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Tourism in Chile

You are about to travel to Chile and plan to visit Valparaiso and its region, Vina del Mar or Santiago? I propose guided tours in English, French or Spanish. More information on this page: http://visit-chile.over-blog.com.

Vous venez faire du tourisme au Chili et cherchez un guide pour visiter Valparaiso et sa région, Vina del Mar ou Santiago? Je propose excursions et visites guidées en français. Plus d'infos sur cette page.

Contact: visiter.valparaiso@gmail.com
Lundi 11 mai 2009
269 milliards de dollars. Non, ce n'est pas le montant du nouveau stimulus financier des Etats-Unis pour venir en aide à son économie sinistrée. C'est le cout total des catastrophes naturelles et humaines pour l'économie mondiale en 2008. Une compagnie d'assurance suisse a répertorié pour l'an passé 137 calamités naturelles et 174 désastres causés par l'homme. Le cout total du seul tremblement en Chine en mai 2008 est estimé à 124 milliards.

Deux faits attirent mon attention. Le premier, c'est que l'Homme soit responsable de plus de catastrophes que Dame Nature à l'échelle de la planète. Je savais déjà que l'Humanité est un parasite global, mais pas au point d'être une calamité. Pas déjà.

Le second, c'est le montant faramineux du séisme en Chine. Certes, les catastrophes naturelles ont toujours eu un cout pour l'économie. Mais ce qui m'interpelle, c'est qu'en 2008, avec toute la technologie et les moyens disponibles, les gouvernements ne fassent rien pour prévenir ce genre de tragédie. Certes, on me dira que la Chine est en voie de développement et très peuplée. Oui, mais rappelez-vous ce qui s'est passé à La Nouvelle Orléans, dont on savait que les digues s'effondreraient facilement. Scientifiques, météorologues, ingénieurs l'avaient prédit. Qu'on ne me dise pas que les Etats-Unis n'avait pas les moyens financiers et logistiques d'éviter cela. Au final, faire construire des digues neuves aurait coûté beaucoup moins cher à la Louisiane (et je ne parle pas du bilan humanitaire!)

C'est cela que j'ai du mal à accepter. Je peux comprendre que nos gouvernants soient réticents à dépenser de très fortes sommes pour prévenir inondations, tremblements de terre et autres calamités. Mais ils savent pertinemment qu'en cas de sinistre, les conséquences financières, humaines et parfois politiques sont bien plus lourdes.

Voici, selon moi (et beaucoup de gens sensés) comment les choses devraient fonctioner:
1) Les citoyens et les entreprises paient des impôts.
2) Le gouvernement investit, notamment dans l'infrastructure immobilière, la voirie, etc...
3) Avec ces nouvelles infrastructures, on fait gagner de l'argent aux entreprises, on évite une partie des désastres et une tragédie humanitaire.

C'est un peu schématique et raccourci, mais vous voyez bien le processus. Au final, tout le monde y gagne. Alors pourquoi, en Louisiane, en Chine ou ailleurs, ca ne fonctionne pas comme cela? Nos dirigeants ont-ils le QI d'une vache folle? Non, évidemment non (quoique...). Alors la vraie question, la voici: à qui cela profite-t-il de ne pas améliorer les infrastructures, mais aussi le système de santé, l'éducation, les salaires, l'accès à la culture, etc. de centaines de millions (de milliards?) de personnes? Et je ne parle pas de profit personnel facon régime bananier à la Mobutu.

Posez-vous la question; commentaires bienvenus!
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Libre pensée politique
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Dimanche 15 mars 2009

La nouvelle est tombée il y a une dizaine de jours, vous le savez donc sans doute: le Dakar 2010 aura de nouveau lieu au Chili et en Argentine. Inutile de vous dire que la nouvelle ne m'a pas fait sourire. Surtout que cette fois, on parle de faire passer le rallye par San Pedro de Atacama. Pour moi, c'est un peu comme faire traverser un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaine.


La zone de San Pedro d'Atacama est l'un des joyaux du Chili. Une région où l'on trouve désert de sel, dunes, geysers, flamants rose, oasis... constituant un écosystème fragile. C'est une région aujourd'hui très touristique, mais où l'on respecte l'environnement. Aucune agence de tourisme, par exemple, ne vous proposera d'aller faire du quad ou du 4X4 dans ces dunes.



Mais nos nouveaux conquistadores du désert, eux, ne semblent pas avoir ce genre de scrupules. Chevaucher les dunes, c'est la marque du Dakar. Et si l'on avait le droit de piloter sur la dune du Pilat, je suis sûr qu'ils ne se feraient pas prier! Amaury Sport Organisation a promis de renforcer les mesures de sécurité, mais pour ce qui est de la protection de l'environnement, quoi qu'en disent les organisateurs et les autorités locales, je reste très sceptique.


Quant aux retombées pour les deux pays, je ne doute pas qu'elles soient positives pour le tourisme. Mais à long terme, le Chili, qui base sa communication sur les beautés naturelles et vierges pour attirer les touristes, se tire peut-être une balle dans le pied en accueillant à bras ouverts les sports mécaniques.
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Libre pensée politique
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Samedi 7 mars 2009
Terre de grands contrastes, le Chili compte sur son territoire le désert le plus aride de la planète (l'Atacama), mais aussi la plus grande étendue de glaciers après l'Antarctique. L'eau ne manque donc pas dans le pays, mais elle est très mal répartie. Et la nécessité de transporter le précieux liquide du sud vers Santiago et le nord du Chili se fait de plus en plus pressante. Par ailleurs, le pays ne dispose que de très faibles ressources énergétiques et dépend très largement de ses voisins pour l'approvisionnement en gas, pétrole ou électricité.

Dans ce contexte, le gouvernement projette de créer de grands barrages sur quelques rivières et lacs de Patagonie, à la fois pour récupérer l'eau et, surtout, produire de l'électricité. Mais l'opposition est forte. Elle vient en particulier de Douglas Tompkins, millionaire états-unien fondateur de la ligne de vêtements et chaussures Esprit. Fervent défenseur de l'environnement, il a créé une fondation pour la protection de la terre. Il a, entre autres, acheté un énorme pan de terre dans le sud du Chili où il a créé le parc Pumalin, une réserve nationale privée qui s'étent pratiquement du Pacifique jusqu'à la frontière argentine.


Je comprends les motivations écologistes de Tompkins et les partage. Mais en même temps, il faut être réaliste: le Chili a besoin d'électricité, et il est arrivé à plusieurs reprises qu'en période de grand froid (et donc de grande consommation d'énergie), l'Argentine coupe les vivres au Chili, laissant toute la zone centrale du pays (dont Santiago) sans chauffage.

Des barrages et lignes à haute tension seraient certes un désastre pour le paysage patagonien, et une mauvaise nouvelle pour la faune et la flore. Mais pour l'heure, la seule alternative à ces projets serait la construction de centrales nucléaires (dont une dans le désert d'Atacama). Avec ses 4.000 kilomètres de côte, le Chili pourrait investir dans l'énergie éolienne, mais il semblerait que ce ne soit pas assez rentable. Et  l'entreprise HydorAysen, à l'origine du projet de barrages, tente de forcer la main au gouvernement: en 2008, elle y a dépensé quelque 40 millions de dollars, alors même que rien n'a encore été approuvé par l'Etat.

Bref, dans ce contexte, même si ca me fait mal de le dire, je pense que l'option "barrages en Patagonie" est la meilleure pour l'instant. D'autant plus que cela permet de créer des réservoirs d'eau. En outre (l'eau, haha!), il ne serait pas complètement absurde de penser que si nous continuons à consommer plus que de raison et à réchauffer la planète, ce siècle verra la mise en bouteille des glaces de l'Antarctique. Et si ca se trouve, comme le prédisait Barjavel, on découvrira des restes de civilisation enfouis dessous!
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Libre pensée politique
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Mardi 27 janvier 2009

Vous avez peut-être remarqué que je n’ai rien écrit sur le Dakar durant les deux semaines de course. Rien écrit sur le passage du rallye à Valparaiso. Tout simplement parce que je n’avais pas grand-chose à dire. Mon point de vue sur la course, je l’ai déjà écrit, inutile de le rappeler. Je suis allé voir l’arrivée des concurrents à Valparaiso, pour critiquer par la suite. Mais je me suis abstenu d’écrire. Par empathie pour les Chiliens, je crois. Je m’explique:

 

Quand je me suis rendu sur la zone d’arrivée, sur une colline de Valparaiso, des milliers de personnes étaient entassées au bord de la route, applaudissant au passage des coureurs crottés jusqu’au casque. Aucun intérêt, puisque le trajet jusqu’à Valparaiso n’était pas chronométré: les concurrents roulaient au pas. Mais ca ne fait rien: le public chilien, peu habitué à pouvoir assister gratuitement à un événement d’envergure internationale, était ravi. La pédance des suiveurs qui se pavanaient comme les rois du pétrole depuis le siège confortable de leur 4X4, saluant la foule comme le pape depuis sa papomobile, m’a légèrement exaspéré. Comme si c’étaient eux les héros de la course!

 

Honnêtement, et je le dis sans parti-pris, tout cela n’avait vraiment rien de passionnant (surtout que le village des concurrents n’était pas ouvert au public). Mais pour beaucoup de gens, c’était la fête à Valparaiso. Populaire, bon enfant. Et moi au milieu de tout ca.

 

Au bout d’une heure faite d’ennui et d’observation pseudo-sociologique, je suis reparti de la zone d’arrivée un peu triste, en méditant. Songeant qu’il est facile pour nous de critiquer, avec notre raisonnement occidental. Mais au fond qui sommes-nous pour donner des lecons? Suis-je au Chili pour critiquer les Chiliens? Non. Suis-je le mieux placé pour critiquer un pays qui n’est pas le mien? Mais c’est parce que je l’aime que je le critique. Si le Chili m’était indifférent, je ne prendrais pas la peine de le critiquer.


Et si je m’élève contre ce maudit rallye qui saccage la nature et fait des morts chaque année, je me trouve désarmé devant la joie de la grande majorité des Chiliens. Devant l’émerveillement des férus de mécanique face aux bolides rugissantes. Devant le sourire des commercants qui font du chiffres. Et devant la fierté des Chiliens en général. Fiers de promouvoir leur pays (et ils ont raison!). Et moi, face à cet enthousiasme un brin naïf, j’ai eu la désagréable sensation d’être le Franchute grognon et grincheux qui râle tout le temps, qui ne sait pas voir le côté positif des choses. C’est pas moi, ca!

 

Bon, ceci dit, j’attends de voir ce que les organisateurs préparent pour l’an prochain, s’ils décident de rester en Amérique du sud ou non. Et cette fois, j’espère avoir le temps et les moyens de monter une veritable action preventive.

Par @tom - Publié dans : Sauver la planète - Communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 3 décembre 2008
Tandis que dans le monde entier les traders désespérés se bourrent d'anti-dépresseurs ou vont jusqu'à se mettre le canon d'une arme à feu dans la bouche, tandis que les licenciements pleuvent à tour de bras, tandis que les terroristes terrorisent, que la planète surchauffe, que l'activité de ce blog est actuellement sous intra-veineuse, tandis qu'une Ingrid Bettancourt toute pimpante et auréolée d'un statut douteux d'icone semi-martyr effectue une tournée médiatique en Amérique du Sud, tandis que le commandant en chef des armées péruviennes déclare en rigolant lors d'un dîner que tout Chilien qui franchirait la frontière péruvienne ressortirait dans une caisse ou dans un sac plastique... le football et le sexe restent les principaux sujet dignes d'intérêt pour l'homo chilensis moyen.

Comme quoi il peut bien
se passer n'importe quoi dans le monde, tant que l'homo chilensis moyen n'est pas directement et intimement concerné, ca lui en touche une sans bousculer l'autre, comme aurait dit Chirac. Et j'imagine que l'on pourrait dire la même chose de l'homo brasilensis, de son congénère nord-américain ou francais (quoique... un peu moins peut-être) Ce qui me pousse à dire qu'e nous qualifier d'homo sapiens sapiens (l'homme savant savant) c'est peut-être un peu exagéré...
Par @tom - Publié dans : Sauver la planète
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