Ami sur Fesse-bouc, contact sur LinkedIn, connaissance sur Tout-y-Taire... Les réseaux sociaux changent la donne des rapports humains, et notre rapport au monde. Pour le pire, mais aussi pour le meilleur. Bouffée d'air pour les timides maladifs, de liberté pour les oppressés, outil de lutte contre la désinformation, plate-forme démocratique... Fesse-Bouc, Tout-y-Taire et consorts sont devenus une sorte de grand forum mondial, un espace encore à peu près libre.
Mais ces qualités indéniables masquent une réalité inquiétante. Les réseaux sociaux ne font pas que changer les relations humaines, ils les faussent. Je ne veux pas parler des voyeurs, des narcissistes, des usagers manipulateurs qui se cachent derrière une double personnalité, et autres parasites qui pullulent sur le web. Ni des "amis" qui entrent dans votre existence virtuelle et disparaissent du jour au lendemain sans explication, bonjour l'amitié! Je ne veux pas parler non plus des accros au chat qui délaissent leurs amis de la vie réelle au profit des contacts virtuels. Tout cela a été dit et documenté depuis longtemps. Je veux parler de ce que j'appelle les faux-amis.
Qu'est-ce qu'un faux-ami? Quelqu'un, ou plutôt une entité, qui cherche à établir des liens soi-disant d'amitié avec d'autres internautes, alors que son seul but est d'user ces relations nouvelles pour son propre bénéfice. Par exemple, je pourrais très bien multiplier les contacts sur Fesse-Bouc, et une fois la confiance et la relation amicale installée, me vendre comme consultant, prêcher pour telle politicien ou religion, ou promotionner un produit. Une fois que j'ai gagné votre sympathie et votre confiance, c'est bien plus facile de vous endoctriner. Pensez-y: quand plusieurs amis en qui vous avez confiance vous recommandent un film, en dépit des mauvaises critiques que vous avez lues, que faites-vous? Vous écoutez vos amis. C'est ce que les faux-amis cherchent à faire.
Est-ce immoral? Cela dépend. Si, dès le départ, il est clairement établi que la personne est là pour faire du business ou du recrutement, c'est juste une stratégie marketing, plus sympathique et moins débilisante que les pubs à la télé. C'est humaniser un produit ou une marque, rien de plus. S'enregistrer sur Fesse-Bouc et Tout-y-Taire comme "Machin-Truc, consultant", ou "Zébulon, représentant le groupe Tartampion", et échanger amicalement avec les internautes tout en faisant sa promotion, ca n'a rien de mal: Les usagers savent clairement à qui ils ont à faire, et que toute relation "amicale" a des chances d'être biaisée par les intérêts de Machin-Truc et Zébulon.
Mais dans le cas contraire, si l'internaute ne dévoile ses véritables intentions qu'une fois établie une relation "amicale", c'est de l'abus de confiance. Et comme Internet, et notamment les réseaux sociaux, demeure un domaine relativement libre de règles et de contrôle, les usurpateurs et profiteurs s'en donnent à coeur joie. Certains sont assez doués pour vous persuader d'acheter des graines de palmier alors que vous vivez entre deux glaciers en Patagonie!
Ne vous méprenez point, je ne souhaite pas un renforcement du contrôle d'Internet. Mais une meilleur information pour les utilisateurs. Qui doivent se rappeler qu'il y a un monde qui les attend au-delà du miroir aux alouettes.
Et toi, tu veux être mon ami?
J’arrive, à pied, à un manoir perdu dans les bois, au bord d’une toute petite route aux fins fonds du Gers. Je connais l’endroit, je suis passé à côté un jour, en descendant vers les Pyrénées. Que fais-je là? Aucune idée. En m’approchant, je constate qu’une femme de ménage fait du repassage dans la cour arrière du manoir. Mais… c’est Britney Spears! Que fait Britney dans un manoir perdu aux fins fonds du Gers, habillée en soubrette, à faire du repassage?
Alors que je m’approche, une grosse berline, vitres teintées, déboule à tombeau ouvert dans la cour et freine en crissant des pneus. Alors que j’allais sortir du sous-bois, j’esquisse un mouvement de retraite. Des types à la mine patibulaire sortent et se dirigent droit vers la Britney, l’air menacant. N’écoutant que mon courage (qui pourtant ne me disait rien), je décide d’intervenir. Entre la voiture et moi, j’apercois un gros couteau de cuisine au bord d’une fenêtre. Je fonce jusqu’à l’objet, puis charge en rugissant vers les hommes en noir, qui essaient de faire monter de force une Britney épouvantée dans la voiture.
Et là, il se passe un truc incroyable: j’arrive avec un air tellement menacant, le couteau de cuisine à la main, que je fais peur aux vilains méchants. Ils jettent Britney à terre et s’engouffrent dans la berline qui part au quart de tour.
Putain, j’suis un héros! J’ai sauvé Britney Spears d’un kidnapping! J’ai rien compris, mais j’suis un héros! «Britney, ca va?» Elle me tend la main: oui ca va. Merci de l’avoir sauvée. Et c’est au moment où elle me serre contre elle que je comprends: de l’autre côté du bois arrivent une escouade de policiers armés jusqu’aux dents. En fait, sans eux, j’aurais sans doute fini dans la voiture avec Britney.
Mais grâce à mon geste aussi courageux qu’insensé et inutile, Britney est tombée folle amoureuse de moi. Depuis, elle a arrêté de chanter ses conneries rien que pour me faire plaisir, et nous vivons heureux dans notre manoir perdu dans les bois du Gers.
Quand j’ai fait ce rêve, il y a déjà plusieurs années, c’était un joli rêve. Le même rêve avec la Britney d’aujourd’hui, ce serait un cauchemar!
J’ai rencontré Nicole Kidman lors d’une soirée. J’étais avec Caro à un repas de gala, et l’actrice était présente. Au bout d’un moment, alors que la soirée est bien avancée et que je suis sur le point de partir, la Nicole me tombe littéralement dans les bras. Elle a un peu abusé du champagne.
Bon, je l’emmène dans sa chambre en la soutenant comme je peux, ses talons aiguilles dans une main. Et là, une fois dans la suite, au lieu de s’affaler ivre morte sur le lit, elle commence à papoter. Et puis soudain, elle me demande si elle a besoin de s’épiler. Et comme je bredouille un peu: “je vais vous montrer”. Et avec une simplicité confondante, Nicole Kidman enlève sa culotte pour me montrer son épilation du maillot.
Là-dessus, un type (son compagnon? son agent?) ouvre la porte, découvre la scène et me jette dehors, furibard. Sans mes chaussures. Pourquoi diantre suis-je pieds nus? Ca doit être parce que Nicole m’avait renversé son champagne dessus, je les ai retirées pour ne pas abimer la moquette de la suite.
Bip, le téléphone. Caro. Elle m’attend dans la voiture, qu’est-ce que je fabrique, il faut que je me dépêche. Bip. La tuile. Au moment où Nicole me tombait dans les bras, Caro était déjà sur le pas de la porte. Elle n’a rien vu de la scène. Maintenant, comment je lui explique que mes chaussures sont dans la suite de Nicole Kidman? Va falloir improviser. Déjà qu’elle était énervée au téléphone et se demandait où diable j’étais passé...
Je sors de l’hotel en détalant par une porte de service. Quoi, il fait déjà jour dehors? Mais quelle heure il est? Je dévale la pente comme en dératé, toujours en chaussettes. Tiens, je suis sur un cerro de Valparaiso. Je me souvenais pas qu’il était situé là, cet hôtel. Et tout à coup, emporté par la vitesse, je rate un virage et déboule au beau milieu d’une cour de lycée, au moment où se déroule un concours d’impro dans la cour de récré. Et le public lance des cadeaux et des pièces aux meilleurs comédiens.
Ni une ni deux, dans mon élan, je saute sur scène.
"Je suis ici parce que j’adore les femmes. Et les femmes m’adorent aussi. Tenez, à l’instant j’étais
dans une chambre d’hôtel avec Nicole Kidman." Huées du public. "Attendez, je vous raconte." Et je raconte l’histoire avec Nicole. Et j’en rajoute: "Nicole m’a raconté que l’hiver où elle répétait
pour Ma Sorcière bien aimée, elle sortait dans les rues de New York en tortillant son nez. Et comme il faisait bien froid, plus elle le remuait, plus il en sortait… vous savez… Bon et bien elle
m’a raconté qu’à force de répéter, elle s’est pété un os du nez et depuis… ca sort tout seul!... Et oui, c’est pas parce que c’est des stars qu’ils sont pas comme nous, avec des problèmes à la
con."
C’est de la bonne impro ca, n’est-ce pas? Et pour terminer: "Mais tout ce que je viens de raconter là, vous vous en doutez, c’est pas vrai. Pourtant j’ai vraiment l’impression de l’avoir vécu. Mais vous savez pourquoi je sais que c’est juste un rêve? Parce que durant tout le temps que j’étais avec Nicole, j’étais plus grand qu’elle!"
Récompensant ma performance de haut vol, le public me balance divers objets, dont… une paire de vieilles baskets à moitié troués (je rappelle que le public, ce sont des lycéens de Valparaiso, donc fauchés): "comme t’es bon, on te balance des vannes", me dit le gamin. Put… des Vans! Juste ce dont j’avais besoin! Et sans reprendre mon souffle, je me remets à courir pour arriver jusqu’à la voiture où Caro n’en peut plus d’attendre.
Et c’est à ce moment-là, sans doute parce que je m’attends à ce qu’elle soit bien en colère, que je me réveille. Attendez, vous ne croyiez tout de même pas que tout cela était vraiment arrivé!?
La prochaine fois, je vous raconte mon rêve avec Britney Spears.
PS: Poisson d'avril!
La Chine n'est pas à un paradoxe près. Inventeur du communisme libéral capitaliste, grand conservateur des traditions mais qui détruit au bulldozer son patrimoine architectural et culturel, le pays le plus peuplé du monde cultive le paradoxe comme le riz dans la vallée du Fleuve Jaune. En voici un autre: en Chine, impossible de trouver des vêtements XL. Ici, ils sont tous estampillés "Made in China".
Mais le nouveau paradoxe, c'est que la Chine, pays où la sexualité reste très largement taboue et où la pornographie est punie par la loi, est devenue le premier producteur mondial de lingerie érotique et de sex-toys. On estime que la Chine se taille 70% de parts du marché, et que l'industrie génère 2 milliards de dollars par an de l'autre côté de la Grande Muraille. Etonnant? Pas vraiment. Les grand magasins européens et américains regorgent de vêtements et jouets "Made in China". Donc pourquoi pas des sous-vêtements et des jouets pour adultes?
L'ironie de l'histoire, c'est que les ouvriers payés au lance-pierre pour manufacturer ces produits n'ont peut-être même pas le droit de les utiliser. Il y a bien des sex-shops en Chine (le premier a ouvert à Pékin en 1993), mais il serait étonnant qu'en province, parmi les classes sociales basses, l'usage de sex-toys soit accepté. Rappelons que les manufactures chinoises sont de véritables villes où les ouvriers, souvent issus de familles villageoises sans éducation, sont parqués ensemble comme du bétail. J'y imagine mal l'introduction de sex-toys et lingerie érotique. Tiens, je me demande s'il y a pas des gamins qui travaillent dans ces manufactures? Ce serait le comble, non?
Pourquoi les concerts, les discothèques, les festivals, les rave parties ont-ils tant de succès? Pourquoi toi, ami lecteur, aimes-tu assister à ce genre d'événements? Pour la musique, me diras-tu. Certes. Mais pas seulement. Par définition, ce sont des expériences collectives. Au-delà de la musique, c'est la symbiose entre les auditeurs qui leur donne toute leur saveur. Sauter ensemble, danser ensemble, chanter et crier ensemble. Faire corps avec une foule à l'unission à quelque chose d'enivrant, de réconfortant aussi. Tu n'es pas d'accord avec moi? Alors lis ce qui suit:
Il existe depuis quelques mois un concept nouveau et étonnant: des discothèques et
rassemblements sans aucune sono, sans aucun haut-parleur. Chacun écoute dans son propre casque. En général, tous écoutent la même musique en même temps, dansent et crient en choeur; chacun est
simplement libre de changer le volume à sa guise. Et quand vous en avez assez, il suffit d'ôter votre casque: si vous voulez reposer vos oreilles, vous n'aurez pas à supporter les décibels comme
dans une discothèque ou une fête normale. Bref, l'expérience de groupe est là, mais avec moins d'inconvénients. En plus, c'est tout benef pour les organisateurs ou propriétaires, qui économisent
en matériel de son et en électricité.
Mais dans certaines de ces fêtes, chacun est libre d'écouter sa propre musique. Imaginez-vous chaloupant sur un rythme latino, tandis que votre voisin secoue frénétiquement la tête en écoutant du Prodigy, et un autre se balance sur du reggae... Visuellement, c'est assez déconcertant: une foule en totale arythmie, complètement désynchronisée, se dandinant dans le silence. On dirait des zombies dansants. Et là, j'ai du mal à comprendre. Parce qu'il n'y a aucune expérience de groupe, aucun partage. C'est une foule de solitude, un rassemblement d'autistes. C'est la discothèque de l'isolement. Pour moi, c'est un exemple de plus que la technologie peut nous couper des autres aussi bien que nous en rapprocher.
Un prof à mourir de rire
Réseau de blogs latinos francophones
Histoires de coeur et de fesses de Nina et les vingtenaires
Dans les coulisses du journalisme
Un citoyen propose son programme politique
Ca fait penser à Sex & the City
Jean Véronis décrypte le langage des politiques
Drôle, féroce et un poil vulgaire
Un autre regard sur le Brésil
Les tribulations d'Eulalie et M. Muche
Sites incontournables:
http://www.defipourlaterre.org
http://www.biodiversite2012.org
http://www.sciencesetnature.org
http://www.greenpeace.org/france
http://www.amisdelaterre.org
http://ecologie.blog.lemonde.fr/
http://sciences.blogs.liberation.fr
Sites généralistes:
http://biosphere.ouvaton.org/index.php
http://biosphere.blog.lemonde.fr/
http://avecvuesurlaterre.blog.lemonde.fr
http://www.econologie.com
http://www.manicore.com
http://www.ecolodujour.com
Sur le pétrole:
http://petrole.blog.lemonde.fr/
http://www.oleocene.org
http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais/index.html
http://www.moteurnature.com
Sur l'eau:
http://www.ec-eau-logis.info/
http://www.eauxglacees.com
http://www.eautarcie.org/index-fr.html