Vu sur le monde

En 1973, Dalida chantait "Paroles, paroles" avec Alain Delon.
En 1973, l'économie mondiale tremblait face au premier choc pétrolier.
En 2008, l'économie mondiale tremble face au troisième choc pétrolier.
En 2008, le gouvernement chilien a dû se souvenir de "Paroles, Paroles".

Face à la hausse ininterrompue des prix du carburant, Santiago a en effet annoncé la création d'un fond spécial d'un milliard de dollars. Cela permettrait de faire baisser les prix à la pompe de 50 pesos/litre. Ca paraît beaucoup, mais en réalité, ce serait une baisse d'environ 8%. Pour un milliard de dollars injectés, le résultat est dérisoire. Surtout qu'au lendemain de cette annonce, les prix ont monté d'un coup d'environ 35 pesos. Autant dire que c'est un flop.

Mais surtout, le gouvernement a annoncé par deux fois la création de ce fameux fond d'un milliard, et puis... plus rien. Rien n'a été concrétisé. On sait que les politiques jouent beaucoup sur les promesses et les effets d'annonce. Des fois ça marche, mais dans un cas comme celui-ci, où tout le monde peut observer chaque jour les prix des carburants, c'est une erreur monstrueuse.

En même temps, on peut comprendre ce type de bévue venant d'un régime démocratique tout jeune: il vient d'avoir 18 ans. Et pendant ce temps-là, là où ça sent bon le sable chaud, les rois du pétrole doivent faire la fête au son de "Salama Ya Salama".
Mar 24 jun 2008 Aucun commentaire