaise qu'il n'y a pas de prisonniers politiques Mapuches au Chili. Hum... Selon diverses ONG, il y a actuellement une cinquantaine de Mapuches dans les geôles chiliennes, condamnés par une loi injuste héritée de la dictature de Pinochet. Cette loi permet notamment de condamner d'actes terroristes des délits qui seraient qualifiés de mineurs pour tout non-indigène. Elle permet également d'emprisonner les Mapuches qui revendiquent avec un peu trop de véhémence les terres de leurs ancestres.

Pourtant, alors qu'elle n'était que candidate à la présidence, Michelle Bachelet s'était émue de la situation de ces prisonniers. On pensait qu'elle allait tordre le cou à cette foutue loi et libérer les Indiens qui moisissent depuis dix ans en prison. Que nenni. En réalité, certaines ONG affirment qu'aujourd'hui, les injustices et maltraitances envers les Mapuches se sont renforcées. Mais ca, on n'en parle pas (ou presque) dans les médias chiliens. En revanche, à chaque revendication des Indiens, on a droit à un compte-rendu des violences envers les policiers au JT.

Il y a tout de même des signes de changement. D'abord, les scientifiques chiliens commencent à prendre en compte les connaissance et croyances indigènes. C'est notamment vrai pour la recherche sur les mouvements sismiques: certaine cultures anciennes ont développé des méthodes qui leur permettraient de prévoir un tremblement de terre ou une éruption volcanique.

Ensuite, une convention internationale signée par le Chili en 2007, baptisée ici la nouvelle "norme indigène", attribuerait plus de 9 millions d’hectares dans tout le pays aux descendants des peuples originels. Une loi devrait être présentée au Parlement pour renforcer cette nouvelle donne. Mais évidemment, le lobby des entrepreneurs fait barrage: cette nouvelle norme entrerait en conflit avec les lois chiliennes de l’eau, du minerai et plus largement de l’administration territoriale. Je ne serais donc pas surpris que ces bonnes intentions, dévoilées publiquement, finissent par en rester au stade d'intentions, écrasées par les contre-pouvoirs. Et ca, ce ne serait pas répété par les médias. Mais c'est pas grave, grâce à la simple annonce de ces mesures, on rallie l'opinion publique, peu importe ce qui se passe ensuite. Les dindons de la farce, je vous dis.
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Libre pensée politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 17 mai 2009
Prendre les transports en commun en pays étranger, c'est toujours une aventure (plus ou moins grande). Même au bout de deux ans et demi au Chili, je suis toujours étonné par ce qui peut arriver dans les bus et les taxis collectifs.

Une fois, je suis tombé un Schumacher qui faisait du 100 à l'heure en centre ville. Très bon pour la musculation des fessiers. Une autre fois, un chauffeur qui s'est arrêté au milieu de la course pour aller s'acheter des médicaments. Il m'est arrivé plusieurs fois de ne pas avoir de monnaie et qu'on refuse mon billet de banque. C'est dingue, tout le monde ou presque paie avec des pièces, mais les chauffeurs n'ont jamais de change pour un billet!

Hier, j'ai eu droit à autre chose: comme mon taxista n'avait pas trouvé d'autre client que moi sur le chemin de Quilpué à Valparaiso, ce n'était pas rentable pour lui de continuer 10 kilomètres avec moi tout seul. Il me dit: " ca t'ennuierais de changer de taxi?" Ben... Trente secondes après, il fait des appels de phare à un collègue qui passait par là avec deux passagers, me rend ma monnaie et hop! je change de voiture.

Ce que je me demande encore, c'est s'ils remboursent les passagers quand le bus tombe en panne (ca arrive assez régulièrement). Ah ben non, je suis bête: ils n'ont jamais de monnaie!
Par @tom - Publié dans : Le Chili vu de l'intérieur - Communauté : Merveilleuse Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

En perte de repères?

Blogs à voir

Un prof à mourir de rire
 
On est rarement d'accord, mais c'est intéressant 

Réseau de blogs latinos francophones

Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires

Elections 2007, blog pérennisé

Dans les coulisses du journalisme

Un citoyen propose son programme politique

Ca fait penser à Sex & the City

Jean Véronis décrypte le langage des politiques

Drôle, féroce et un poil vulgaire

Un monument de conneries

Un autre regard sur le Brésil

La vie d'aujourd'hui vue par un homo erectus

Les tribulations d'Eulalie et M. Muche

Secrets d'infirmière

La vie et la politique par un chat

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus