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Notes de voyage, Chili et ailleurs

Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 11:38

Au lendemain de notre virée aux thermes de la vallée de Colina, cap sur le monument natural El Morado pour une bonne marche en montagne. Le "monument" consiste en une haute vallée de montagne, aboutissant sur de hauts sommets et deux glaciers: El Morado et San Francisco.

 

Cajon del Maipo 33

 

Situé à environ deux heures de route de Santiago, le site n'est pourtant pas très fréquenté, et on se sent vraiment seul au milieu des montagnes. On pourrait se croire dans une vallée des Pyrénées, avec des sommets bien plus élevés, mais la grande différence, c'est l'absence quasi-totale de promeneurs. A nous la nature!

 

Cajon del Maipo 47

 

En chemin, on s'arrête pour observer les bouillonantes sources d'eau chaude ferrugineuse, cousines miniatures des geysers de l'Atacama. Au fond du décor se dessinent les glaces éternelles entre les hautes parois de granite.

 

Cajon del Maipo 37

 

Les essences de fleurs sont innombrables. C'est en partie pour cette flore abondante et variée que le site est classé monument naturel. Dans la haute vallée, la marche est agréable, avec une montée en pente douce et une brise fraiche qui atténue les rayons de soleil persants.

 

Cajon del Maipo 51

 

Au bout d'un peu plus de deux heures de marche, à 2.800 mètres d'altitude, on atteint un petit lac de montagne. A partir de là, le paysage change. La vallée s'encaisse et approche de son terme, la végétation se raréfie soudainement. Un chemin sinueux continue jusqu'au pied des glaciers.

 

Cajon del Maipo 52

 

Nous n'irons pas plus loin. Le temps se couvre, il est temps de rentrer. Il ne fait pas bon se trouver sous l'orage en haute montagne.

Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs - Communauté : Voyages
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 08:01

Amateurs de thermalisme et de sources d'eau chaude, venez donc au Chili! Entre établissements de grand luxe, stations thermales familiales et bains rustiques en plein air, vous y trouverez votre compte.

 

Personnellement, j'ai toujours eu une préférence pour les sources thermales naturelles, inviolées par la main de l'homme. C'est-à-dire des piscines naturelles sans infrastructure, à l'air libre, laissées à leur environnement d'origine. Un lieu en particulier attirait mon attention depuis longtemps: les thermes de la vallée de la Colina, une séries de huit petits bassins de calcaire accrochés à flanc de montagne, à plus de 2.500 mètres d'altitude, au-dessus de Santiago. Un écrin naturel au milieu des Andes, où il n'est pas rare d'apercevoir des condors planer.

 

Mais encore faut-il y arriver. Le chemin est caillouteux, chaotique. Il faut savoir éviter les chèvres,

Cajon del Maipo 02 

s'éloigner des nombreux camions (il y a une mine près du site) et du nuage de poussière qui les suit,

Cajon del Maipo 03

 

éviter les trous dans la route abîmée par les poids-lourds, les marres d'eau et autres chausse-trappe,

Cajon del Maipo 05

 

ne pas s'effaroucher face aux nuages menacants au-dessus de nos têtes...

Cajon del Maipo 07

 

Finalement, après plus d'une heure de tape-fesses motorisé, enfin, la récompense. Nous voilà arrivés aux sources de la béatitude.

 

Cajon del Maipo 10

 

L'eau, chauffée par la lave qui passe par les sous-sol du volcan San Jose tout proche, sort de terre en gargouillant à 90 degrés. Un mince filet d'eau dévale la pente lisse et alimente une série de bassins, lentement créés et faconnés par les dépôts naturels de minéraux. Plus l'on descend la pente, plus l'eau se refroidit, et la température des piscines naturelles passe progressivement de 60 à 25 degrés.

 

L'eau, chargée en minéraux, a des propriétés curatives. Mais pour l'instant, nous n'en avons cure: nous nous délectons de l'eau chaude, tandis qu'il commence à pluvioter et que un vent frais nous fait voler les cheveux dans la figure. Ah, on est bien à l'intérieur!

Cajon del Maipo 14

 

Et là, moment magique: sur la montagne en face de nous, de l'autre côté de la vallée, ce ne sont pas des gouttes qui tombent, mais d'abondant flocons. Dans notre piscine d'eau chaude, les pieds en éventail, nous assistons avec ravissement au spectacles du sommet se couvrant d'un manteau de blanc. Il ne manque plus que le pisco sour!

 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et il faut redescendre avant l'arrivée de la nuit. Et avant que la pluie ne fasse des ravages sur la chaussée!

 

Cajon del Maipo 18

 

Nous passons la nuit au refuge de Lo Valdes, un beau chalet de bois un peu plus en aval, là où la vallée redevient verte. Et pour couronner cette belle journée, les derniers rayons de soleil nous gratifient d'un spectacle magnifique.

 

Cajon del Maipo 28

 

Après cinq ans passés au Chili, cela reste gravé comme l'un de mes meilleurs souvenirs.

Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs - Communauté : Voyages
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 11:39

Septembre... la fin des vacances... et le moment idéal pour penser à passer les vacances d'hiver au Chili! Alors pour la première fois depuis longtemps, quelques carnets de voyages pour vous donner envie. Allez hop!

 

Palmar de Ocoa 16

 

Le Chili a la particularité (une parmi tant d'autres) d'abriter le seul palmier vivant en zone non-tropicale du globe. Le palmier chilien, au tronc épais, mesure en général une quinzaine de mètres de haut et atteint sans problème les mille ans. On recense des spécimens de 30 mètres et de 1.400 ans. Aujourd'hui, il n'existe que trois zones dans tout le pays où cet arbre continue de pousser naturellement. Toutes sont classées zone naturelle protégée.

 

Palmar de Ocoa 09

A un peu plus d'une heure de route de Valparaiso se trouve la forêt de palmiers d'Ocoa, dans le parc national La Campana. L'endroit, abrité des vents froids du sud et de la brume maritime par une imposante montagne (La Campana, nommée ainsi pour sa silhouette en forme de cloche), jouit d'un micro-climat qui permet la survie des palmiers... et qui en fait un site idéal pour une promenade printanière.

 

Palmar de Ocoa 10

 

A la fois très vert et très sec, le vallon dans lequel se trouvent les palmiers est un havre de tranquillité. Eloigné des principaux circuits touristiques, il est très peu fréquenté, et le calme n'est troublé que par les gazouillement des oiseaux et le frissonnement du vent entre les palmes. La zone faisant partie d'un parc national, il existe plusieurs sentiers balisés et faciles à emprunter. S'enfoncer sous la voûte des grands arbres, monter vers le sommet de La Campana ou s'acheminer jusqu'à un petit cirque orné d'une cascade... le palmar d'Ocoa a de nombreux attraits pour les marcheurs.

 

Palmar de Ocoa 14

 

Au détour d'un virage, près d'un ruisseau, vous aurez peut-être la chance de croiser des renards, et... des vaches qui n'hésitent pas, malgré leur taille, à s'engouffrer dans les fourrés épineux, à la recherche de nourriture. La première fois, ca surprend. Et puis enfin, il y a les cactus candélabres, qui se parent de fleurs rouges en été. Tout simplement superbe!

 

Palmar de Ocoa 15

Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs - Communauté : Voyages
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 03:16

En fouillant dans mes cartons, je viens de retrouver un texte que j'avais écrit il y a deux ans, suite au tournage d'un documentaire dans lequel j'ai été impliqué. Documentaire que je n'ai jamais vu, d'ailleurs. J'attendais de le visionner pour publier cet article, mais je crois que j'ai définitivement raté la diffusion...



"La vie, c'est comme une boîte de chocolats: on ne sait jamais sur quoi on va tomber". La référence forrest-gumpienne n'est certes pas très intellectuelle, mais elle résume bien mon état de pensée du moment. Travailler comme guide touristique permet généralement de rencontrer des gens sympathiques, souriants et heureux de découvrir du pays. Travailler comme journaliste offre parfois le bonheur de rencontrer des gens extraordinaires. Ici, à Valparaiso, il m'est arrivé les deux choses à la fois.

Pendant deux jours, j'ai accueilli, transporté et guidé une équipe de tournage de France 5 à Valparaiso, qui travaillent pour le magazine
Echappée belle. Sur le thème des itinéraires mythiques, le trio effectuait un voyage autour du monde par étapes, les conduisant de Paris à Hong-Kong, du Cap à Auckland, de New York à Amman, en passant par... Valparaiso. Une journée, deux maximum dans chaque ville, le temps d'en ressentir l'âme, l'esprit, de rencontrer des personnalités locales...

Leur périple, c'est une boîte de chocolat à l'échelle planétaire. Impossible pour ces Jules Verne des temps modernes de savoir précisément ce qui les attend à chaque étape. Et moi, en allant les chercher à l'avion, j'avais la même légère appréhension: et si c'était une équipe de reporters pressés, prétentieux et directifs, comme j'en ai déjà croisé du temps où j'étais journaliste en France? Et si les personnages que j'avais prévu de leur faire rencontrer ne collaient pas avec ce qu'ils cherchaient? Et si, au lieu des pralinés, ils aiment les chocolats au cognac?


La rencontre a été belle. J'ai trouvé des gens ouverts, intéressés et intéressants, capables d'adapter leurs sens aux battements de coeur de Valparaiso, de communiquer sans pour autant parler espagnol. Et eux, ils ont trouvé "El Loro".


loro-coiron-con-sus-alas-abiertas

Thierry Defert, artiste francais rebaptisé Loro Coiron par les Chiliens. Loro (perroquet), c'est parce qu'il est bavard comme un perroquet. Coiron (une sorte d'herbe sèche), c'est à cause de ses sourcils foisonnants comme une botte de paille.

C'est un de ces personnages fascinants que l'on rencontre parfois par hasard, un type que l'on peut écouter pendant des heures sans se lasser, qui a le don de raconter, de se raconter, et même de penser tout haut sans jamais être ni ennuyeux ni donneur de leçons. Un type qui a roulé sa bille un peu partout avant de s'ancrer à Valparaiso, et d'encrer son Valparaiso. Loro grave. Mais grave joyeusement. Il saisit, en noir et blanc, des scènes de vie du mythique port, fait oeuvres d'art les habituelles cartes postales du centre historique. Et ses grands formats noirs et blancs sont remplis des milles couleurs de Valparaiso.


grabado+esquina+pza+echaurren
Loro, le personnage, a captivé l'équipe. Loro dans son atelier d'artiste a captivé les objectifs des caméras. Il a un ambitieux projet: réaliser une fresque de 300 mètres de long sur 4 mètres de large, qui serait une sorte de panorama de la vie à Valparaiso. Ce serait beau. Pour vous donner une idée de ce qu'il fait, il a un site, pas très actualisé: http://www.txtnet.com/ThierryDefert/index.htm

Cette heureuse rencontre entre l'équipe de tournage, Loro et moi, ç'a été un moment de grâce, sans doute l'un des meilleurs chocolats de la boîte. Une belle rencontre, et le terme n'est pas galvaudé.


L'ironie de l'histoire pour moi, c'est que l'un des dernier film du réalisateur, c'est un reportage sur... Paris-Dakar! Et je viens de m'en rendre compte juste maintenant, en visitant le site internet de France5.

Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs - Communauté : Voyages
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 23:49
J'ai déjà parlé sur ce blog de Maitencillo, petite cité balnéaire et port de pêche à 60 kilomètres au nord de Vina del Mar. Mais je n'y ai jamais consacré un article entier. L'erreur va être réparée de suite.
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Maitencillo, qui possède l'une des plus longues et belles plages de la côte centrale du Chili, est certes un peu moins pittoresque que le village d'Horcon. Mais la petite cité a su garder un certain charme, et n'est pas encore défigurée par les grands buildings. Et pour cause: Maitencillo s'étale sur une étroite bande de terre, à flanc de falaise: pas de place pour les hautes tours -ou presque, certaines ont réussi à poindre sur les hauteurs.

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Maitencillo est depuis longtemps un site de villégiature pour les familles de classe moyenne supérieure, qui viennent de Santiago, Valparaiso ou les villes environnantes pour profiter de l'océan. On y trouve souvent des politiques en vacances, des acteurs, qui se mélangent avec les locaux, les familles de pêcheurs et les surfeurs. Point de rendez-vous de tout ce monde: le petit marché et ses poissons frais.

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L'eau potable est rare à Maitencillo, et beaucoup de maisons ont des puits assez profonds, ou bien des réservoirs d'eau de pluie. L'eau du robinet a un goût plutôt saumâtre. Pour faire du thé, c'est horrible. Autant utiliser de l'eau de mer! Mais à part cet inconvénient, c'est un havre de paix (hormis en pleine saison estivale). Il est toujours agréable de se promener entre ces maisons de vacances en bois, s'arrêter pour déguster une empanada de mariscos (sorte de chausson aux fruits de mer et au fromage, délicieux!), flâner sur la plage, grimper sur le romantique promontoire, ou bien assister au repas des pélicans.

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Les pélicans sont très communs au Chili, et spécialement à Maitencillo. Ils y sont pratiquement apprivoisés: on peut les approcher à moins de deux mètres. Et c'est dans leur propre intérêt: en se comportant ainsi, ils bénéficient des largesses des pêcheurs, qui tous les jours leur servent une caisse de restes de poissons pour déjeûner. Voilà ce que ça donne:


C'est généreux de la part des pêcheurs, sympa pour les pélicans, et ça devient un spectacle. Mais je ne crois pas que ce soit une bonne chose, en réalité. Car au lieu d'aller pêcher, les pélicans n'ont plus qu'à paresser en attendant le retour des pêcheurs. Et surtout, ça les rend agressifs. Parfois, les coups de bec sont très méchants et violents. C'est un exemple de plus du travestissement de l'ordre naturel par la faute des hommes. Mais ne soyons pas si chagrin: après tout, cette coutume fait plaisir à tout le monde, les pélicans les premiers.

Par @tom - Publié dans : Notes de voyage, Chili et ailleurs - Communauté : Voyages
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